Elections 2018 : l’Opposition face à une équation !

Elections 2018 : l’Opposition face à une équation !

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*Bemba sera de nouveau à la barre aujourd’hui, à la CPI. Le Mlc, son parti espère toujours son acquittement. Katumbi n’ayant pas bénéficié de mesures de décrispation politique, continue à errer à l’étranger. Etienne Tshisekedi, quoique mort, depuis le 1er février 2017, à la Clinique Sainte Elisabeth de Bruxelles, aurait tendance à se réincarner dans son fils, Félix Tshisekedi à qui, pourtant, Tshibala veut priver le droit d’engager l’Udps lors des joutes électorales à venir. Kamerhe, accusé de transhumance politique, serait dans une mauvaise posture, pour porter les couleurs de toute l’Opposition congolaise au moment de ces  dernières empoignades de décembre 2018. Fayulu, le très bouillant Opposant, n’aurait pas  réussi à dépasser le stade d’un simple mobilisateur ou, à la limite, d’un  coordonnateur des actions des masses. La veste d’un présidentiable semble ne pas lui coller, si tôt. Très bloquée et tétanisée, l’Opposition est, vraisemblablement,  en panne. Tous ses candidats affichés seront, apparemment, éliminés au prisme de la loi électorale, de la Constitution, de la non-application de l’Accord de la Saint Sylvestre, avec cette affaire liée notamment, à  l’absence des mesures de décrispation ou, alors, de la caution et de la machine à voter. De l’autre côté, la Majorité affûte ses armes. Si tenté que quiconque, Kabila pourrait se dédire, du moins, cette fois-ci,  en se pourvoyant d’un dauphin, juste pour jouer sa partition.  Le duel aux couteaux sera, au regard du tableau si impressionnant, des candidats de l’Opposition à déclasser, plus facile pour la Majorité, si jamais l’Opposition ne se  prend pas au sérieux. Et l’église ? Que va-t-elle faire ? Difficile à dire. Néanmoins, dans ce jeu hautement politique, elle qui, visiblement, n’a pas d’ambition à se  substituer à l’Etat, ni à  s’emparer des arcanes du pouvoir, n’aurait qu’un soutien voilé à celui que Kabila alignerait dans la course.

Train en marche

Samedi 30 décembre, à la mi-journée de la veille du rendez-vous manqué du 31 décembre 2017, Nangaa, le Président de la Centrale électorale, disait, sans ambages, que le train du processus électoral était sur le point de quitter la gare. Et que les acteurs politiques, quelles que soient leurs tendances et sensibilités politiques, se devaient, en principe, de prendre toutes les dispositions pour y faire face.

Ce jour-là, en effet,  alors qu’il tenait à convaincre les responsables des médias  réunis, pour la circonstance, à la Maison des élections –dans l’ex-Kin Mazière, lui, Corneille Nangaa, au vu de tout l’arsenal juridique et technique à sa portée, ne voyait plus pourquoi l’on pourrait encore parler du report des élections.

Voilà pourquoi, insistait-il, l’heure de chasser le pessimisme, de se défaire des hésitations et, surtout, de s’engager résolument sur la voie, désormais, ouverte, des élections est arrivée.  Ainsi, croyait-il que  tous ceux qui, de loin ou de près, pensent autrement, cherchent à noyauter ou à  dérailler le processus électoral, en multipliant d’autres  stratagèmes incompréhensibles,  ne s’en prendront qu’à eux-mêmes.  Allusion faite, ici, aux organisateurs  des manifestations de rue, aux contestations ou protestations de tous genres dont se font champions certains politiciens en lieu et place de se préparer réellement aux élections du 23 décembre 2018, selon le  calendrier  publié, depuis le 5 novembre 2017.

Dispositifs

Tiré à quatre épingles, le Président de la Commission Electorale Indépendante se dit prêt à organiser les élections, à fin décembre 2018, comme il l’avait si bien annoncé en novembre 2017.

Cette fois-ci, ce sera la bonne. Car, plus rien ne saurait arrêter le processus. Le calendrier tant réclamé est là. La loi électorale a été examinée et promulguée. Le petit retard enregistré, lors de la publication de cette dernière n’aura aucun impact sur le déroulement du processus, soutenait-il.

Bien plus, le Budget 2018 consacre un montant d’environ 500 millions de dollars américains aux opérations pré-électorales, électorales et post-électorales.  A la fin du mois de janvier 2018, le fichier électoral sera finalisé et publié. Juste après, ce fichier-là sera soumis, comme les gens le voulaient, à l’audit. Au mois de juin, la CENI convoquera le corps électoral, en même temps qu’elle procèdera à l’enrôlement des congolais de l’étranger.

Dans l’entretemps, la loi portant répartition des sièges aura été examinée, adoptée et même, éventuellement, été promulguée. Les chiffres des congolais de l’étranger n’auront aucune portée sur la répartition des sièges dans la mesure où ils ne sont ni concernés par les élections législatives nationales, ni même impliqués dans le choix des Députés provinciaux, locaux, municipaux etc. D’où, ils seront enrôlés, selon que les pays d’accueil faciliteront la tâche à la CENI.

Assurances

Selon  Nangaa, le feuilleton des élections qui, depuis 2016 et 2017, a fait jaser en laissant perplexes les congolais, prendra une nouvelle tournure. Car, juin 2018 et septembre 2018, le mois du lancement de la campagne électorale, la CENI s’attèlera à l’exercice de la publication des listes provisoires et définitives en vue de parer au plus pressé et de ne plus prêter le flanc aux pêcheurs en eaux troubles, pour laisser prospérer les chances de la montée des tensions ainsi qu’aux autres masturbations politiques et intellectuelles au contenu   superflu.

A l’en croire, l’alternance démocratique, la gestion du pays et le changement seront, désormais, au bout d’une âpre lutte pour  laquelle les compétiteurs sérieux  auront   droit, rassurait-il.

LPM

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