Vernissage des ouvrages de Didier Mumengi. Arlette Masamuna : ‘’un peuple sans histoire, est un peuple mort‘’

Vernissage des ouvrages de Didier Mumengi. Arlette Masamuna : ‘’un peuple sans histoire, est un peuple mort‘’

This post has already been read 259 times!

Le Centre Wallonie Bruxelles a accueilli la cérémonie de vernissage de deux ouvrages de l’écrivain Mumengi Didier. Ça s’est passé le mardi 10 octobre 2017. «Réécrire l’histoire» et «Plaidoyer pour une histoire autobiographique du Congo» sont là les titres de ces œuvres, qui montrent au grand public des lecteurs, une autre facette non seulement de l’auteur lui-même, mais aussi de l’histoire de la RD. Congo. Pour Arlette Masamuna, Docteur en sciences sociales de l’Université Catholique du Congo, l’histoire de ce pays a souvent été écrite par d’autres personnes que par les congolais eux-mêmes. Ces ouvrages, à travers leurs écrits, permettront donc au peuple congolais de s’approprier de leur propre histoire. Ci-dessous, elle répond à quelques questions posées en rapport avec les ouvrages et leur auteur.

La Prospérité : Quelle appréciation faites-vous de  cette cérémonie de vernissage ?

Arlette Masamuna : Tout d’abord, je loue le fait que cette cérémonie se soit déroulée ici au Centre Wallonie Bruxelles, puisque c’est un magnifique cadre du savoir et de la culture. Je suis venue personnellement pour assister à la présentation des livres d’un grand auteur de la RD. Congo, qui a maintenant 20 ans de carrière. Je suis là pour encourager Didier Mumengi pour ses causes nobles et justes, et pour qu’il persévère dans ce qu’il entreprend afin que ce qu’il connaît soit diffusé à un plus grand nombre de personnes.

La Pros. : Selon vous, qu’est-ce que l’auteur apporte de nouveau à travers ces ouvrages ?

AM : L’auteur apporte de l’histoire. C’est vrai que l’histoire ne change pas, mais on peut toujours la réécrire différemment. Un peuple sans histoire est un peuple mort. L’auteur démontre également, ici, que le congolais peut lui-même écrire sa propre histoire et se l’attribuer. Et de ce côté, il faut avouer qu’il y a un effort considérable qui est fourni.

La Pros. : Croyez-vous que les ouvrages congolais sont suffisamment lus ?

AM : C’est vrai. Il se dit que les congolais ne lisent pas. Mais, si nous nous sommes là, cela veut dire que ce constat n’est plus totalement vrai. Je crois que tout dépend de la volonté. Malgré que le pouvoir d’achat fasse parfois défaut, je pense qu’il faut d’abord aimer lire et se cultiver. Chaque école et chaque université doit fournir des efforts de ce côté-là.

Et vous les médias, vous n’avez pas seulement pour tâche de divulguer les informations du type politique. Il faudrait également compter avec le savoir et la culture. Le journaliste doit se donner ce devoir pour que plus d’un puisse s’imprégner de la science, la culture, et boire aux sources du savoir.

Propos recueillis par Boris Luviya

About

POST YOUR COMMENTS

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com