35 ans d’existence du TG BASOKIN : mission accomplie pour le griot Mi-AMOR !

35 ans d’existence du TG BASOKIN : mission accomplie pour le griot Mi-AMOR !

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Créé le 17 novembre en 1982 par les natifs du Kasaï Oriental à Kinshasa, Tout Grand BASOKIN (Ba songye de Kinshasa)  s’est imposé, avec le temps, parmi les meilleurs groupes «exilés» dans la capitale congolaise. Ce groupe folklorique fait aujourd’hui la fierté et valorise la culture et l’identité du peuple Songye, sur la scène internationale. Dirigé par le griot MI-AMOR, cet orchestre ne cesse de faire des exploits ainsi que des réalisations qui dépassent même la vision première de son fondateur, le professeur Katanga Mukumadi.   

D’habitude, les rythmes de la musique traditionnelle songye sont souvent saccadés mais pas monotones.  A la fois dansante et hypnotique, la musique songye entretient la solidarité et le développement économique de ses ressortissants et préserve l’éthique Songye. Le succès de BASOKIN se justifie du fait qu’il est ouvert à d’autres communautés du Grand Kasaï.

On ne peut jamais parler de l’histoire de BASOKIN sans associer le nom d’Hubert MPUTU EBONDO alias MI-AMOR, le Pharaon Noir, qui est une grande légende vivante et un célèbre griot du temps moderne. De la craie au micro, cet ancien préfet des études à Kabinda a apporté une nouvelle touche dans la conception de cette entreprise musicale songye. «Faire le folklore autrement», c’est cette approche qui guide la démarche artistique de MI-AMOR.

De Kabinda à Kinshasa, BASOKIN est l’un des groupes tradi-modernes organisés, dans l’arène du Ndombolo en plein cœur du quartier Matonge, à Kalamu. 17 novembre 1982-17 novembre 2017 : cela fait exactement 35 ans depuis que ce groupe folklorique se rivalise avec d’autres orchestres types qui évoluent au Congo.  Ainsi, le griot Songye se réjouit d’accomplir la mission fondamentale qui lui a été confiée par le fondateur.

«J’avais rejoint le groupe huit après sa création. Lorsque j’ai été engagé par le Professeur KATANGA, il m’a été demandé de faire de BASOKIN si pas le premier groupe folklorique dans l’espace Songye à Kinshasa. Je suis fier parce qu’aucun groupe Songye ne fait ce que nous nous faisons, que ce soit sur plan discographique ou scénique. Chaque année, nous sortons un ou deux albums et nous voyageons sous d’autres cieux pour faire des productions et spectacles en dehors du pays. Donc, j’ai dépassé même la mission jusqu’à sortir  BASOKIN du ghetto et devenir international», a déclaré le Pharaon Noir.

MI-AMOR évite de faire l’interprète fidèle du folklore. Depuis son intégration en août 1983, la musique Songye a subi une restructuration considérable et de manière particulière dans la communauté Kinoise où il y a la globalisation tribale. Or, tout kasaien n’est pas muluba ! C’est ainsi qu’est fondé le combat de celui qui est devenu à ce jour leader incontournable de cette formation musicale.

Auteur-compositeur engagé, MI-AMOR décrit les Songye dans la géopolitique du contexte kasaïen et s’investit aussi à immortaliser l’histoire du peuple Songye. Sa thématique est forte. L’artiste prend son temps dans la conception de ses chansons. Il transmet certains messages de développement, de solidarité et de l’éthique songye.

Sur ce point, le rossignol chanteur a innové en évitant la monotonie dans la cadence et les rythmiques. Les mélomanes savent facilement distinguer l’enchainement de chansons. Les chansons de MI-AMOR ne se ressemblent pas. Quand  les mélomanes écoutent, par exemple, « Bobo di bobo », ils constatent directement la différence avec «Tubongye».

Les messages et paroles, à travers les chansons, sont pratiquement devenus un enseignement mais aussi beaucoup plus  interpellateurs dont l’idéal reste l’unité et le développement de la nouvelle province de Lomami.

Sur le plan phonographique et scénique, cet orchestre a connu une révolution irréfutable et a beaucoup gagné de l’estime auprès des filles et fils de la communauté Songye qui sont à travers le monde.

Notons que BASOKIN, baptisé «Champion d’Afrique» pour sa prouesse artistique revient d’une tournée européenne qui a permis au groupe de marquer leurs empreintes au Festival international d’Avignon en France.

Jordache Diala

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