Kikwit : la LIFDED au chevet des déplacés du Kasaï

Kikwit : la LIFDED au chevet des déplacés du  Kasaï

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Après la Croix rouge, l’Association pour le développement social et la sauvegarde de l’environnement (ADSSE), la FAO, le gouvernement congolais et l’UNICEF, c’est maintenant le tour de la Ligue de  femmes pour le développement et l’éducation à la démocratie (LIFDED), une des structures citoyennes de développement en République démocratique du Congo (RDC), d’assister plus de 20.000 déplacés de Kasaï demeurant à Kikwit dans le sud-ouest du pays. Certains continuent à rester dans des familles d’accueil et d’autres dans des sites.

 

Le week-end dernier, la LIFDED a confié plusieurs intrants de survie aux déplacés qui sont hébergés dans une église au site de la Carrière. Ces intrants sont composés de seaux en plastiques, des gobelets, des bassinets, des bidons, des sachets de sucre, des sacs de sel, des sacs de maïs, des sacs de soja, des marmites, d’un malaxeur, du pain et autres assiettes.

La cérémonie de la remise officielle de ces intrants s’est déroulée en présence de la presse et des déplacés bénéficiaires. Des enfants de zéro  à cinq ans ont bénéficié de la bouillie à base de la farine de soja.

«Du 26 au 30 septembre dernier la LIFDED en collaboration avec le Conseil régional des organisations non gouvernementales (CRONGD) de l’ex-Bandundu ont mené une enquête dans les différents sites des déplacés à Kikwit. L’objectif était d’identifier les différents besoins réels de tous ces déplacés. Les deux structures ont déniché plusieurs besoins à savoir besoins en nourritures, en médicaments, en habillement, en logement etc.» a déclaré Marie Pemba, un des cadres de la LIFDED.

Pemba a également ajouté  que les deux structures avaient lancé un S.O.S. à l’endroit des partenaires tant nationaux qu’internationaux afin de secourir ces déplacés. «Avant que ces partenaires n’arrivent, nous avons jugé bon de commencer à les secours grâce au peu de moyens dont la LIFDED dispose. Parmi ces déplacés figurent des femmes enceinte, des malades (hommes – femmes), des enfants qui doivent être scolarisés etc.», a-t-elle expliqué.

Le pasteur Laurent Tshinem, responsable de l’église Jéhovah Juré Tabernacle de la Carrière de Kikwit qui héberge une partie de ces déplacés affirme que cela fait plus d’une année qu’il reçoit ces déplacés «Dans ce site, deux déplacés sont déjà décédés suite au manque des soins faute de moyens. Il y a aussi des mal nu tris », dit-il.

De son côté, le Dr Claude Makanda, un des médecins qui soigne les déplacés affirme qu’il a profité  cette occasion pour lancer des messages ne nature à éviter des maladies des mains sales : «Vous savez que lorsque des gens sont regroupés dans des milieux comme ceux-ci, il y a promiscuité et propagation des maladies des mains sales comme la fièvre typhoïde, le cholera et consorts. Dans notre message nous avons enseigné comment ces déplacés doivent être propres à tout moment».

Selon lui, il y a aussi des cas de mal nutrition chez les enfants de zéro à cinq ans. Il y a également des cas d’hernies   chez plusieurs enfants. «Cela nécessite des interventions chirurgicales et des moyens. Que les autorités du pays et d’autres partenaires au pays et à l’étranger mettent un accent particulier sur des secours médicaux. Jusqu’ici aucun partenaire n’amène des aides en médicaments de premières nécessité», affirme-t-il.

«Nous tenons à remercier la LIFDED pour ce geste humanitaire. Nous sommes reconnaissants à son égard. Nous avons bien accueilli ces aides. Que cela ne s’arrête pas seulement aujourd’hui. Que les autorités politico-administratives de la province et du pays puissent aussi nous aider matériellement et financièrement», déclare  Papy Nyembo, un des déplacés rencontré sur le site de la Carrière.

Quant à elle, Félicité Tshibanda, une femme déplacée,  sollicite des formations en métiers pour les aider à voler de leurs propres ails : «Il y a beaucoup de métiers  que l’on peut nous apprendre. Nous ne resterons pas toujours sans activité génératrice des revenus», dit-elle, mine  ridée.

Il sied de rappeler que c’est depuis février 2017  que les déplacés de Kasaï ont commencé à arriver en masse à Kikwit. Actuellement 10 sites les encadrent. Le dernier récemment créé est dénommé : ‘’Site d’Etat’’.

Badylon Kawanda 

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