Fonds Dag Hammarskjöld. Onu : l’appel d’offres lancé aux journalistes

Fonds Dag Hammarskjöld. Onu : l’appel d’offres lancé aux journalistes

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*‘’L’appel à candidatures pour le programme de bourse d’étude proposé par le Fonds Dag Hammarskjöld réservé aux journalistes professionnels des pays en développement est lancé. Si vous êtes âgés entre 25 et 35 ans et que vous travaillez à la radio, la télévision, la presse écrite ou encore pour le web et que vous êtes passionnés par les affaires internationales, n’hésitez pas à déposer votre candidature. Vous pourrez ainsi être l’une des quatre personnes qui sera sélectionnée pour séjourner à New York en vue de soumettre un rapport des délibérations de la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations Unies, un rapport que vous soumettrez aux médias de votre pays, donc la RDC. Ce programme représente une opportunité unique d’observer les débats diplomatiques aux Nations Unies, d’établir des contacts professionnels, d’interagir avec des journalistes de renommée internationale, ainsi que d’approfondir vos connaissances des enjeux internationaux. Les inscriptions se clôturent le 12 mars prochain’’, lit-on dans le compte rendu de la conférence hebdomadaire de la Monusco, tenue ce mercredi 7 février 2018 à Kinshasa. Du reste, il y a lieu de découvrir, ci-dessous, les autres aspects des activités de la mission onusienne ainsi que des réponses aux questions d’actualité.

Verbatim

*La conférence de presse des Nations Unies était animée à partir de Kinshasa par Florence Marchal, porte-parole de la MONUSCO et, à partir de Goma, par le porte-parole militaire par intérim de la MONUSCO, le Commandant Adil Essherir. Mme Kim Bolduc, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice humanitaire en RDC et Coordonnatrice résidente des agences, fonds et programmes des Nations Unies a pris part à cette conférence de presse comme invitée spéciale.

Porte-parole de la MONUSCO [Florence Marchal] : Bonjour à tous, auditrices et auditeurs de Radio Okapi, journalistes de Kinshasa et Goma, soyez les bienvenus dans cette nouvelle conférence de presse des Nations Unies en République démocratique du Congo.

J’ai l’immense plaisir d’accueillir pour la première fois dans cette conférence Mme Kim Bolduc qui est la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général et qui est également la Coordonnatrice humanitaire en RDC et la Coordonnatrice résidente des agences, fonds et programmes des Nations Unies. Mme Bolduc reviendra dans quelques instants sur la mission qu’elle vient d’effectuer à l’intérieur du pays.

Le Représentant spécial ad intérim du Secrétaire général, M. David Gressly et le Ministre de la Défense nationale, anciens combattants et réinsertion, M. Crispin Atama Tabe Mogodi, ont signé hier le prolongement de l’arrangement technique entre la MONUSCO et le Ministère de la Défense nationale congolais.

Cet arrangement avait été signé le 28 août 2016 et il scelle la coopération entre la Mission et les Forces armées de la République démocratique du Congo.

Il décrit les domaines de coopération opérationnelle et les modalités d’exécution de notre soutien aux FARDC.

Grâce à cet accord, il existe un meilleur dialogue entre nos états-majors et nous avons une planification commune.

Il est important de souligner que cette coopération est soumise à la politique de diligence voulue en matière des droits de l’homme.

L’appel à candidatures pour le programme de bourse d’étude proposé par le Fonds Dag Hammarskjöld réservé aux journalistes professionnels des pays en développement est lancé.

Si vous êtes âgés entre 25 et 35 ans et que vous travaillez à la radio, la télévision, la presse écrite ou encore pour le web et que vous êtes passionnés par les affaires internationales, n’hésitez pas à déposer votre candidature. Vous pourrez ainsi être l’une des quatre personnes qui sera sélectionnée pour séjourner à New York en vue de soumettre un rapport des délibérations de la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations Unies, un rapport que vous soumettrez aux médias de votre pays, donc la RDC. Ce programme représente une opportunité unique d’observer les débats diplomatiques aux Nations Unies, d’établir des contacts professionnels, d’interagir avec des journalistes de renommée internationale, ainsi que d’approfondir vos connaissance des enjeux internationaux. Les inscriptions se clôturent le 12 mars prochain. Toutes les informations relatives à cette bourse sont disponibles sur Internet et elles figureront dans les documents qui vous seront remis ou envoyés à l’issue de cette conférence de presse.

