‘’Congo en Marche ‘’ rejette le calendrier de la CENI et exige la démission de Nangaa

‘’Congo en Marche ‘’ rejette le calendrier de la CENI et exige la démission de Nangaa

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Coordonateur de ‘‘Congo en Marche’’, une plateforme politique de la place, il rejette, vivement, le calendrier électoral publié par la CENI et, par ailleurs, demande la démission de son président. S’en tenant aux prescrits de l’Accord de la Saint Sylvestre, ce mouvement, à l’instar d’autres grandes formations de l’Opposition, ne compte pas tolérer le maintien du Président actuel au-delà du 31 décembre 2017, deadline recommandé par le compromis du Centre Interdiocésain et avant lequel devait être tenues les joutes électorales au pays. Loin de s’arrêter, dans sa démarche, à un simple rejet, ce fer de lance du Front pour le Respect de l’Accord de la Saint Sylvestre propose un nouvel almanach. Qui, dans l’économie de ses projections, tranche une des discussions majeures au sein de la scène politique en ce moment. Il s’agit de savoir si les élections devraient être organisées en décembre 2018, comme voulu par la centrale électorale, ou en juin, tel que le souhaite le trio Rassop/Limete-UNC-MLC. ‘‘Congo en Marche’’, dans sa feuille de route pour un cheminement heureux vers les élections, table sur août 2018 pour le scrutin dans une proposition de calendrier électoral. Et, laisse la procédure qui suit à la simple application des dispositions légales en la matière. En bref, Médard Kankolongo et les siens proposent un schéma qui veut qu’il y ait alternance en RDC l’année suivante, pas en 2019. C’est le vendredi 10 novembre 2017 que le Coordonateur a révélé ces positions.

Péchés

L’article 73 de la Constitution dispose que l’élection du Président de la République est convoquée 90 jours avant la fin de son mandat qui, selon l’Accord de la Saint Sylvestre, d’où il tire sa légitimité par ailleurs, court actuellement jusqu’au 31 décembre 2017. Ainsi, cette élection devait être convoquée fin septembre 2017, pour Congo en Marche. Par contre, le calendrier de la CENI prévoit, quant à lui, cette convocation en juin 2018 pour des élections en décembre de la même année. ‘‘Congo en Marche’’ se pose donc la question de savoir d’où vient cette projection jugée être en totale violation de la Constitution et de l’Accord de la Saint Sylvestre ? En plus, Médard Kankolongo et les siens dénoncent la globalité inquiétante du calendrier électoral rendu public le 5 novembre. ‘’L’Accord ne parle que des élections présidentielle, législatives et provinciales. Cependant, il (Corneille Nangaa ndlr) nous présente un calendrier costaud en vue de grossir le montant alloué aux élections pour justifier le report de celles-ci au cas où elles ne seraient pas financées ‘’, fait remarquer ‘‘Congo en Marche’’.

Contraintes ?

Mettant le doigt sur la donne des contraintes qui s’avère être une véritable épée de Damoclès sur les élections, cette plateforme attire l’attention de l’opinion sur ce qu’il qualifie d’évidence : ‘’quasiment toutes les contraintes dépendent exclusivement en primeur du pouvoir ‘’. Les contraintes sont d’ordre politique qui n’ont rien avoir avec la population car, elles sont imputées à la Présidence, à l’Assemblée Nationale, au Gouvernement qui sont tous gérés par la MP, martèle Congo en Marche -CM-. «Quand Nangaa dit ‘’si ces contraintes ne sont pas réalisées, le calendrier sera modifié ‘’, de qui se moque-t-il ? Parce que c’est son camp politique qu’il appelle à répondre à ces contraintes… ?», tance le CM de Médard Kankolongo. Ne prêtant pas foi au chronogramme de Nangaa et en l’absence d’un nouveau consensus politique, ‘‘Congo en Marche’’ insiste sur l’application finale de l’Accord de la Saint Sylvestre ce 31 décembre 2017, au plus tard.

Danny Ngubaa

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