Jeudi 30 novembre : Matadi a ressemblé à une ville-morte !

Jeudi 30 novembre : Matadi a ressemblé à une ville-morte !

This post has already been read 183 times!

Boutiques, magasins (sauf ceux détenus par quelques indo-pakistanais), banques, écoles et marchés sont restés fermés ce jeudi 30 novembre 2017 dans la ville portuaire. Même le building Dragage qui abrite les services publics de l’Etat ainsi que toutes les divisions provinciales de l’administration publique n’ont pas ouvert leurs portes. Sur la nationale n°1 Matadi-Kinshasa, les véhicules poids lourds n’étaient pas non plus au rendez-vous.

Jusque vers 11 heures, la circulation était fort timide dans les rues de Matadi. Mais, la colère de la population se lisait sur les visages. « Tout le monde est fatigué ; on n’en a assez de cette indifférence du pouvoir en place face à la misère de tout un peuple… », a-t-il été confié en ville-basse. Les voitures taxi sont restées rares. Se déplacer pour Mvuadu, Stade, Belvédère ou Kinkanda n’était pas facile. Les rares motos qui circulaient ont refusé du monde. Par ailleurs, un important dispositif policier était déployé sur les carrefours et autres endroits stratégiques. Le déploiement des éléments de la Police était perceptible à travers toute la ville de Matadi. Ceci pour empêcher toute marche programmée par le Rassemblement de l’opposition. Les points chauds de la ville tels que les ronds-points Nzanza, Belvédère, les quartiers Nord et Mvuadu d’où partent toutes les marches n’attendaient que le signal pour manifester. S’opposer à une transition sans Kabila mais aussi au calendrier électoral publié par la Ceni, voilà le but poursuivi par cette marche voulue pacifique.

Au niveau des ronds-points Londe et Mvuadu, les militants de la fédération de l’Udps qui se préparaient pour ladite marche ont été dispersés par la Police. Six (6) d’entre eux auraient été arrêtés. On raconte même que leur permanence située au Quartier Sud dans le bâtiment Makaya-Vangu a été incendiée par des personnes identifiées comme des Kuluna.  Toutefois, de partout à travers la ville, la population fulmine de colère pour dénoncer cette énième atteinte à la liberté de manifester, les manifestations publiques étant reconnues par la Constitution.

Charles Nguvulu

About

POST YOUR COMMENTS

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com