Je vais maintenant passer la parole au Commandant Adil Esserhir à Goma afin qu’il nous fasse le point sur la situation sécuritaire.

Porte-parole militaire par intérim de la MONUSCO [Commandant Adil Essherir] : Merci Mme Florence Marchal. Bonjour à tous.

Les principales informations de la semaine concernent la situation sécuritaire dans les provinces du Kasaï, de l’Ituri, et du Nord-Kivu.

Dans la province du Kasaï, lors des affrontements interethniques les 29 et 30 janvier 2018, le village de Kakenge (territoire de Mweka -127 km au nord de Kananga) a été le théâtre d’une série de pillages et incendies provoquant un déplacement de la population locale.

Conformément au mandat de la protection des civils, un détachement d’intervention rapide de la MONUSCO a été déployé sur le site de l’incident le 1er février 2018 pour apaiser la situation et créer un environnement protecteur, propice au retour des déplacés, par la conduite d’opérations militaires conjuguées à des activités de sensibilisation et de rapprochement communautaires. Cette réaction rapide a été bénéfique et a permis d’apaiser les tensions.

La Force de la MONUSCO poursuivra, en liaison avec les autorités locales et provinciales, ses efforts visant à stabiliser cette partie de la province du Kasaï afin d’assurer une paix pérenne.

Par ailleurs, suite aux incidents qui ont opposé certains membres des communautés Lendu et Hema dans les villages autour de Drodro et Blukwa, dans le territoire de Djugu (province de l’Ituri), la Force de la MONUSCO a mené des reconnaissances d’hélicoptère et a projeté des patrouilles robustes pour rassurer la population et parer à toute activité négative. Ces actions se poursuivront par d’autres déploiements dans les prochains jours.

Parallèlement à cet effort militaire, la MONUSCO continue de soutenir et encourager la mise en oeuvre des mesures de rapprochement communautaire et lutter contre toute tentative visant à fragiliser le tissu social dans cette zone.

La Force de la MONUSCO demeure présente et active dans la province Nord-Kivu, et continue de s’engager auprès des populations, faciliter les activités humanitaires et soutenir les autorités nationales, provinciales et locales dans l’accomplissement de leurs missions régaliennes.

Ainsi, du 3 au 4 février 2018, les troupes onusiennes ont mené une opération conjointe avec les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) contre les éléments réfractaires de l’Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain (APCLS) dans la zone générale de Karton (4 km au nord de Kitshanga). Outre l’arrestation de sept cadres de l’APCLS, et la destruction complète de deux bases, cette opération a permis aussi l’extraction et l’évacuation de 12 civils, dont des femmes et des enfants.

La Force de la MONUSCO continuera de maintenir une forte pression sur les éléments négatifs, par un déploiement accru de patrouilles pédestres, motorisées et d’hélicoptères, de jour comme de nuit.

Il est à noter que durant la période sous examen , dix-sept (17) combattants se sont rendus aux différentes bases de la MONUSCO, suite aux opérations militaires intensives et aux programmes de sensibilisation approfondies, menés par les troupes onusiennes auprès de la population civile et des leaders clés de la société afin d’encourager les éléments des groupes armés à déposer les armes et à rejoindre le processus DDR/RR.

Il y a lieu de répéter ici qu’il n’y a pas d’avenir dans la violence et que déposer les armes destinées à tuer des civils innocents est un acte qui honore celui qui fait ce choix. Je vous remercie.

Porte-parole de la MONUSCO [Florence Marchal] : Commandant merci. Je vous l’ai annoncé en ouverture de cette conférence de presse, nous recevons aujourd’hui la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies, qui est également la Coordonnatrice humanitaire en RDC et la Coordonnatrice résidente des agences, fonds et programmes des Nations Unies. Mme Bolduc, bonjour. Vous rentrez d’une mission d’une semaine sur le terrain, où êtes-vous allée, qui avez-vous rencontré, qu’avez-vous vu ?

Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice humanitaire en RDC et Coordonnatrice résidente des agences, fonds et programmes des Nations Unies [Kim Bolduc] : Bonjour, j’ai le plaisir d’être ici aujourd’hui et je vous remercie pour cette invitation Florence. Je tenais à venir ici pour partager des réflexions, des observations d’une semaine que mon collègue de OCHA a qualifiée de marathon.

Je suis allée, accompagnée de quelques bailleurs, l’ambassadeur du Canada, la représentante de l’ambassade de Norvège et accompagnée des organisations qui travaillent sous mon pilier, c’est-à-dire OCHA pour l’humanitaire et le PNUD pour le développement ainsi que les collègues qui travaillent dans la MONUSCO dans le thème de VIH/sida et surtout de la stabilisation. En résumé mes piliers inclus dans la mission même de la MONUSCO : le pilier d’appui aux élections, le pilier de stabilisation et le pilier VIH/sida.

En ce qui concerne l’humanitaire, je coordonne l’aide humanitaire en RDC ainsi que les efforts de développement qui sont déployés par toutes les agences, fonds et programmes ainsi que leurs partenaires des ONG qui travaillent dans le relèvement et qui travaillent dans le développement. Ceci semble beaucoup de casquettes, l’avantage c’est de pouvoir avoir une action coordonnée et une action qui agit à plusieurs niveaux afin d’aider le pays à se relever et aider surtout les populations en RDC.

Je suis allée dans la province du Kasaï à Tshikapa où j’ai vu le travail logistique des humanitaires, j’ai visité les écoles primaires appuyées par UNICEF dans le projet « wash ». Je suis allée dans la province du Kasaï central en particulier à Kananga où j’ai regardé le projet « ECHO » et de certaines ONG qui travaillent ensemble. Je suis allée dans la province du Nord-Kivu à Kitchanga où j’ai regardé les initiatives de stabilisation appuyées par la MONUSCO et par les partenaires des agences. Je suis allée à Kibumba près de Goma où j’ai vu comment on pouvait redonner un sens de pouvoir et de reconstruction de vie à une communauté.

J’ai visité Mugunga près de Goma aussi où j’ai regardé un projet du PNUD et ce que signifient le relèvement et le développement. Je suis allée dans la province du Tanganyika à Kalemie, le village de Katanika, un site de déplacés, projet de OXFAM, MSF, PAM et des ONG locales. Et en général, ce qui m’a beaucoup frappée par cette visite parce que je suis quand même relativement nouvelle au pays, c’est l’engagement prolongé, profond et sincère de tellement d’acteurs qui comptent parmi les bailleurs, les Nations Unies et les ONG et qui expriment l’affection que nous avons tous pour la population congolaise et le pays.

Ce qui ressort de toutes cette situation, c’est que nous faisons face aujourd’hui, à une recrudescence de l’urgence humanitaire sans précédent. Après la réunion, je vous distribuerai une fiche de données pour avoir les statistiques des personnes affectées, déplacées, des refugiés et du besoin que nous avons de mobiliser aujourd’hui, l’aide internationale à grande échelle.

Nous allons bientôt, probablement vers fin mars faire une conférence des bailleurs parce que nous appelons sur la RDC une aide d’une enveloppe de 1,7 milliard de dollars pour pouvoir venir en aide de façon immédiate à 10,5 millions de personnes affectées par l’urgence. Ceci requiert un travail énorme et surtout ceci requiert un engagement. Nous avons besoin à partir de ce moment-là de mettre ensemble dans cette équation, ce que nous représentons, c’est-à-dire nous traversons tous les secteurs qui touchent l’urgence, le relèvement ainsi que le développement.

Et j’ai eu des réunions très positives où j’ai fait un appel aux autorités provinciales et locales pour un engagement encore plus grand et une aide particulière en ce qui concerne l’accès aux agents humanitaires et aux projets de développement que nous développons. Une des choses qui m’a tellement convaincue à travers cette visite, c’est premièrement, de voir de près et de toucher la souffrance des gens. J’ai rencontré beaucoup de personnes hommes et femmes dans un centre de déplacés, j’étais très impressionnée par leur courage après toutes les violences subies, ces personnes nous ont demandé des intrants agricoles, le droit de revenir à l’école, quelques tôles pour un toit, pas plus. Et j’ai conclu que la force du peuple congolais face à une situation est vraiment admirable et je le dis, à partir du moment où vous avez dans la société ce genre de courage, le relèvement est possible. L’engagement vaut la peine.

