Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Alerte !

Alerte !

This post has already been read 9060 times!

Les indicateurs de la santé politique et sécuritaire de la RDC oscillent. Cela, alors que dans les thermomètres, le mercure prend de la hauteur. Le film de la vie politique Rd Congolaise, visiblement, n’est pas la suite d’une série d’épisodes calmes mais, plutôt, agitées comme une virée en mer sous des tempêtes.

Ces tempêtes sont soit à venir, soit déjà enregistrées dans un passé proche ou, au finish, sont subodorées pour les prochains jours. C’est dans ce tableau que certaines âmes sonnent des glas.

Evariste Boshab, cacique du régime en place, lui, brise le silence pour alerter l’opinion sur la situation qui prévaut à Kakenge, son bastion, au Grand Kasaï, précisément, dans la Province du Kasaï central. Des épiphénomènes liés à la milice Kamuina Nsapu, de triste mémoire, aidés par les conflits latents ont, après le forum sur la paix, été à la base des heurts dans un Kasaï fatigué de compter des morts. Sa demande ? Que cela cesse par l’action des services de sécurité, de la Justice et l’aide à la population. A ses yeux, cela est impérieux pour éviter une avalanche et permettre le retour au calme total.

Justement, toujours sur le Kasaï, pris comme espace majeur du pays, l’ex-premier Ministre Samy Badibanga donne aussi de la voix. Il compte faire organiser au mois de mars prochain, une Conférence Internationale  des donateurs pour que de l’aide pour couvrir les besoins humanitaires de  13 millions de personnes déplacées internes ou errantes dans des territoires des pays voisins. Le rendez-vous ici est tenu.

Une autre forme d’alerte est sonnée, bien au-delà du Kasaï mais sur la situation globale de la République par rapport aux élections. Qui, toutes contradictions et phénomènes digérés, constitue la planche de salut pour le pays. Alors que la Commission Electorale Nationale du Congo et le pouvoir foncent pour la tenue des élections fixées au 23 décembre prochain, des voix s’élèvent pour appeler à la quête d’un consensus avec l’Opposition radicale qui, de plus en plus, se présente comme prétendant au boycott de ces joutes sans que ses revendications en soient résolues.

Ici, l’attente est d’application, l’opinion se demande si avant le cap décisif de l’appel à candidatures, un consensus sera trouvé pour des élections consensuelles et inclusives. Bien. Alors que les congolais et d’autres éminences éprises de la cause du Congo-Kinshasa cogitent sur cette donnent. Et, éventuellement, se tordent le coup ou genoux, par des bons offices ou prières, à chercher une attente, une alerte donnée par Nangaa laisse perplexe et pousse à bien d’autres réflexions sur des scénarios envisageable quant à la tenue effective des prochaines élections déjà reportées deux fois, en 2016 puis en 2017. En effet, suite aux heurts enregistrés en province d’Ituri, Corneille Nangaa, président de la CENI, a confié hier que cela était un risque pour le processus électoral. C’est une évidence indiscutable. Mais, à la lumière d’un tel cas de figure, il sied de se poser la question, à savoir : avec les centaines de groupes rebelles que regorge le pays, qu’est-ce qui pourrait arriver si l’insécurité battait son plein de manière drastique et soudaine. Y aura-t-il encore report ? Pourtant, la question de la sécurisation du pays est aussi coulée et dans l’Accord de la Saint Sylvestre et dans l’Accord d’Addis-Abeba. Est-ce que les recommandations sont appliquées ? La main tendue du processus électoral aux non-adhérents ne peut être prise alors que l’incertitude, avec ce type d’alerte, plane sur les élections de décembre. L’alerte est donnée.

La Pros.

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com