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Dernières cloches !

Dernières cloches !

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C’était hier, jeudi 28 décembre 2017. L’opération cloche, vuvuzelas, lancée par l’Eglise Catholique, du moins, par l’Archidiocèse de Kinshasa, était, malgré la brève interpellation de l’Abbé signataire du mot d’ordre, au rendez-vous. C’est là, le tout dernier tocsin avant le jour aux mille promesses qu’est le 31 décembre. Près d’une année plus tard, le Congo-Kinshasa est toujours sous le coup de sa maladie, nonobstant la prescription thérapeutique des discussions directes. Non. Les élections, l’ultime remède miracle à l’impasse congolaise, n’ont pas été données au malade comme voulu dans le compromis politique de la Saint-Sylvestre. Le crash du dialogue du Centre Interdiocésain, après la mort du lider maximo, lors de la finition des arrangements particuliers, a fait que les prévisions de l’Accord du 31 décembre 2016 ont commencé à enregistrer une série de secousses de dérangement particulier. Qui, bien loin des élections, ont fait couler encre et salive sur bien d’autres épiphénomènes caractérisés par la course aux postes, la quête du strapontin de la Primature et du CNSA. Deux, l’illustration, combien hideuse, de la transhumance des politiques congolais. A l’aube de 2018, le pays affiche un statu quo. En effet, comme en 2016, fin 2017 les esprits sont plus que préoccupés par la crise. Ces deux dernières années, contrairement aux années antérieures, ce n’est pas que les problèmes économiques qui donnent de la migraine. Il y a aussi les turpitudes de la scène politique. C’est ici les raisons du tintamarre demandé par l’Eglise catholique pour que les souffrances protéiformes du peuple congolais soient criées au bon Dieu. Loin des Eglises et des parcelles où cloches, pétards, casseroles et Cie résonnent ces derniers jeudis, le Comité Laïc de Coordination aimerait voir les chrétiens et autres le crier dans la rue et exiger, comme remède, l’application intégrale de l’Accord de la Saint- Sylvestre afin qu’au bout du tunnel, des élections soient organisées au Congo-Kinshasa selon les toutes dernières prévisions du calendrier électoral de la Commission Electorale Nationale Indépendante -CENI-. Ce serait cela la dernière clameur des cloches de l’année en la République Démocratique du Congo. Ce rendez-vous, voulu chrétien donc pacifique par le Comité Laïc de Coordination, devra s’attendra à un autre son de cloche. Celui-là viendra de deux parts. Primo, de l’Opposition radicale qui, d’accord quant à la marche appelée par les Laïcs, a d’autres visés. Pour elle, il sera question non pas de faire un va-vient aux allures de balade de revendication mais, plutôt, activer l’article 64 de la Constitution alinéa 1 pour faire partir le pouvoir en place afin d’instaurer un nouveau leadership devant conduire le pays vers des élections en 2018. Si la tendance pacifiste des projections du Comité Laïc de Coordination est apte à laisser les autorités dormir sur leurs lauriers, la démarche dans cette marche des opposants poussera, certainement, à ce qu’elles puissent, aussi, donner, leur son de cloche lors de l’exécution de ce mot d’ordre coupe-gorge.

La Pros.