2018 : à quand le ‘’consensus électoral’’ ?

2018 : à quand le ‘’consensus électoral’’ ?

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Des diplomates y travaillent, confie une source bien introduite. Un dialogue version 3 serait en perspective  au sein de l’agora politique. Va-t-il avoir lieu ? Sous quel format ? Quand ? Où ? Qui en sera le médiateur ? Voilà une belle brochette de questions qui se posent dans les antichambres. Si le bienfondé de ces assises n’est plus à démontrer, il ne reste pas moins que parvenir à faire asseoir Majorité et Opposition radicale, de nouveau, relève d’un miracle. Car, à boire la coupe des contradictions, il y a de quoi perdre la tête.

Focus

Le cap est mis vers ces joutes électorales fin décembre 2018. Selon l’almanach électoral de la Commission Electorale Nationale Indépendante, que chapeaute, Nangaa Corneille, c’est ce 23 décembre, précisément, que les congolais iront aux urnes. Pourtant, à ces élections là, bien des membres du corps électoral ne sauraient prendre le train. Ce dernier est censé quitter la gare au mois de juin, le 30, à tout dire. ‘’La marche vers les élections est irréversible’’, disait, sans broncher, Joseph Kabila Kabanga dans son message de vœux à la nation. Déjà, des prototypes des machines à voter importés depuis des contrées lointaines sont arrivés. Seulement, ces élections aux couleurs de la CENI-Nangaa sont loin d’être une solution toute faite pour exorciser l’impasse au pays.

Contradictions

A l’opposition radicale et même modérée le train des élections ne peut être pris par la simple raison, la première, que les portes sont obstruées. Par quoi ? La loi électorale recousue dernièrement au Gouvernement, refaçonnée dans les deux Chambres du Parlement congolais puis  promulgué par le Chef de l’Etat. Dans la configuration actuelle des choses, bien de pointures de l’Opposition ne sauraient concourir aux élections. Moïse Katumbi, Félix Tshisekedi et la liste continue. Le premier a un procès en cours. Le deuxième serait écarté par le fait qu’au regard de la loi électorale désormais en vigueur, pour concourir à la présidentielle, il faut avoir résidé durant les trois ans avant les élections au pays. Or, l’homme serait résidant dans un pays du vieux continent : l’Europe. Une flopée de données vient renforcer cette posture actuelle des opposants radicaux. Primo, ils sont contre l’usage du seuil. Secundo, ils ont horreur de l’utilisation de la machine à voter. La liste est longue comme un bras. Déjà, le PLD de Jean-Pierre Lumbulumbu a saisit la Cour Constitutionnelle par une requête en inconstitutionnalité de cette loi mère des élections. Les germes du boycott des élections et de la contestation du verdict des urnes sont là. Que faire ? Dialoguer, évidemment en amont.

Nouvelle dynamique

Pour éviter le remix des crises de décembre en RDC, bien de structures et personnes commencent à battre campagne pour un troisième round des discussions. C’est le cas du CALCC, la structure des laïcs catholiques. Parlant de l’Eglise Universelle, il faut se demander si les Evêques catholiques seraient tentés de jouer aux médiateurs une seconde fois. Toutefois, d’aucuns rejette cette perspective. La Conférence Episcopale Nationale du Congo n’a plus le cœur à ça, surtout après  le crash des discussions directes, doublé des  événements du 31 décembre. Peu importe la tête du ou des médiateurs, il s’avère que les intelligences qui subodorent une nouvelle impasse électorale se demandent : à quand le ‘’consensus électoral’’ ?

Dan

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