Mercredi électrique : la Monusco réitère son attachement à l’expression pacifique des opinions

Mercredi électrique  : la Monusco réitère son attachement à l’expression pacifique des opinions

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Au moment où plusieurs organisations politiques et de la société civile appellent à des manifestations sur l’ensemble du territoire national à partir de ce 15 novembre 2017, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC réitère son attachement au respect des droits de l’homme et à l’expression pacifique des opinions, confie cette structure. La Monusco rappelle, cependant, que le droit de manifester implique de s’abstenir de recourir à la violence sous toutes ses formes. ‘’Dans le contexte actuel de transition politique, il est important que toutes les voix puissent s’exprimer dans le calme et de façon pacifique. Conformément à son mandat, la Monusco se réserve le droit d’observer les événements et de rapporter d’éventuelles violations des droits de l’homme ‘’, a dit Maman Sambo Sidikou, Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l’ONU au Congo-Kinshasa. Il souligne, renseigne le communiqué de la Monusco livré à la presse, que la mise en œuvre intégrale des mesures de confiance prévues dans l’Accord du 31 décembre 2016 est nécessaire afin de conduire la République Démocratique du Congo vers des élections libres, transparentes et apaisées.

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A l’aube des manifestations annoncées d’avance pour le 31 décembre 2017, mouvements citoyens et différentes forces politiques dont ceux du Rassop/Limete se résolvent de donner de la voix ce mercredi 15 novembre 2017. Alors que les uns parlent des villes-mortes, d’autres parlent des marches ‘’pacifiques ‘’. C’est dire que l’imbroglio est assez saisissant même dans le chef des organisateurs. Si la Lucha –Lutte pour le Changement- avait donné le ton en premier, les derniers détails ne sont réglés, en clair, par personne de connu et d’identifiable. Certainement, la responsabilité de ce qui peut arriver à pousser les uns et les autres à vouloir rester dans la masse. Et, donc, chaque groupuscule agira comme le désir le voudra mais, dans cette convergence parallèle, deux buts sont poursuivis par tous. Primo,  récuser avec force le calendrier électoral publié par la Commission Electorale Nationale Indépendante -CENI-. Secundo, signifier au pouvoir que le 31 décembre toutes les institutions -y compris l’institution Président de la République- devront rendre le tablier au souverain primaire pour n’avoir pas organisé les élections et en 2016 et en 2017 comme l’a voulu, pour cette année du moins, la Constitution ainsi que l’Accord de la Saint Sylvestre. Afin qu’un tout nouveau leadership soit instauré jusqu’aux urnes pour qu’il y ait des nouveaux dirigeants. Cependant, face à ce schéma, la Police et les forces spécialisées, selon des voix autorisées, ne comptent pas laisser l’ordre public être troublé. A titre d’exemple, à Kinshasa, capitale de la RDC, la PNC a d’ores et déjà mis en garde : “tout attroupement de plus de 5 personnes sera dispersé et on le fera sans pitié”. Et, par ailleurs, les congolais sont appelés à vaquer librement à leurs occupations. Si la Monusco donne un son de cloche, au nom de sa responsabilité, devant ce décor de confrontation, dans le corps des forces de l’ordre la réponse est toute faite.  “Le Congo ne dépend pas de la Monusco. La RDC est un pays souverain. La Police dépend des autorités politico-administratives et non de la Monusco. Nous, nous respectons les ordres du Gouverneur. Le gouverneur nous a donné l’ordre de disperser toute les manifestations de demain. Tout attroupement de plus de 5 personnes sera dispersé et on le fera sans pitié”, a déclaré Sylvano Kasongo, commandant de la police pour la Ville-Province de Kinshasa.

Danny Ngubaa

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