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Destin sombre !

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Fini la tripartite. C’est l’heure pour les parties prenantes aux réunions de la sainte trinité, de rendre compte publiquement des discussions pour lesquelles ils ont mobilisé toute la galaxie et de donner, preuve à l’appui, les conclusions qui s’en suivent. En effet, cette Tripartite n’est pas nouvelle. C’est la deuxième réunion  du genre qui se tient, après celle qui a réuni les parties prenantes, à savoir le triumvirat CENI-CNSA-Gouvernement, à Kananga, cette ville qui, après sa pacification, a accueilli la conférence sur la paix et la réconciliation dans l’espace Kasaïen. Mais, quelles conclusions pour ce nouvel épisode de la saga électorale? Les 504 de Nangaa sont-ils mythes ou réalité ? L’Accord du 31 décembre 2016 sera-t-il bousillé ? Si l’on continue de projeter les choses vers un futur proche par des accords et des dialogues, n’est-ce pas là la voie de l’installation d’un régime à vie ? Pas besoin d’être un devin pour ramener ses idées à la raison. Il est clair, comme l’eau du Rhin, que les élections ne pourront pas avoir lieu en 2017 pour des besoins de la cause…   Cependant, la CENI, la plus exigeante de ses frères a, depuis quelques temps, avoué son incapacité à organiser les élections dans le délai prévu par l’Accord, faute de moyens financiers, logistiques, mais aussi à cause de l’insécurité notamment, dans le Kasaï central où l’opération d’enrôlement se poursuit à pas de tortue. Hormis ces raisons qui, aux yeux du peuple  congolais, paraît comme de la bouillie pour les chats, la Commission que chapeaute Corneille Nangaa a, au début de ces travaux, lâché une nouvelle bombe à retardement. Les 504 jours dont elle a besoin pour mener à bien le processus électoral. Et ce, à compter de la fin de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs. Comme si cela ne suffisait pas, elle pose également le problème de nettoyage du fichier pour éviter le phénomène ‘‘doublon’’. Ceci, puisque la Constitution le prévoit, avec l’idée de faire enrôler les congolais de l’étranger à la fin des opérations dans le Grand Kasaï.  Après toutes ces manœuvres de nature à entortiller le processus électoral, l’on devra penser à la révision de la loi électorale ; puis s’en suivra la répartition des sièges. Oups! Le CNSA n’a toujours pas de loi organique.

Dans l’entre-temps, la Commission Electorale Nationale Indépendante se dit prête à jouer efficacement son rôle, si et seulement si, le Gouvernement que dirige  Bruno Tshibala lui assurait des garanties sécuritaires, financières, et logistiques qui vont lui permettre d’organiser les élections dans un délai raisonnable et même, revoir à la baisse les fameux 504 jours. La cerise sur le gâteau que tout le monde attend à griffes déployées, est la publication du calendrier électoral par la CENI, d’ici la fin du mois d’octobre, en attendant le feu vert que va lui accorder les parties prenantes de la Tripartite. Quel que soit le contenu de ce calendrier, un imbroglio va sans doute régner sur la scène politique congolaise, étant donné que celui-ci ne cadrera pas avec l’Accord de la Sylvestre. D’un côté, les loups attendent impatiemment le verdict de ces assises pour sauter avec rugissement sur le non respect de la Constitution, de l’Accord et tout ce qui va avec. Tout en promettant des réactions sévères à l’endroit du pouvoir en place et de la CENI qu’ils regardent désormais comme un mouchard sans vergogne, au cas où ils rameraient à contre-courant, ceux qui se proclament comme étant les défenseurs du peuple tentent, dans toutes les difficultés d’une césarienne, de former un bloc uni autour d’un idéal commun. De l’autre côté, c’est plutôt la tempérance qui prime. Ceux-ci, tout en se confiant aux décisions de la CENI, unique maître à bord du navire électoral, ils s’adonnent à la continuité d’un pouvoir dont les odeurs de péremption se font désormais sentir à plein nez.  Quoi qu’il en soit, la publication de ce calendrier électoral, fortement mitigé, va probablement susciter de nouvelles tensions sur l’étendue du territoire national. Alors, doit-on radier la RD. Congo de la mappemonde ? Doit-on s’entre bouffer comme des bêtes sans flétrissure ?  Ou va-t-on privilégier la voie des discussions qui, au risque de se faire répétitifs, pourront donner lieu à un système statique.

La Pros.

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