Sombre perspective !

Sombre perspective !

This post has already been read 4059 times!

Que s’est-il passé hier, à la plénière de l’Assemblée nationale ?  Certainement quelque chose qui s’apparente à un fait rocambolesque. En effet, tous les décors étaient plantés, pour que les Députés nationaux procèdent à l’examen de la proposition de loi portant organisation et fonctionnement du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA). Encore que ledit document avait été déposé bien avant au Bureau de la chambre basse par son auteur, l’Honorable Grégoire Mirindi, Député UNC. Voilà que c’est une petite note de ce dernier, à l’entame de la plénière, qui est venu bouleverser la donne. Quel était le substrat de celle-ci ? Le Député Mirindi, qui a coupé le souffle à tous ses collègues, a tout simplement annoncé le retrait de sa proposition de loi. Il le justifie par le fait que la configuration actuelle du CNSA n’est pas conforme à l’esprit qui prévalait à l’époque du dépôt de ce texte. En clair, l’esprit de cette proposition de loi déposée est antinomique à ce qui est fait maintenant. D’où vient que colère et joie ont été le partage des Députés. Les uns ont soutenu que la plénière était souveraine, pour poursuivre l’examen de ce texte, d’autres ont salué le courage de Mirindi, reconnaissant, par ailleurs, la procédure de retrait est consacrée. Alors, quelle est la conséquence logique qui découle de ce geste ? Sinon que le Gouvernement doit accorder célérité au dépôt d’un projet de loi y relatif. C’est pour permettre au CNSA d’avoir une assise juridique, pour finalement se lancer dans l’opération «évaluation du processus électoral», au côté du Gouvernement et de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Car, c’est de cette évaluation que sortira le calendrier électoral, qui fixera la date des élections. Puisque tel n’est pas encore le cas, il y a une sombre perspective quant aux élections à venir. D’ailleurs, des élections, le Président de la République, Joseph Kabila, en a fait état à la 72ème session des Nations Unies, à New York. Présentant le tableau de l’évolution des opérations d’enrôlement par la CENI, Kabila s’est félicité du nombre de quarante millions d’électeurs enregistrés sur les quarante cinq millions attendus. Il a soutenu que c’est au bout de compte et, après évaluation du processus électoral par la tripartie que le calendrier sera publié ; l’institution habilitée pour ce faire étant la CENI. Ce faisant, il rejette toute ingérence ou tout diktat extérieur, mais en appelle aux amis de la RDC à accompagner son pays. Passé aux cribles, il s’avère que le langage soit souverainiste. C’est évident. Seulement, le Président de la République n’a pas fait été des contingences liées aux moyens financiers ni aux lois essentielles, encore moins à la date des élections. Puisque c’est la CENI qui va s’en occuper, que de sombre perspective, surtout lorsque le Rapporteur de la centrale électorale, Jean-Pierre Kalamba, affirme que pour la dernière aire des opérations d’enrôlement des électeurs, le Grand Kasaï, la clôture est prévue pour le mois de décembre 2017, voire en janvier 2018. C’est dire que parler « élections » cette année ne relève que d’une chimère. Que dire pour l’an 2018 ? Peut être qu’il va falloir fouiner dans les méninges de ceux qui pilotent le processus électoral.

La Pros. 

About

POST YOUR COMMENTS

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com