Convergence divergente !

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La température de la crise politico-électorale qui sévit en République Démocratique du Congo va, certainement, connaître un pic ce 31 décembre 2017. Il était connu depuis Adam et Eve que l’Opposition radicale incarnée par le trio Rassop/Limete-UNC-Front… devrait battre le macadam à cette date. Ce, pour réclamer à cor et à cri le départ des animateurs des institutions actuels, principalement le Président Kabila car, la légitimité accordée par l’Accord de la Saint-Sylvestre touchera à son terme, selon eux, à la dernière minute et seconde de ce 31 décembre.

Ce même jour, apprend-on, d’autres pourront, eux aussi, se prêter à cet exercice. Il s’agit de chrétiens (Catholiques) et autres sympathisants. Qui, pour le meilleur ou le pire, auront à obéir au mot d’ordre donné depuis hier par le Comité Laïc de Coordination –CLC-. Le 2 décembre 2017, cette structure censée incarner la coalition des laïcs chrétiens congolais, mais jugée tout de même un peu trop catholique, avait demandé (exiger selon son communiqué) que le Président Joseph Kabila se prononce, le 15 décembre au plus tard, sur le fait qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession aux prochaines élections prévues par le calendrier électorale de la CENI de Nangaa pour le 23 décembre 2018. Cette demande qui relayait celle des Évêques catholiques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo avait la prétention, si elle était acceptée par qui de droit, de pouvoir apaiser les esprits. Et, ainsi, permettre un glissement en douceur vers 2018. Sans surprise, une telle demande a été jugée inacceptable par les voix autorisées de la mouvance. Verdict ? A l’expiration de cet ultimatum, aucun mot du genre n’est sorti de la Présidence comme du Président lui-même. D’où, le Comité Laïc de Coordination passe-t-il à l’offensif. Il y a donc convergence dans le fait de marcher, à présent, entre l’Opposition radicale ainsi que l’Eglise catholique (les églises chrétiennes). La donne était prévisible, pour plusieurs. Mais, il faille signaler que cette démarche a deux buts bien distincts. Pour le Rassemblement aile de Limete et les autres grandes formations politiques de l’Opposition, la marche a pour leitmotiv d’activer l’article 64 de la Constitution alinéa 1 afin de faire partir le pouvoir de Kinshasa et instaurer un nouveau leadership. Lequel devra mener les congolais vers des élections en juin 2018. Par contre, pour le Comité Laïc de Coordination, il sera question de dire non à ce qu’il qualifie d’esclavagisme instauré dans le pays par le régime en place, en attendant de le dire par les urnes en décembre 2018, selon le chronogramme de la CENI.

Ce détail omis, il va sans dire que comme cela devient une habitude, bonne ou mauvaise, c’est selon, ces manifestations convergentes et parallèles ne vont certainement pas être autorisées, d’autant qu’une frange de marcheurs aura des visées coupe-gorge pour le régime. Puisque la détermination de marcher semble être là tout comme celle de l’interdire, il sied de se poser une question : qu’arrivera-t-il ?

La Pros.

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