Elections 2018 en danger. Majorité-Opposition : vers un nouveau choc frontal !

Elections 2018  en  danger. Majorité-Opposition : vers un nouveau  choc frontal !

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*Des appréhensions résultant des schémas politiques au laboratoire des façonniers des marches et contremarches,  donnent à penser qu’en dépit des appels  du Pape François, des Evêques, de Nikki Haley, des  Etats-Unis d’Amérique,  de Moussa Faki ou d’Alpha Conde, de  l’Union Africaine, de l’Union Européenne    et de la Communauté Internationale via le Conseil de sécurité de l’Onu,  les acteurs  majeurs de la scène politique congolaise continuent à se regarder en chiens de faïence. La Majorité et le Rassemblement s’offrent, paradoxalement,  en un  spectacle dont  les élections, tant réclamées,  n’auront été  qu’une pièce de puzzle.

Calendrier, le plus grand commun diviseur

Le calendrier électoral, instrument par excellence  pour les  départager aux urnes est tantôt, applaudi frénétiquement, ou  tantôt,  fortement contesté et rabroué.  La Majorité et l’Opposition ne s’offrent aucun répit, ni trêve  pour créer le climat propice à la tenue apaisée  de la présidentielle jumelée aux législatives nationales et provinciales, le 23 décembre 2018 et la passation civilisée du fanion du pouvoir, le 12 janvier 2019, si le calendrier de la CENI était respecté.

D’où, des craintes se multiplient, alors que les contraintes soulevées par la CENI  étaient déjà, elles aussi, assez complexes, coûteuses  et difficiles.  Et, pourtant, l’Accord de la Saint Sylvestre aidant, nul n’aurait le droit de sacrifier l’essentiel à l’accessoire jusqu’au point d’alimenter, non seulement la peur, mais, surtout, l’incertitude quant à l’aboutissement heureux du processus électoral.

Ici, la Majorité et l’Opposition sont placées devant leurs responsabilités. Une fois de plus, cette nouvelle épreuve qui s’annonce après le 31 décembre 2017, ne ferait que renforcer le scepticisme et le doute. Mais, à qui cela profite-t-il ? A chacun des tous ceux qui crient, du haut de la toiture, et  parlent au nom du peuple congolais, d’y réfléchir sérieusement.

Regards croisés

A l’approche de la fin de l’année 2017,  le climat politique se détériore de plus en plus en RD. Congo. Le calendrier électoral, tel que publié, le 5 novembre dernier, et qui, en principe, aurait pu  susciter l’adhésion de toutes les parties prenantes,  divise  moins qu’il n’unit.

Là où la Majorité présidentielle, comme il fallait s’y attendre s’était félicitée  du travail de la CENI, à l’Opposition, plus singulièrement, du côté de l’aile dure du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au changement, la barre est placée très haut. On réclame, plutôt, la reconfiguration de la CENI, l’institution d’une transition sans Kabila, ni Nangaa, la décrispation politique et,  même, le respect des droits de l’homme, le droit de manifester ou de s’exprimer, la tenue des élections, au plus tard, le 30 juin 2018.

Le décor ainsi planté laisse, derrière tous les stratagèmes des uns et des uns, l’histoire d’un vaste marché des dupes. Les politiciens, toutes tendances et sensibilités politiques confondues, ont pris l’habitude de se jeter des peaux de banane sur le chemin. Ils ont, apparemment, oublié qu’au-delà de ce jeu de cache-cache, si vilain soit-il, ils ont un pays, considéré, du reste, comme étant l’unique patrimoine commun. Vraisemblablement, en raison de leurs intérêts bassement matériels, ils ont oublié, curieusement, que ce pays, ce don béni de l’Eternel, où il y a toutes les ressources naturelles qui, depuis des lustres, ont toujours provoqué la salive et la convoitise des autres Etats du monde, n’était ni à hypothéquer, ni à liquider.

Et, pourtant, au Centre Interdiocésain, sous la barbe des Evêques, alors qu’Etienne Tshisekedi, peu avant sa disparition impromptue, le 1er février 2017 à la Clinique Sainte Elisabeth, à Bruxelles, la capitale de l’ancienne puissance coloniale, ils s’étaient un rendez-vous historique dont la portée aurait dû, logiquement, ramener le pays vers  un cycle de la normalisation de ses institutions et de la restauration de la dignité de son peuple dans le concert des nations.

Une année après…

A  environ douze mois après, la projection faite, le 31 décembre 2016, révèle qu’il ne s’agissait-là qu’une montagne qui n’aura accouché, finalement, que d’une grosse souris. Ni élections, ni embellie politique. Que des marches ratées, étouffées, entrecroisées, postposées  ou annihilées ! Que des rixes aux conséquences dramatiques sur le peu d’acquis de la démocratie et de la paix retrouvée, semble-t-il, depuis le vieux consensus dégagé à Sun City, en terre Sud-africaine, du temps où Nelson Mandela, le vieux Madiba, toussait encore et pouvait ne serait-ce que  susurrer   quelques mots, dans les oreilles des dirigeants africains ! Avec tout ce qui se trame, où va-t-on ? Doit-on considérer que les congolais n’ont  pas le droit de fêter la Bonana 2018 dans la paix ? Où est le Président Kabila ? Normalement, si le rendez-vous est respecté, le Chef de l’Etat, dans son discours sur l’état de la nation, ou alors, dans son adresse habituelle  de vœux de Nouvel An, dispose de tous les moyens, pour rassurer tout le monde et rappeler la classe politique à l’ordre. Les congolais, las d’écouter n’importe qui ou n’importe quoi,  attendent de lui,   un message d’apaisement.

LPM

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