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Début électrique !

Début électrique !

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Novembre a rendu l’âme hier au cours d’une journée plus qu’électrique. Le dispositif sécuritaire important dans les grands centres névralgiques de la Capitale de la RDC et dans bien d’autres grandes métropoles aura empêché la tenue de la marche comme annoncée par le Rassemblement/Limete. Mais, seulement, le cours de la vie a été tout sauf normal. C’est dire qu’en lieu et place d’une marche, à Kinshasa, par exemple, il a été constaté presqu’une ville-morte avec, évidemment, des points chauds. Précisément, à l’Université de Kinshasa et à Limete. Où, la tension était-elle perceptible. Un fait qui frappe les consciences, ce qu’Opposition et Pouvoir se sont montrés jusqu’au-boutistes… Malgré l’interdiction de l’Hôtel de Ville de Kinshasa et les avertissements de la Police Nationale Congolaise qui a prévenu que tout attroupement de plus de cinq personnes sera dispersé, des têtes couronnées de l’Opposition/Rassemblement n’ont pas hésité de battre le macadam. D’où, ont-ils été interpellés pour être libérés un peu plus tard dans la soirée. Ces attitudes fermes d’aller jusqu’au bout de la logique déterminée alors que novembre vient de rendre l’âme et le mois redouté de décembre entame sa course,  poussent à bien d’appréhensions. En effet, Opposition et majorité restent profondément divisées sur l’après 31 décembre. L’almanach de la Commission Electorale Nationale Indépendante -CENI- projetant cette période, loin d’avoir permis de calmer les esprits, a, plutôt, nourris avec force les ardeurs. Et, présentement, le projet de loi électorale portant modification de la loi électorale adoptée dans un Kinshasa, si pas toute une RDC en feu, en 2015 vient, lui aussi, jeter de l’huile au feu. Au-dessus de la pile de revendications sur le calendrier électoral, il y a, désormais, une fronde qui se désigne contre ce projet de loi qui, sauf imprévu, après amendement au sein de la commission politique, administrative et judicaire de l’Assemblée Nationale devra être sur la table des discussions de la Chambre Basse durant la plénière de ce vendredi. Tout indique, par ailleurs, que si le toilettage de la commission PAJ de l’Assemblée Nationale arrive à convaincre les Députés -qui l’adoptent dans la grande majorité-, sans convaincre les consciences en dehors de l’hémicycle que la tension politique connaissent, encore, un coup d’ascenseur. Décembre débute, quiconque peut le noter, avec la promesse d’être à la hauteur des craintes des uns et des autres. Surtout si aucune voie consensuelle de la projection de l’après 31 décembre 2017 n’est trouvée par les politiciens. L’idée d’un troisième dialogue perdure inenvisageable tant pour les opposants radicaux que même pour la CENCO. Qui, elle, à l’instar des grandes Capitales occidentales, table sur les scrutins du 23 décembre 2018 indiqués par le chronogramme électoral de la Centrale électorale. Trois logiques s’établissement donc sur l’agora politique face aux enjeux. Celle d’une table ronde pour avaliser les vues. Celle de l’application, simplement, du calendrier électorale moyennant des préalables. Et, enfin, celle de la confrontation. Démocratie oblige, chaque acteur, parti, plateforme et famille politique fera son choix. Toutefois, chacun aura à faire à l’histoire.

La Pros.