Marches pacifiques croisées. CLC-SET : l’Hôtel de Ville s’interpose !

Marches pacifiques croisées. CLC-SET : l’Hôtel de Ville s’interpose !

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*Dimanche 21 janvier 2018, les autorités urbaines n’entendent nullement apprendre qu’une des marches annoncées, a été organisée.  La Police a été instruite de se déployer pour briser tout élan allant dans le sens de braver l’Etat et, même, d’énerver l’ordre public. Aux responsables du Comité Laïc de Coordination ainsi qu’au Coordonnateur de la Plateforme SET de se tenir sur leurs gardes. Clément Bafiba, le Vice-Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa, lance, ici, un sérieux avertissement, selon l’esprit des lettres qu’il leur a respectivement, adressées.

C’est une réponse sans la moindre confusion, ni fioriture qu’est celle que l’Hôtel de Ville de Kinshasa a réservée aux organisateurs des marches pacifiques annoncées pour ce dimanche 21 janvier 2018.

Par courriers séparés, Clément Bafiba Zomba, le Vice-Gouverneur,  agissant en l’absence de Kimbuta Yango, en séjour à l’étranger, tient, pour responsables de  tout éventuel dérapage dans sa juridiction, tous qui, contre vent et marées, rameraient à contre-courant de la décision qu’il a ainsi prise.

Pour le Comité Laïc de Coordination, il regrette, par exemple, le fait de n’avoir pas eu préalablement l’entretien d’harmonisation des vues  qui, pourtant, était prévu pour tirer au clair les contours de cette marche.

Il reproche spécialement  à Messieurs Thierry Nlandu Mayamba, Isidore Ndaywel e Eziem et Justin Okana Nsiawi, le fait d’avoir brillé, selon lui,  par l’absence à cette rencontre alors qu’ils y étaient conviés. D’ailleurs, mentionne-t-il,  qu’en vertu des éléments d’informations en sa possession, il ne saurait  prendre acte de cette nouvelle marche  tant que les résultats des enquêtes engagées, en marge de la marche du 31 décembre 2017, n’auront pas encore été concluants.

A Roger Lumbala, le Coordonnateur de la Plateforme ‘’SET’’ qui, aujourd’hui, convole en justes noces avec les sociétaires du Rassemblement de Kasa-Vubu, Clément Bafiba exprime, plutôt,  des craintes des turbulences et big-bang inutiles,  si jamais il laissait faire la Marche dite verte, telle qu’elle a été annoncée  pour ce même dimanche 21 janvier 2018, au détriment de celle que le Comité des Laïcs de Coordination s’escrimait à organiser.

Dos-à-dos

Dans tous  les deux cas, le Vice-Gouverneur,  à l’analyse de ces deux lettres reprises, ici, en fac-similés, se réserve le droit d’engager les forces de l’ordre à sévir. Il brandit, donc, la menace de recourir à la puissance publique pour mâter toutes sortes de marches qu’il considérerait  comme étant non autorisées et que par conséquent, de nature à troubler l’ordre public.

Bras de fer ?

Est-ce le Comité Laïc de Coordination l’entendrait de la même oreille ? Toute la question est là. D’autant que le vin semble avoir été suffisamment tiré, lors de la messe qui, tout récemment, était dite en mémoire des victimes des événements du 31 décembre 2017, en la Cathédrale Notre Dame du Congo. Doit-on penser qu’on  va assister, une fois de plus, à un nouveau bras de fer ?  L’on serait tenté d’y  croire. Car, au demeurant, toutes ces marches, qu’elles soient de Lumbala Roger ou du CLC, avaient pour point de départ, les différentes Paroisses catholiques. Comment les étouffer, dès lors que les fidèles et autres affidés restent mobilisés. Quoi qu’il en soit, toutes les personnes sensibilisées  iront à l’église. Puis, juste après, ils tenteront l’aventure qui risque, malheureusement,  de tourner au vinaigre, en provoquant un nouveau bain de sang.

LPM 

 

 

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