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Balustrades !

Balustrades !

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Il s’observe une véritable ruée vers l’adhésion au mot d’ordre lancé par le Comité Laïc de Coordination quant à la marche ‘’des chrétiens’’ projetée ce dimanche 31 décembre 2017. Convoquée sous l’aura de la tristement célèbre marche des chrétiens des années nonante, celle-ci s’annonce, également, d’envergure. MLC, UNC, MPCR ainsi que les grandes forces du Rassop/Limete comme le G7, en off ou en on, accordent leur quitus à la démarche des Laïcs chrétiens. A quelques jours de cette journée aux mille et une promesses, le Comité Laïc de Coordination insiste sur le contour de son initiative. ‘’…Cette marche doit être soumise aux règles strictes de la non-violence. Aussi, invitons-nous la population à n’accepter aucune forme de violence : pas de pneus brûlés, pas de barricades, pas de propos violents, pas d’injures, pas de jets des pierres et autres projectiles, pas d’actes de vandalisme,… ‘’, tance cette structure dans une récente mise au point, sous frome de balustrade, livré à la presse. Contrairement à ce qui semble relever de divers suppositions, la marche ne débute pas à la sortie des églises mais, partout où qui veut marcher se trouvera, il pourra le faire avec des signes distinctifs des chrétiens en mains ce dimanche. Croix, Bible, chapelet, c’est selon. Donc, avant tout, le Comité Laïc de Coordination voudrait que le rendez-vous de ce dimanche ait, avant et par-dessus tout, une empreinte, véritable et profonde, de non-violence. Ce recadrage tombe à pic, il sied de le dire. Car, la quasi-totalité des formations politiques et autres structures de la Société civile risquent d’entraîner une divergence de fond quant au leitmotiv pour lequel il faudra battre le macadam, à la suite de l’appel du CLC, ce 31 décembre. Raison ? L’après 2017 n’est pas le fruit d’un consensus pour eux compte tenu du fait qu’ils n’acceptent pas les projections de la CENI pour les joutes électorales initialement programmées pour avant le 31 décembre par l’Accord de la Saint Sylvestre et présentement prévues pour fin 2018. Loin d’une simple dispute des dates, car les élections fixées, à présent, pour le 23 décembre 2018, sont voulues, in globo, pour plutôt, les opposants et autres membres des mouvements citoyens lisent dans le chef du pouvoir la ferme volonté de chercher toutes les subterfuges possibles pour soit rendre éligible le Président Kabila et laisser organiser des élections, soit, le cas échéant, causer des reports sans cesse des élections pour aller de glissement en glissement. Pris sous cet angle, ils ne lisent rien de bon à l’horizon décembre 2018. D’où, faut-il, ce 31 décembre, à l’expiration du délai initial donné par le compromis de la Saint Sylvestre, activer l’article 64 de la Constitution en son alinéa premier pour instaurer un tout nouveau leadership censé mener le pays vers des élections sûres. Pour le CLC, le flou est à bannir. Son mot d’ordre s’inscrit dans le cadre d’une sommation pacifique par la rue avant l’ultime sommation, aux prochaines élections de 2018, par les urnes. Mais, ce rectificatif sera-t-il intégré et respecté par les politiques et les leur le jour-j? Par ailleurs, cette précision va-t-elle changer la donne du décor habituel ‘’où les marcheurs face à l’interdiction des autorités compétentes se retrouvent en porte à faux avec le dispositif sécuritaire’’ ? Une situation qui, bien souvent, se clos par des rixes ! Depuis des lustres, c’est ces rixes qui ont toujours été promis pour ce 31 décembre. Face à ce tableau, l’opinion s’interroge et reste dans l’attente…

La Pros.