Je fais donc appel à tous ceux qui jusqu’à présent nous ont appuyés de continuer à nous aider. Nous traversons un moment très difficile, nous traversons une année électorale et nous traversons la continuation des conflits intercommunautaires, groupes armés qui causent un déplacement sans pareil. Seulement en 2017, nous avons [enregistré] 2 millions de déplacés internes dans le pays. Ceci représente la perte de la possibilité de produire et de relever sa vie et de s’occuper de sa famille par ses propres moyens.

Ces personnes-là ont besoin de nous et ont besoin aussi des médias pour faire connaitre non seulement la situation dans laquelle elles se trouvent parce que je me refuse de les voir comme des victimes, je voudrais les voir comme des personnes qui se relèveront dès que nous les aiderons et qui reconstruiront le pays.

J’ai remarqué que les initiatives les plus positives et certainement celles qui nous permettent d’avoir une influence plus grande dans ces situations désespérées, c’étaient des situations qui étaient non pas de façon linéaire, donner de l’aide humanitaire et après venir pour le relèvement puis la stabilisation puis le développement mais des initiatives lancées simultanément. Par exemple dans le Kasaï, vous avez le PAM qui travaille de très près avec la FAO et qui arrive dans des communautés avec de l’aide, de la distribution d’aide alimentaire en même temps que les intrants agricoles.

Et ces personnes ont déjà fait une récolte et ceci nous donne un espoir immense si nous arrivons à regrouper ensemble toutes ces interventions entre l’humanitaire, le relèvement et la stabilisation qui est très importante. Parce que dans le thème de la stabilisation que travaille la MONUSCO, elle est basée

sur le dialogue, un dialogue démocratique, un dialogue sur des thèmes importants et comme résultat de ce dialogue, je me suis assise avec des communautés qui m’ont impressionnée par le fait qu’elles avaient compris le pouvoir qu’elles avaient d’exprimer leurs besoins de designer certaines priorités qui leur convenaient et surtout un processus qui est tout à fait irréversible, c’est à dire que ces communautés, qui se sont assises en face des autorités, qui ont fait un dialogue et qui ont indiqué ce qu’elles voulaient et comment elles le voulaient, n’accepteraient plus jamais d’être des victimes que des gens doivent venir aider. Et ceci représente un succès énorme face à l’action combinée que nous faisons.

Et je dirai que si vous regardez en ce moment les données statistiques, humanitaires sur les populations et sur les réfugiés, nous avons vraiment à faire un effort spécial et nous avons vraiment besoin que les autorités nous aident à mieux aider les communautés, à enlever les tracasseries qui quelquefois retardent beaucoup l’arrivée de l’aide dans les villages qui en ont besoin. Nous avons besoin d’aider les personnes déplacées à retourner chez elles. Parce que le pays qui se trouve convulsionné par autant de déplacements voit retarder sa chance de se relever.

Le potentiel est énorme mais surtout c’est le courage qui m’a impressionnée. Un courage très féminin aussi. Comme je suis femme, je me suis assise très particulièrement avec ces femmes qui je pense, de façon extraordinaire, nous ont donné des leçons. C’est dans ce cadre-là que j’ai fait cette visite, l’engagement que j’ai, c’est d’améliorer les mécanismes de coordination existants, de mieux travailler, de mieux engager tous les acteurs autour, pour qu’ils nous aident à le faire mais surtout de rester très proche de ces personnes que nous aidons à retrouver une vie normale. Merci.

Porte-parole de la MONUSCO [Florence Marchal] : Nous allons aborder la session des questions et réponses. Comme le veut notre nouvelle règle de courtoisie, je vous demande de bien vouloir adresser votre première question à notre invitée.

