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Compte à rebours !

Compte à rebours !

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Tous les projecteurs sont fixés sur la date du 31 décembre 2017. Au Rassemblement, appuyé par une frange de la Communauté Internationale, il sera question de constater qu’il n’y a pas eu d’élections, telles prévues dans l’Accord de la Saint Sylvestre et de décréter de façon, illico presto, le début d’une transition sans Kabila. C’est-à-dire, d’une nouvelle ère  au cours de laquelle, l’actuel Chef de l’Etat, Joseph Kabila, arrivé fin mandat, le 20 décembre 2016 et dont la rallonge de 12 mois,  obtenue  au Centre Interdiocésain,  expire ce jour-là, ne saurait exercer qu’un   pouvoir  de facto. Dans l’entendement des sociétaires du Rassemblement, mené par Félix Tshisekedi, la visée serait d’y entraîner le peuple, dans une action musclée,  pour déloger le locataire du Palais de la Nation, de force.  Comment y parviendront-ils ?  Et, avec quels moyens ? Difficile. Mais, toujours est-il qu’ils y tiennent, dur comme fer. A la Majorité, point n’est besoin, cependant,  de pérorer là-dessus. La Constitution offre à l’actuel Président de la République, une assise immuable tant qu’on n’aura pas organisé les élections. L’article 70 alinéa 2 est clair comme l’eau de roche. D’ailleurs, les deux Accords conclus  respectivement, le 18 octobre 2016 et le 31 décembre 2016 recommandent le maintien du Président dans son piédestal jusqu’à l’installation effective de son successeur élu. L’Arrêt de la Cour constitutionnelle, rendu en son temps,  de façon ‘’ultra petita’’, était, en outre, très tranchant sur ce point. Donc, les deux positions demeurent intactes. Et, avec elles, toutes les  conséquences possibles. Tous les sages du monde conseillent, dans pareille circonstance, que l’on érige une tribune de nouvelles discussions, pour tenter de calmer les ardeurs. C’est sans nul doute dans cette perspective que la Commission de l’Union Africaine, œuvrant pour la paix et la stabilité en RD. Congo et dans la Région,  vole  au secours du Grand Congo, devenu malade de ses ratés politiques.

A la tête d’une forte délégation, Moussa Faki Mahamat est arrivé ce  jeudi 28 septembre  à Kinshasa. Il consulte tout le monde. Ce week-end, il a multiplié des contacts dont le contenu est resté top secret. Mais, au bout de  ce dur labeur, il pourrait certainement donner une  idée de ce qu’il aura trouvé, derrière les acteurs politiques congolais  aux convictions figées.  Là où d’aucuns désespèrent en craignant l’hécatombe, lui saura, néanmoins, apaiser les esprits, selon qu’il aura réussi à  bousculer les agendas cachés. La tâche n’est, certes, pas aisée. Mais, l’important est d’agir. Dans l’entretemps, les jours passent. Le compte à rebours a commencé.  Les incertitudes se creusent à toutes les minutes. Ceux qui voulaient, à tout prix, quitter le pays doivent réfléchir sur l’affaire des passeports semi ou biométriques  ou, à tout le moins, dépenser de l’argent pour la énième fois, en cette période de vache maigre, pour se mettre en règle.  Certains des  ceux qui ne voulaient pas  voir comment le soleil se lèvera et se couchera, le 31 décembre prochain, n’ont qu’à se blottir chez eux ou à programmer une retraite forcée, pour se mettre à l’abri. Aux cardiaques, il est peut-être recommandé d’être plus proches de bonbonnes, pour parer à toute éventualité.  Et si après, les choses se passaient normalement ? Avec la psychose ainsi entretenue, n’aura-t-on pas inutilement cassé  les tympans de ces mêmes congolais ? Avec quoi vont-ils écouter demain, lorsqu’il y aura, finalement,  des élections ? Veut-on dire qu’après le 31 décembre 2017,  la RD. Congo disparaîtra ? Réfléchissez-y !

LPM