Un autre dur à l’Archevêché. Kinshasa : Ambongo succédera à Monsengwo

Un autre dur à l’Archevêché. Kinshasa : Ambongo succédera à Monsengwo

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C’est le Cardinal Laurent Monsengwo en personne qui,  en marge d’une conférence tenue hier, a livré la nouvelle. A ses côtés, désormais, Fridolin Ambongo assurera le rôle de l’Archevêque coadjuteur à l’archidiocèse de Kinshasa, diocèse miroir de l’Eglise Catholique en République Démocratique du Congo. C’est le Pape qui vient de le nommer. Mais, en quoi consiste donc ce poste ? Un responsable catholique l’explique : ‘’un Evêque ou Archevêque coadjuteur est un Evêque nommé, comme un Evêque auxiliaire, aux côtés d’un Evêque diocésain, mais avec droit de succession immédiate sur le siège de l’Evêque à qui il est adjoint après la démission ou le décès de ce dernier’’. Homme de Dieu n’ayant pas sa langue en poche, l’adjoint de Marcel Utembi à la présidence de la Conférence Episcopale Nationale du Congo est perçu par plusieurs analystes comme un dur à cuir. Subodoré partant, à cause de son âge, et possiblement, avec une demande persistante du Pouvoir de voir ce contradicteur du moment prendre sa retraite, Monsengwo Pasinya vient de trouver, véritablement, son successeur.

Mais, pourtant, son départ n’est pas encore à l’ordre du jour. Outre les nobles charges pastorales, il faut dire que la venue de Fridolin Ambongo Besungu, jusque-là, Evêque du diocèse de Mbandaka Bikoro, à l’archevêché de Kinshasa tombe dans une tumultueuse période où, à dire clairement, aux côtés du peuple puis de l’Opposition, l’Eglise Catholique avec le CLC et Monsengwo se trouvent en première ligne pour exiger l’application de l’Accord de la Saint Sylvestre. Surtout, dans son volet décrispation et mesures de confiance.

Ambongo, médiateur

C’est sous lui, et son président Marcel Utembi, que les discussions directes ont été arbitrées au centre interdiocésain fin décembre 2016 alors que le pays traversait la première crise à cause de la non-tenue des élections avant le 19 décembre de cette année là.

Alors que la controverse va de plus belle sur le sens de l’application de l’accord, la présence d’Ambongo aux côtés de Monsengwo vient affirmer que l’Eglise catholique ne parle pas en l’air. Car, en effet, se sont ces pères spirituels qui ont permis la naissance de ce compromis. Ces derniers, ainsi, ne peuvent, aucunement, ignorer le sens correct de ce que veut dire appliquer l’Accord du 31 décembre 2016.

Bémol ou dièse ?

Numéro deux actuel de l’Archevêché de Kinshasa, épicentre des enjeux en RDC, l’opinion s’interroge sur l’orientation que prendra, à présent, l’archidiocèse de Kinshasa. Sa présence sera-t-elle un bémol, donc une diminution d’ardeur, ou un dièse, une hausse de dureté ? La question perdure dans les esprits. Dès lors que le contexte ne donne aucun signe d’apaisement. Déjà, pour plus d’un, Fridolin Ambongo est une parfaite doublure de Monsengwo, sans évidemment, le poids politique que charrie le Cardinal. Puisque, à ce jour, suite à la disparition regrettée du lider maximo, ce dernier serait une des voix les plus écoutées sur l’agora politique. L’avenir révélera la teneur que prendra le directoire de l’Archidiocèse de Kinshasa de part les temps qui courent où le Comité Laïc de Coordination semble ne point baisser les bras pour exiger l’application de l’Accord de la Saint Sylvestre, avec comme but ultime, la concrétisation de l’alternance au sommet de l’Etat par la voie des élections inclusives et consensuelles.

Danny Ngubaa

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