Question 1

Fréderic Feruzzi/Radio Sauti ya Injili (Goma): Mme Bolduc, vous avez parlé de tracasseries, vous avez dit qu’il faudrait que les autorités vous arrangent la situation, vous facilitent donc à apporter de l’aide à ceux qui sont dans le besoin, ces Congolais qui sont déplacés, qui sont en situation humanitaire désastreuse. Je voudrais savoir, ces tracasseries sont de quelle nature, est-ce que vous pouvez nous les détailler ?

Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice humanitaire en RDC et Coordonnatrice résidente des agences, fonds et programmes des Nations Unies [Kim Bolduc] : Je pense surtout quand je parle de notre capacité de réagir rapidement aux défis qui sont en cours. C’est-à-dire vous savez que Kakenge a été attaqué par des groupes armés, par la violence intercommunautaire le jour de mon arrivée. Et nous avons maintenant la situation de Bunia, de Djugu et nous avons des milliers de personnes, 1 400 déplacés qui sont arrivés à Bunia dernièrement.

La capacité que nous avons de rediriger immédiatement des réserves pour venir en aide à ces personnes qui doivent manger, dormir et se protéger, cette possibilité-là nous l’avons quand les règlements administratifs ne sont pas inflexibles. Vous savez que dans les provinces, il y a évidemment une administration qui a des règlements. Ces règlements-là, j’ai demandé à M. le Gouverneur à qui j’ai parlé de pouvoir nous en exonérer. Il s’agit évidemment d’avoir un système routier très difficilement praticable, les camions qui entrent peuvent s’embourber, si nous avions de l’aide par exemple pour réparer certains tronçons de route, nous arriverons plus vite, nous pouvons rediriger notre aide et l’aide de tous les jours.

Quand nous arrivons avec les chargements, les camions, les déploiements, quand les autorités nous donnent une aide précieuse, nous arrivons à surmonter, si vous voulez, le travail habituel d’acheminer des vivres. Mais nous prendrions un chemin spécial réservé à ceux qui viennent au secours des populations déplacées.

Question 2

Séraphin N’kiere/ACP : Mme, depuis plus de 5 ans, la MONUSCO s’est donnée comme tâche les 3 piliers : stabiliser, protéger et consolider la paix. Il me semble qu’après votre visite, il n’y a eu aucun pilier qui a été atteint. Il n’y a pas de stabilisation, il n’y a pas de protection de personnes parce qu’il y a au moins 1 million et demi de personnes déplacées et la paix n’existe pas non plus. D’après vous à qui revient la faute ?

Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice humanitaire en RDC et Coordonnatrice résidente des agences, fonds et programmes des Nations Unies [Kim Bolduc] : Merci monsieur. Je crois que je n’utiliserai pas ce mot de la faute. Je dirai que la responsabilité est une responsabilité conjointe. La MONUSCO est une mission de paix installée en RDC qui a déployé tous les moyens possibles pour venir en aide dans les piliers qu’elle a reçus comme mandat. Mais l’immensité du pays et le nombre de personnes affectées par l’urgence représentent en réalité des défis énormes.

Ce que je peux remarquer, c’est que nous avons réussi à certains endroits mais il ne s’agit pas simplement de réussir ici et là. C’est un travail conjoint. La responsabilité première revient aux autorités et au gouvernement du pays. Nous ne sommes que des entités qui viennent aider. Tant les bailleurs que nous-mêmes, en solidarité avec la RDC et la population congolaise, nous sommes ici pour ce travail. Mais nous le faisons seulement en appui aux efforts du gouvernement, des autorités et de la population elle-même, la société civile. Merci

Question 3

Symphorien Katumba/L’Explorateur : Une question à Mme Florence Marchal. Le colonel Tshibangu a été extradé à Kinshasa en provenance de la Tanzanie pour son procès qui sera annoncé bientôt par le Ministre de la justice, selon ce qu’il a dit. Est-ce que la MONUSCO va suivre le bon déroulement de ce procès pour faire une réponse à qui de droit ?

Porte-parole de la MONUSCO [Florence Marchal]: Alors je vous confirme que nous suivons ce cas, que le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme suit ce cas, Et nous appelons à la tenue d’un procès équitable pour M. Tshibangu.

