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Marches et autres actions de rue. RDC : l’église appelée à soutenir le processus électoral !

Marches et autres actions de rue. RDC : l’église   appelée à soutenir le processus électoral !

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*‘’L’attitude normale de cette institution particulière devrait être, quelles que soient les circonstances, de demeurer au-dessus de la mêlée, de ne pas se laisser manipuler par des intérêts strictement partisans et qui, plus est, sont essentiellement mercantiles. L’église est parfaitement dans son rôle lorsqu’elle conseille. Elle demeure dans son devoir quand elle critique. Elle assume sa responsabilité en indiquant les chemins que doivent arpenter les consciences. Mais,  elle risque de conduire toute la Nation dans l’abîme en se jetant corps et âme dans un camp politique particulier, faisant fi d’ignorer qu’aucun parti politique ne peut, nulle part au monde, prétendre à l’infaillibilité. En se jetant dans la bagarre politique frontale, en prenant fait et cause pour un groupe des protagonistes de la scène politique congolaise, certains évêques de l’église catholique quittent le piédestal pour descendre dans l’arène. Dorénavant, les coups qui sont destinés à un camp politique l’atteindront directement. Les échecs de ce bord politique lui reviendront incontestablement’’. Telle est la conclusion d’un analyste pro-Majorité qui, tirant des leçons de toutes ces dernières marches organisées à l’initiative du CLC sous la bénédiction de l’église catholique, estime que la seule  voie qui correspondrait à la vérité de la doctrine chrétienne et du rôle qui devrait être celui de l’église, est celle qui consiste à  tout mettre en œuvre pour  la promotion des élections libres, crédibles, transparentes et apaisées. Dans la réflexion, ci-dessous, il ne retient de cette marche qu’une série d’enseignements. Car, à son avis, que veut dire mettre en œuvre l’Accord du 31 décembre 2016 ? A lire et à relire cet Accord, il porte essentiellement sur : l’installation d’un Gouvernement d’union nationale ; l’installation du CNSA ; la publication, par la CENI, du calendrier électoral et la prise des mesures de décrispation. Qu’a-t-il été fait ? Que reste-t-il à faire ? Pourquoi ceci n’a pas été fait ? Et que peut-on raisonnablement exiger aujourd’hui ? Il sied de remarquer que de la mise en œuvre de cet Accord, trois points sur les quatre précités ont été effectivement accomplis. Il s’agit, selon lui,   de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, de l’installation du CNSA et de la publication, par la CENI, du calendrier électoral qui fixe la date des élections au 23 décembre 2018.

 

 

Un échec  de plus à  la subversion

Le Comité Laïc de Coordination de l’église catholique vient de tenter de mobiliser, pour la seconde fois, les chrétiens et les autres Congolais, ce dimanche 21 janvier 2018.Comme la première fois, les églises catholiques ont été relativement pleines, mais les rues sont restées vides, au désespoir de ceux qui veulent utiliser le peuple de Dieu comme marchepieds. Une fois de plus, la rencontre a été couverte par l’argument mensonger de la réclamation d’une mise en œuvre totale de l’Accord du 31 décembre 2016.

Le stratagème fonctionne de moins en moins bien

Plus on avance dans le temps, mieux l’opinion publique congolaise saisit les éléments du stratagème mis en place. La profondeur de l’escroquerie en cours apparaît de mieux en mieux lisible. L’opposition congolaise, ayant compris qu’elle avait perdu toute crédibilité auxyeux de la population, a identifié en son sein, quelques éléments prétendument capables de transférer à l’Eglise catholique la responsabilité politique, normalement dévolue aux politiciens. C’est le rôle que joue actuellement le Comité Laïc de Coordination de l’église catholique à la tête duquel pontifient les Professeurs Thierry NLANDU MAYAMBA, Isidore NDAYWEL e NZIEM et Justin OKANA.

Il ne s’agit pas de décréter que l’église devrait vivre hors de la société ; bien au contraire, les églises, fortes de la parole de Dieu qu’elles maîtrisent et dont elles ont la charge de répandre la sagesse, devraient être en toute circonstance, la source de lumière qui doit se répandre sur chacun de nous. L’attitude normale de cette institution particulière devrait être, quelles que soient les circonstances, de demeurer au-dessus de la mêlée, de ne pas se laisser manipuler par des intérêts strictement partisans et qui, plus est, sont essentiellement mercantiles.

