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DGRK, ACGT, SG Urbanisme et Habitat : des hauts cadres arrêtés sont libérés !

DGRK, ACGT, SG Urbanisme et Habitat : des  hauts cadres arrêtés sont  libérés !

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*Ils ont été arrêtés et transférés au Parquet de Kinshasa/Matete en décembre dernier. Ce, sur instruction du Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Il s’agit de MM. Narcisse Lembo, Dido Ilembwe, Adolphe Mabulena, Joseph Kiyanga respectivement, Dg et DGA de la DGRK, Secrétaire Général à l’Urbanisme et Habitat, Haut cadre à  l’ACGT, pour ne citer que ceux-là.

Il leur avait été reproché, selon des sources proches du Parquet de Matete, tout un florilège de griefs  notamment : faux en écriture, corruption et détournements des biens publics évalués en millions de dollars avec des comptes parallèles multiples. Mais, curieusement, aux dernières nouvelles, apprend-on, toutes ces personnes ont été relaxées.  Leurs dossiers seraient devenus, curieusement,  vides. Qu’est-ce qui serait à la base de ce retournement de la  situation au  moment où il a été clairement dit que ‘‘les dossiers de ces Kuluna cravatés résultent des enquêtes diligentées par les Officiers de police judiciaire rattachés aux services du Spécial ?’’.  Voilà la question qui taraude les esprits lucides et repose la sempiternelle problématique  des limites  réelles, des attributions du Spécial et du  Travail de l’Office du Procureur Général de la République.

En effet, en revisitant l’Ordonnance n°16/065 du 14 Juillet 2016 portant organisation et fonctionnement des services du Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme, plus spécialement en article 2 alinéa 3,  il est clairement stipulé que le Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de lutte contre la corruption est chargé de ‘‘collaborer avec l’Inspection générale des Finances, la cellule nationale de Renseignements Financiers et autres services de contrôle pour ouvrir des investigations préparatoires et préalables à la saisine des instances judiciaires sur les dossiers de corruption, de concussion, de détournement des deniers publics, de fraude…’’.

Cette disposition prêterait-elle à confusion ? Difficile,  en tout cas, de répondre à cette question. Pour des spécialistes du droit, il n’en est rien. Car, normalement, affirment-ils, après investigations des services du Spécial, il   appartient à celui-ci de s’en remettre au Parquet général de la République, dès lors qu’il y a  des indices, afin que l’Office du Procureur général de la République ouvre une instruction du dossier. Sinon, à quoi serviraient  ces arrestations opérées à grand renfort médiatique, pour libérer, au finish, les incriminés, salissant ainsi leurs casiers judiciaires, pour   reconnaître, après tout,  que leurs dossiers sont  vides ?

Si, à priori, les attributions du spécial sont mal interprétées par l’intelligentsia du pouvoir, à l’instar du Secrétaire Général du PPRD ainsi que du  Secrétaire général adjoint de la Majorité présidentielle qui, au lendemain des arrestations des personnalités ci-devant incriminées, ont dénié au Spécial,  la qualité d’arrêter et  d’emprisonner les Kuluna  cravatés, qu’en sera-t-il du citoyen ordinaire qui, avec les actions du Spécial Luzolo, a cru en  la fin de l’impunité en RDC ?

Un pratiquant du droit pense qu’il est temps que la procédure, la vraie, en la matière soit suivie, étape par étape. Parce qu’un criminel, de la pire espèce,  soit-il, jouit toujours du principe de la présomption d’innocence. A lui de conclure qu’on ne prendra  jamais la République au sérieux si, aujourd’hui, on arrête des ‘‘maffieux’’ sur coup d’une forte  campagne  médiatique et que le lendemain, les mêmes personnes sont libérées parce que leurs dossiers n’étaient pas bien ficelés, et par on ne sait quelle baguette magique, deviennent aussitôt vides.

La Pros.

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