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En panne !

En panne !

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L’actualité au pays reste focalisée sur la publication des ordonnances présidentielles portant nomination des Gouverneurs et Vice-gouverneurs des provinces, dans lesquelles les élections ont été organisées le 26 août dernier. Ce, après que les résultats de ces scrutins aient été confirmés par la Cour d’Appel de chaque entité respective. C’est le lieu de dire que les tractations vont déjà bon train dans le sens, pour ces élus, de se doter des personnalités, oiseaux rares certainement, devant constituer les Exécutifs provinciaux. Encore qu’il faille que ces derniers, les Gouverneurs, présentent leur programme d’action, pour l’investiture au niveau des Assemblées provinciales. Là, ce n’est qu’une paire des manches. En effet, fait isolé, incluse dans l’ensemble du processus électoral qui fait jaser ou, mieux, qui donne des insomnies à plusieurs au pays, dans la diaspora ainsi qu’au niveau de la communauté internationale, la nomination des Gouverneurs ne constitue qu’une goutte d’eau dans un océan secoué par une forte tempête. Alors, qui viendrait, à l’image de Christ, ordonner à celle-ci de se taire ? Puisque du processus électoral, plusieurs paramètres entrent en ligne de compte, eu égard à leurs sinuosités, il appert que certaines choses doivent être disséquées, clarifiées, pour leur meilleur compréhension. Des élections, nul ne doute que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, du haut de la tribune de la 72ème session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies, a réaffirmé mettre le cap vers l’organisation des élections. A quelle échéance ? Aucune n’a été livrée à l’opinion. Est-ce à dire celle fixée dans l’Accord de la Saint Sylvestre, soit au plus tard le 31 décembre 2017 ? Non ! S’il faut pénétrer son entendement, le processus d’enrôlement piloté par la Commission électorale Nationale Indépendante dans l’espace Grand Kasaï devra d’abord arriver à terme. En tout cas, pas avant janvier 2018, parce que le Porte-parole de la centrale électorale, Jean-Pierre Kalamba était disert à ce sujet : « Pour raison d’équité, l’enrôlement dans cette partie du pays pourrait s’étendre à fin décembre 2017, voire janvier 2018. Ensuite, lieu de souligner que, clair comme dans un verre réverbère, ces propos doivent être mariés à ceux qui évoquent la convocation de la tripartite, dont la date n’est pas non plus connue, sinon que dans l’esprit de ceux qui conduisent le processus électoral, avec ses différents wagons ou compartiments. S’il faut inclure ce que le parlement doit faire notamment, doter la CENI des lois essentielles, dont celle portant répartition des sièges, mais aussi procéder à la révision de la loi électorale, il appert pour toute limpide compréhension, qu’il n’y aura pas élections cette année et, en 2018, il faudrait encore garder son mal en patience. Pourtant, cette façon de faire ne correspond en rien à la détermination affichée par l’opposition, qui a programmé ses actions de rue dès le 1er octobre prochain, pour réclamer l’organisation des élections cette année. Or, pour quiconque suit de près l’avancement du processus électoral, ses contingences et autres dos d’ânes parsemés sur la voie, cela ressemble fort bien à un véhicule qui connait une panne de boîte de vitesse, mais dont le propriétaire se contente de remplacer des bougies pour son allumage.

La Pros.