L’église est parfaitement dans son rôle lorsqu’elle conseille. Elle demeure dans son devoir quand elle critique. Elle assume sa responsabilité en indiquant les chemins que doivent arpenter les consciences. Mais,  elle risque de conduire toute la Nation dans l’abîme en se jetant corps et âme dans un camp politique particulier, faisant fi d’ignorer qu’aucun parti politique ne peut, nulle part au monde, prétendre à l’infaillibilité. En se jetant dans la bagarre politique frontale, en prenant fait et cause pour un groupe des protagonistes de la scène politique congolaise, certains évêques de l’église catholique quittent le piédestal pour descendre dans l’arène. Dorénavant, les coups qui sont destinés à un camp politique l’atteindront directement. Les échecs de ce bord politique lui reviendront incontestablement.

Pour sa part, l’église protestante, tout en se montrant sévèrement critique à l’égard de la gouvernance actuelle, a su garder sa place et maintenir les contacts précieux dans les deux groupes qui se font face.

Au sein même de l’église catholique, l’unanimité n’est plus de mise. La distinction clairement introduite par Monseigneur Utembi Tapa, Archevêque de Kisangani, entre la voie modérée de la CENCO et celle franchement insurrectionnelle du CLC, est fort significative de la constitution de deux groupes bien distincts au sein de l’épiscopat catholique. Malgré toute sa sagesse et le choix des mots, s’efforçant de maintenir l’église au milieu du village, l’évêque président de la CENCO écrit explicitement que « les prélats ne devraient pas s’impliquer directement dans l’action ».

Voici pour ce qui est de l’origine de l’escroquerie politique.

Quid de l’explication de l’escroquerie?

A entendre les discours des dirigeants du Comité Laïc de Coordination, les manifestations ont pour objectif,  la mise en œuvre intégrale de l’Accord de la Saint Sylvestre. En fait, il s’agit là d’un mensonge pour couvrir et expliquer maladroitement, une tentative d’aliéner aux impérialistes, les principaux intérêts du pays en tirant,  au passage, une part minimum de profits.

Que veut dire mettre en œuvre l’Accord du 31 décembre 2016 ?

A lire et à relire cet Accord, il porte essentiellement sur :

  • L’installation d’un Gouvernement d’union nationale ;
  • L’installation du CNSA ;
  • La publication, par la CENI, du calendrier électoral ;
  • La prise des mesures de décrispation.

Qu’a-t-il été fait ? Que reste-t-il à faire ? Pourquoi ceci n’a pas été fait ? Et que peut-on raisonnablement exiger aujourd’hui ?

Il sied de remarquer que de la mise en œuvre de cet Accord, trois points sur les quatre précités ont été effectivement accomplis. Il s’agit notamment,  de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, de l’installation du CNSA et de la publication, par la CENI, du calendrier électoral qui fixe la date des élections au 23 décembre 2018.

Pour ce qui est des mesures dites de décrispation, il importe de se poser les questions suivantes :

Comment des politiciens catholiques qui basent leur doctrine sur la morale, peuvent-ils expliquer l’exigence de la libération de sieur DIOMI NDONGALA en se rappelant qu’il avait,  lui-même,  reconnu, lors de sa comparution au Tribunal et en présence de son épouse, avoir couché avec deux (2) mineures, en précisant, toute honte bue : deux fois seulement ? Encore faut-il relever que même une seule fois avec une seule mineure ne l’aurait pas innocenté. A fortiori en cas de récidive.

Comment comprendre que les mêmes catholiques, se fassent les défenseurs de la violence de Franck DIONGO, reconnu coupable d’avoir séquestré et tabassé, dans sa résidence, avec l’aide de sa milice privée, des soldats officiels de la Garde Républicaine?  Suffit-il de haïr un régime politique pour se faire partisan de la violence ? Ceci, au détriment de ses propres croyances religieuses.

Comment concilier la doctrine sociale de l’église catholique avec la gouvernance entachée de détournements, de spoliations des biens tant publics que privés de l’ancien gouverneur du Katanga, M. Moïse Katumbi,  au point d’en faire une égérie ? Il y a là, une véritable trahison de la foi chrétienne.

Et,  enfin, nous sommes au mois de janvier 2018 ; comment comprendre qu’une institution d’obédience catholique, le CLC, base son argumentation sur l’exigence d’organiser les élections pendant l’année 2017 ? Peut-on rattraper le temps ? Laisser le Comité Laïc de Coordination de l’église catholique, une association illégale, agir de si mauvaise foi à la lumière du jour, c’est nier toute force de vérité à la parole des chrétiens.

Dans les conditions d’aujourd’hui, la seule voie qui correspondrait à la vérité de la doctrine chrétienne et du rôle qui devrait être celui de l’église, est celle qui consiste à  tout mettre en œuvre pour  la promotion des élections libres, crédibles, transparentes et apaisées.

KM/CP

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