Décors !

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C’est pour ce week-end, apprend-on, la publication du calendrier électoral. Oui, le numéro deux de la Commission Electorale Nationale Indépendante -CENI- l’a confirmé. Donc, le rendez-vous est pris. Il faut dire que cet almanach, réclamé depuis des lustres au sein de la classe politique, est attendu, à présent, dans un tout nouveau contexte. La CENI, le Conseil National de Suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre et le Gouvernement se sont, de nouveau, réunis mercredi 1er novembre 2017 pour tabler sur les contours de ce chronogramme. Le décor pour le dévoilement de ce nouveau-né est donc planté. Sur la scène politique, tout se positionne en perspective de la fin des enjeux cristallisés autour de l’avant et après 31 décembre de l’année en cours. Surtout à l’Opposition où l’annonce de cette publication a surpris plus d’un. D’autant qu’après le passage et le message de l’émissaire de Trump, les esprits s’attendaient au dévoilement de ce chronogramme uniquement après un deal politique sur l’horizon allant au-delà du 31 décembre 2017. Longtemps reconnues pour leurs diversités et  divergences, cette fois-ci, les grandes formations politiques de l’Opposition congolaise semblent convoler en juste noce. Après s’être exprimés en une voix devant Nikki Haley, Rassemblement/Limete, Front pour le Respect de la Constitution et UNC se coalisent pour projeter des élections reportées cette année pour juin 2018. Avec le prochain tête-à-tête Bemba-Félix Tshisekedi, il peut être dit que le décor d’une coalition de l’Opposition se dessine dans l’agora politique. Et, cette unité présage des tractations d’une entente pour l’après 2017. En effet, avec l’exigence de la Transition sans Kabila et Nangaa, la fameuse TSKN, un compromis avec le pouvoir de Kinshasa n’est pas envisageable, étant donné que la Majorité Présidentielle s’inscrit dans la logique de la continuité de la gestion de l’Etat aussi longtemps qu’il n’y aura pas d’élections afin que l’arrêt de la Cour Constitutionnelle, stipulant que le Président en place reste en fonction jusqu’à l’installation du nouveau élu, soit appliqué. Thèse réfutée avec force, naturellement, à l’Opposition. Pour cette dernière, dès le 1er janvier 2018, Joseph Kabila et les autres animateurs des institutions du pays seront illégitimes. Ainsi, le Rassop/Limete et d’autres forces politico-sociales appellent à l’instauration d’un tout nouveau leadership devant amener le Congo-Kinshasa vers des élections pour doter le pays des autorités détenant une légitimité. Là, un autre décor, celui d’une confrontation avec le pourvoir est planté. Et, jusque-là, la voie balisée par les Usa pour un new deal afin de postposer les élections en 2018 reste bouchée. Les politiques paraissent avoir des postures mi-figue mi-raisin qui ne sauraient dire ce qu’ils cachent dans les esprits. Sont-ils convaincus, après le naufrage des discussions directes et le couac de l’application de l’Accord de la saint Sylvestre, que la solution à la crise congolaise ne saurait sortir des pourparlers ? A eux de planter un nouveau, si pas le dernier décor prometteur pour le Congo et son peuple chosifiés.

La Pros.

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