‘‘Le Pays va très mal’’. Kinshasa : Laurent Batumona vulgarise le message de la CENCO

‘‘Le Pays va très mal’’. Kinshasa : Laurent Batumona vulgarise le message de la CENCO

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‘’Le pays va très mal. Debout Congolais ! Décembre 2017 approche’’. Tel est le message que le Président du Mouvement de Solidarité pour le Changement, membre du Conseil des Sages du Rassemblement/ aile Limete

et du Front du peuple, a apporté à une multitude de Kinoises venues pour l’installation du Comité de La ligue des femmes du MSC/Tshangu. C’est le début d’une tournée qui va le conduire de l’Est au Centre de Kinshasa. Dans cette mission de vulgarisation du message de la CENCO, l’une des recommandations du Rassop, il a exprimé ses inquiétudes et préoccupations par rapport au niveau de détérioration de la situation économique, sécuritaire, humanitaire ainsi que de l’impasse politique dans laquelle s’engouffre davantage la RDC. A cette occasion, il a procédé à l’installation du Comité de la Ligue des femmes de la Tshangu. Céline Kayolo a été désignée présidente des femmes MSC de la Tshangu.

Laurent Batumona était accompagné, lors de cette  descente à la Tshangu, par l’imperturbable SGA Jules Mukumbi, de BIBI Katolo, Présidente nationale de Ligue des Femmes, des Députés Etienne Katolo et Benjamin Munongo ainsi que les jeunes du MSC.

C’est une mission qu’il a reçue de sa base

En effet, le MSC a demandé à son leader d’effectuer une mission de vulgarisation du message des Evêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).  C’est l’une des recommandations du deuxième Conclave du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. Dans ce message, il a présenté un tableau totalement sombre  de la République démocratique du Congo. Sur le plan économique, le Président du MSC juge la situation très critique par rapport au panier de la ménagère. Le recul du taux de croissance, la dépréciation du franc congolais, le climat des affaires morose qui décourage les investisseurs, la corruption endémique, l’évasion fiscale, le détournement des deniers publics et la liste a été longue. Il a fait comprendre aux femmes la peine des Evêques. ‘’D’autant que la dégradation de ces fondamentaux économiques a un impact direct sur la situation des Congolais, la grande majorité de la population congolaise, les conditions de vie sont devenues plus que précaires’’. ‘’Nous tous qui sommes ici, nous vivons cette situation. C’est ne pas une invention, a-t-il rappelé. La sous-alimentation, l’incapacité d’accéder aux soins primaires et à la scolarité, l’accumulation des arriérés de salaires», déplore le Laurent Batumona dans son adresse à ses militantes et militants. Il a dénoncé, comme les Evêques, l’explosion du chômage des jeunes, le banditisme et le recrutement des enfants dans les milices.

L’heure est grave

Face à ce tableau sombre, il a indiqué que l’heure est grave. Selon le Président du MSC, toutes ces crises ont leur fondement : le refus d’organiser les élections par le clan Kabila. Un choix de la Kabilie. Il précise, a cet effet, que la politique mise en place par le pouvoir est de faire perdurer la crise politique qui engendre, entre autres, la situation de crise sociale et économique notamment, par le ralentissement des activités commerciales, industrielles et minières. ‘’La conséquence est la baisse de la production, incapacité de bâtir le trafic fluvial dont la plupart de bateaux sont accostés au port de Kinshasa. L’absence d’élections dans les délais constitutionnels et la non application de l’Accord du 31 décembre 2016 qui  contient des pistes de solutions pour «la sortie pacifique», insiste Batumona, est à la base de plusieurs revendications que le pays connaît à ce jour’’.

Le Député national ne s’est pas voilé la face : ‘’La mise en œuvre de l’Accord de la Saint-Sylvestre est, à ce jour, «insignifiante», selon lui. Au mépris de la souffrance du peuple, des propos des Pères Evêques, rappelle-t-il, les acteurs politiques de la Majorité multiplient des stratégies pour vider de l’Accord de son contenu, hypothéquant ainsi la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes.

Et de considérer que de prétendues solutions mises en place ne contribuent pas à la cohésion nationale.

Que faire alors face à cette situation chaotique imposée par la Majorité présidentielle à tout un peuple ?

‘’La CENCO ne mâche pas les mots : «Le pays va très mal. Mettons-nous debout, dressons nos fronts encore courbés et prenons le plus bel élan (…) pour bâtir un pays plus beau qu’aujourd’hui». Pour les Evêques, a rappelé l’Honorable Batumona, «il est impérieux de nous impliquer nous-mêmes, de prendre notre destin en main, sinon notre avenir sera hypothéqué pour longtemps’’. Il a, pour ce faire, invité les mamans à ne pas surtout se décourager, encore moins à avoir peur. ‘‘C’est inacceptable. Nous devons prendre en main notre destin commun», martèle le Président du MSC.

Panier de la ménagère

Avant de conclure son message, il s’est adressé singulièrement aux mamans. Il a, d’abord, fait une comparaison sur le panier de la ménagère par rapport aux années passées. Maintenant, c’est la catastrophe ! S’est-il exclamé. Après une ronde effectuée dans les marchés de Kinshasa, il a fait un constat malheureux. Aux étalages, il a vu des poulets dépiécés, une boite de tomate divisée en deux parties. On vend du lait en détail qui n’atteint même pas un gramme, et parfois vendu en cuillérée. La bouteille de bière est réduite pour l’adapter à la bourse. La friperie qui faisait la honte pour s’en procurer, est étalée presque sur  toutes les rues de Kinshasa et même les sous-vêtements. Pour boire de l’eau, la population de l’Est de la Capitale recourt à la rivière N’djili et aux puits. Les routes de dessertes agricoles sont inexistantes et en état de délabrement très avancées.

Kinshasa est méconnaissable, à cause de son environnement malsain. Il a offert une permanence au Parti est suspendue une effigie du Père de la démocratie,  Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Une minute de silence a été observée en sa mémoire.

Prendre conscience

‘‘Les mamans prenons conscience et prenons notre destin en main pour que notre peuple prenne la relève avec l’avènement de Félix Antoine Tshisekedi’’, a-t-il demandé aux femmes. Il a recommandé à la jeunesse et aux mamans du MSC de passer de porte-à-porte pour faire passer le message du MSC et de se tenir prêt au moment indiqué pour les actions d’alternance, les actions du changement qui exigent les élections au plus tard le 31 décembre 2017.

Peter Tshibangu

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