Triompher l’irréalisme politique en RDC: un mythe ou une réalité ?

Triompher l’irréalisme politique en RDC: un mythe ou une réalité ?

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A suivre les propos tenus par la classe politique dans les médias, à quelques mois de la date historique du 31 décembre 2017, le peuple congolais ne sait plus si l’irréalisme politique que développe la classe politique  congolaise ne compliquerait pas davantage l’irrespect de la Constitution, l’application de l’accord de la Saint Sylvestre dans son format actuel, l’organisation des funérailles du défunt président de l’UDPS et du CNSA, ainsi que celle des élections libres, transparents et apaisées, qui conduirait notre pays à une alternance constitutionnelle sans beaucoup de contestations.

La réalité est que, seul le triomphe du réalisme politique sur son irréalisme pourrait donner l’occasion au peuple congolais de se réjouir d’être né Congolais. Autrement, ce peuple risquerait de déchanter suite à la photographie que lui présenterait sa classe politique, à la date historique du 31 décembre 2017. Méditation, réjouissance populaire ou impasse politique, sont des images que projetterait la mature classe politique sur l’écran du 31 décembre 2017. Quelle incertitude vitale !

Au finish, tout dépendrait de la bonne volonté de la classe politique congolaise. Exploiter l’article 23 de la constitution de notre pays, c’est bien. Mais l’exploiter d’une manière réaliste, c’est mieux. C’est pourquoi, la  RDC qui voudrait aller aux élections libres, transparentes et apaisées, qui la conduirait à un changement  institutionnel acceptable et acceptée, ne pourrait réussir ce pari très attendu par le peuple congolais, dans un climat politique conflictuel et irréaliste. Sauf si les initiateurs de la gestion périodique transitionnelle du pays, pouvaient argumenter et positiver  leur mise en application de la proposition extra-constitution et extra-accord global et inclusif de la Saint Sylvestre qu’ils préconisent. Proposer, c’est bien. Mais réaliser, c’est mieux.

Le réalisme voudrait que les Congolais qui sont unis par le sort, pour bâtir un pays plus beau qu’avant dans la paix, sachent déjà comment va-t-on, d’une manière pragmatique, mettre en œuvre cette intéressante proposition qui dépolitise la transition. L’œil de l’observateur ayant effectivement constaté que, l’institution gouvernement qui n’est pas élective, est à l’origine du mécontentement de certains ténors de notre classe politique, qui croient mieux faire  que ceux qui sont là. Pour confirmer ou infirmer leur ambition il faut jeter un coup historique en arrière en regardant en avant. C’est qui éviterait de déshabiller saint Pierre pour habiller saint Paul.

Mais pour essayer d’apaiser les uns et les autres, et  de les amener sur le terrain de la division positive, il serait mieux, qu’après l’évaluation de l’accord global et inclusif de la saint Sylvestre, s’il s’avérait que le Gouvernement en place ne tenait pas ses promesses d’amélioration de l’économie du pays et du social du peuple congolais, le mieux serait que ses tâches soient momentanément  confiées aux Secrétaires généraux de la fonction publique, jusqu’aux élections libres, crédibles et apaisées.                                                                                                                                                                                   Ce réalisme réconcilierait, d’une façon ou d’autre, la classe politique entre elle-même, et la société civile dans sa diversité. Car, la transition dépolitisée avec  le Forum des leaders souffrirait sans doute de manque  de légalité, et  de légitimité constitutionnelle.  Puiser la solution de l’instabilité politique du pays dans la Constitution de la RDC, appuyée par l’accord du 31 décembre 2016, évalué et adapté rationnellement aux circonstances électorales, serait une voie sage et intelligente pour éviter les déboires au pays.

Ce réalisme triompherait l’irréalisme que nous déplorons en ce moment, notamment  pour l’irrespect de la constitution, l’application de l’accord global et inclusif dans son format actuel, la problématique de l’organisation des funérailles dignes pour le Président de l’UDPS et CNSA,  et le retard enregistré dans l’organisation des élections qui conduira le pays à une alternance constitutionnelle.                                                                                                                                                               C’est de cette manière que l’opposition politique et la majorité au pouvoir s’opposeraient positivement. Cette opposition positive nous est donnée en exemple dans le domaine du sport, notamment celui du football montrent que les acteurs de football sont des adversaires sportifs et non des ennemis. Cela devrait aussi être suivi par les acteurs politiques.

Avec cette approche, l’irréalisme politique céderait rationnellement sa place au réalisme politique. Les matières ci-dessus signalées trouveraient facilement des solutions acceptables à leurs interrogations. Ainsi, notre pays retrouverait sa paix et son espoir de gestion, dans le respect des  articles 1-5-23-64- et 70 de la Constitution de la RDC, ainsi que des engagements pris par la classe politique et la société civile dans l’accord du 31 décembre 2016. Si le réalisme politique est sis sur la sagesse, la maturité politique, le patriotisme et le pragmatisme, la classe politique donnerait facilement au peuple congolais l’occasion de vivre en paix dans cet Etat de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc, qu’est la R.D. Congo.

Pour l’intérêt supérieur de ce pays et de son peuple, le réalisme politique vaudrait mieux que  l’irréalisme qui gagnerait du terrain dans classe politique congolaise sur laquelle le peuple compterait encore. Espérant toujours que tôt ou tard l’alternance constitutionnelle par voie de bonnes élections libres, transparentes et apaisées aura bel et bien lieu en RDC. Avec l’opposition positive de la classe politique, la vérité des urnes affectera chaque  acteur politique à son poste institutionnel. Que les acteurs politiques soient patriotes pour que le bateau des élections libres, transparentes et apaisées, ne puissent pas chavirer à l’accostage. Ainsi, le mythe d’élections en RDC deviendrait incontestablement une réalité.

Aimé Isidore KAKUSA GULUNDUGA-MULONDO                                                                                                      Homme de Culture & Formateur Audiovisuel

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