Kongo Central. Collectif des Beaux arts de Matadi : son espoir en 2018

Kongo Central. Collectif des Beaux arts de Matadi : son espoir en 2018

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Cette association d’anciens de l’Académie des Beaux Arts à Matadi totalise une année. Au cours de celle-ci, elle a organisé trois expositions : à l’Alliance Française de Matadi (AFM) sur son initiative, au Flat Hôtel Ledya sous la promotion Bula Matadi et, enfin, sous l’accompagnement de la Rawbank. Son court parcours a connu réussites et échecs comme toute œuvre humaine. Mais, en dépit de tout ceci, le collectif projette un grand espoir pour l’année 2018.

En effet, une bonne culture, dit-on, c’est également celle du présent qui s’enrichit de l’expérience positive du passé et dont leur symbiose améliore la culture de demain devant avoir pour objectifs ultimes le développement, pourquoi pas la pacification et même la prospérité de son milieu. D’autre part, il y a lieu de rappeler que le but de l’art, c’est aussi d’apporter un message rédempteur au destinataire chez qui il condamne les mauvaises pratiques au profit de bonnes, favorisant ainsi le progrès.

Comment le collectif va-t-il mettre cela en pratique ? Donnons l’exemple de l’œuvre « Bula Matadi » dressé devant le gouvernorat du Kongo Central, la même, en plus grand, au Rond-point Kinkanda. Plutôt que de prêcher l’irresponsabilité, c’est un ancêtre peinant à casser la pierre pour nous laisser le Chemin de Fer Matadi-Kinshasa en héritage. C’est là un des messages de son créateur qui nous enseigne le sens de sacrifice, de participation active à une œuvre commune.

L’espoir des artistes du collectif est plus grand car, à l’issue de la dernière exposition de Ledya, le ministre provincial de la Culture et des Arts a, non seulement manifesté un grand intérêt à l’endroit des artistes, mais aussi en leur faisant la promesse formelle de les soutenir à exposer leurs œuvres. Donc à diffuser largement leur message. Dès lors, du point de vue de l’esprit d’équipe, le chef du collectif exhorte les membres à plus d’unité pour franchir les obstacles qui se dressent sur leur chemin. Qu’ils évitent surtout la cupidité et se mettent sincèrement au travail bien fait.

Les professeurs d’esthétique de certaines écoles suscitent un intérêt remarquable auprès de leurs élèves qu’ils amènent visiter les ateliers des artistes œuvrant près de leurs écoles. En réplique à cet élan, le collectif organisera des expositions dans des écoles. Non seulement pour initier les élèves à l’art plastique, mais pour réveiller les génies en herbes qui somnolent dans les écoles. Autant dans des prisons pour qu’à leur sortie, ceux parmi les prisonniers se sentant l’âme d’artistes se dotent d’une occupation noble. Dans ces deux projets, le collectif sollicite le concours des ministères locaux de l’Education nationale et de la Justice.

Comme nous l’avons dit ci-haut, il n’y a pas de présent fort qui ne repose sur un passé positif. A cette fin, le collectif est allé vers ses aînés du Marché Gondola, rompus dans le marketing d’arts plastiques. En effet, c’est dans cet épicentre que les marins du monde entier achetaient la pièce d’art africain qu’ils ramenaient dans leurs continents. C’est donc fort de cette expérience qu’ils mèneront ensemble le combat pour redorer le galon de noblesse de cette discipline prospère au Kongo Central hier encore.

Leur espoir dans le ministre de tutelle et total, certes, mais les artistes de leur coté, doivent être prêts à démontrer une créativité diversifiée qui persuade et fait découvrir des nouveaux styles aux Matadiens et autres visiteurs. C’est le cas de la nouvelle technique dite « l’ingreboïsme » créée par le sculpteur Timothée Bankazi qui exposera également le 8 mars 2018 à l’Alliance Française de Matadi, à l’occasion de la Journée internationale de la Femme.

Ceux qui s’y rendront seront les témoins de la créativité du collectif des Beaux Arts de Matadi dont voici la composition : Mars Muaka Nzinga (Art peintre), Timothée Bankasi (Art céramiste), Jean Kassa (Sculpteur), Kady Mavuangi Matenkadi (Peintre), Sala Mathousala (Administrateur), Aron Mbuku (Peintre), Beautri Muliba (Amilette) et Chcco Makamba Ndosimau (Peintre).

Pour atteindre ses objectifs de 2018, le collectif s’engage donc à se doter d’une structure et encadreurs efficaces, conclu Mars Muaka, fondateur de cet collectif.

 Mbemba Kinzonzi Laurent

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