Tube digestif !

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Samedi 23 septembre, Joseph Kabila, du haut de la tribune de la 72ème session ordinaire de l’Assemblée Générale de l’Onu, réaffirmait sa détermination à conduire son  pays vers de nouveaux horizons.  A l’en croire, en ce qui concerne, particulièrement, les élections, le cap est, désormais, mis sur leur réalisation. Mais, seulement, disait-il, sur les 45 millions d’électeurs attendus, l’on pouvait ne fût-ce que se féliciter de 42 millions déjà enrôlés. Et que pour la suite, les efforts étaient déjà  en cours, pour achever les opérations avec l’enrôlement dont le processus a été lancé  au Grand Kasaï  et dans la Lomami. Lorsque la CENI aura constitué le  fichier électoral, l’évaluation tripartite ‘’CENI-CNSA-Gouvernement, interviendra pour fixer le timing nécessaire à la réalisation des élections, avant, évidemment, qu’elle ne puisse publier le calendrier. Tout ceci, insistait-il, devrait se faire à l’abri de toute  interférence, ingérence ou, simplement, de tout  diktat. Souveraineté oblige ! Passons  à l’essentiel.  Au sujet de la Monusco, l’idée profonde du Président Kabila était claire, dans son discours de ce jour-là.  Il est question, selon lui, de redimensionner la Monusco par une réduction progressive de ses effectifs jusqu’à son retrait total du sol de la RD. Congo. Mardi 3 octobre à New York, Antonio Guterres, exprimant une grave préoccupation, quant à l’impasse électorale à fin décembre 2017, craignait, plutôt, l’escalade de la violence et, surtout, de graves violations des droits humains, au cas où l’Opposition – le Rassemblement et autres forces vives – tentaient d’ameuter les rues au motif d’exiger la tenue des élections. Toute  confrontation avec les forces de l’ordre se saurait se faire, sans heurts, ni provoquer une nouvelle chaîne de morts.

Le Secrétaire Général de l’Onu pense que face à la recrudescence de l’insécurité et  à l’instabilité à laquelle la RD. Congo et la Région – neuf pays limitrophes, seraient exposées, un dispositif  imposant et dissuasif méritait bien d’être préparé pour éviter le gâchis. D’où, il déconseille les coupes budgétaires et recommande le maintien de la Monusco, dans sa taille actuelle. Car, quelles que soient les positions partisanes, il y a lieu de noter, à son corps défendant, que les défis  sécuritaires liés à l’organisation des élections, sont immenses.

Ainsi, entre le Président Kabila et le Sg Antonio, les visions sont plus que croisées sur le dessein et le  mandat de la Monusco en RD. Congo.

Mercredi 11 octobre, le Conseil de Sécurité s’y penchera, pour trancher.  On ignore encore le fond de ce qui se trame à ce niveau-là. Toutefois, il n’est pas exclu qu’une nouvelle résolution sur la RDC soit adoptée, pour parer à toute éventualité. Et, pendant qu’on discute  sur les grèves, la mobilisation des recettes internes et la satisfaction des  besoins inhérents au tube digestif à Kinshasa et dans l’arrière-pays,  ailleurs, comme c’est le cas à l’Onu,  l’épée de Damoclès  reste suspendue, tel  un couperet,  sur le sort  des dirigeants et des  institutions du pays de Lumumba. Doit-on mesurer combien cela dérange les calculs de l’évaluation tripartite avec son corollaire, le deuxième glissement, à fin décembre 2017 ?

LPM

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