Question 4

Papy Okito/Echo d’opinion (Goma): Mme Florence Marchal, certainement si je vous posais la question de savoir quel est le groupe armé que la MONUSCO a déjà neutralisé en RDC, vous aurez certainement la réponse. Mais le problème, c’est en Ituri où ça recommence entre les ethnies. Est-ce que la MONUSCO sera capable encore une fois de neutraliser ces groupes armés ou il faut appeler la force Artémis pour venir faire la différence.

Porte-parole de la MONUSCO [Florence Marchal] : Alors je vais donner un premier élément de réponse et le commandant Adil qui est à Goma complètera mais je crois qu’il en a déjà parlé dans son propos liminaire. Ce qui se passe actuellement dans cette partie de l’Ituri, c’est un conflit intercommunautaire. Vous faites référence à des groupes armés, je vais plutôt faire référence à un conflit communautaire.

Alors que faisons-nous ? Évidemment nous sommes sur place, nous avons une présence dans l’Ituri. Et dès dimanche comme cela a été dit par le porte-parole militaire, la MONUSCO s’est fortement impliquée dans la prise en charge de personnes déplacées qui sont arrivées dans la ville de Bunia. Dès lundi matin une réunion de crise s’est tenue à la MONUSCO. Lundi après-midi une mission de reconnaissance aérienne a été effectuée par la MONUSCO afin de faire une évaluation de la situation et de voir quelle pourrait être la réponse que nous allons pouvoir donner.

Le chef de bureau de la MONUSCO à Bunia effectue actuellement un travail de bons offices en rencontrant des représentants des communautés et également des autorités de la province. Et Radio Okapi, la radio des Nations Unies, a commencé depuis hier à diffuser des messages d’apaisement à l’endroit de la population.

Voilà la réponse à la résurgence du conflit de ces derniers jours que la MONUSCO a pu apporter.

Commandant est-ce que vous avez quelques éléments à ajouter ?

Porte-parole militaire par intérim de la MONUSCO [Commandant Adil Essherir] : Votre question, Papy, a deux volets. Je vais commencer avec le deuxième. Vous parlez de l’éradication des groupes armés. Je pense qu’on était toujours dans une posture d’agir, dans une posture proactive. On ne se contente pas d’observer ce qui se passe. Chaque fois quand on a une présence militaire, notre patrouille quitte précipitamment, nos unités quittent précipitamment pour venir en aide là où il y a une situation, un risque que des civils se tuent.

Donc, je pense qu’il est toujours difficile de mettre en valeur ce qui marche et il est plus facile de critiquer et de dire ce qui ne marche pas. Donc, nous comprenons ça, nous comprenons les attentes. Nous prenons avec un grand sérieux, un grand soin, un grand intérêt les attentes. C’est pour cela qu’on a déjà initié la transformation de la Force. On a initié une série des mesures militaires pour être plus agile, pour être plus flexible. Et je pense même que cette semaine-là on était actif dans deux endroits : Kasaï, dans le territoire de Mweka et aussi en Ituri. C’est notre lot de travail quotidien. Chaque jour, en plus des patrouilles de routine, en plus de déploiement robuste, en plus du déploiement de bases temporaires.

Donc toute une panoplie d’activités miliaires qui se passe. Donc, je pensais vous révéler quelques données. L’année dernière, par exemple, en 2017, la Mission a enregistré plus de 19 casques bleus qui ont été tués au service de la paix. Ça représente à peu près le tiers de tous les casques bleus tués dans toutes les missions de maintien de la paix au monde. Donc, c’est un chiffre. Donc, ça montre l’implication. On est face à un processus de protection des civils très dynamique, complexe en permanente évolution. On s’adapte à ça.

Et la question des groupes armés, je pense que déjà la Résolution 2348 a parlé de ça lorsqu’ elle a dit que les motivations de différents groupes armés sont variées et une action purement militaire, à elle seule, ne pourra apporter une solution durable à ce problème-là. Donc, il y a d’autres dimensions qui doivent être prises en compte, dimensions économiques. On est un acteur parmi beaucoup d’acteurs qui sont là. On fait notre travail soit dans le cadre de la Force soit dans le cadre de la Mission dans une approche globale.

Mais il faut également que des efforts soient faits pour mettre la population à l’abri de ces réseaux d’approvisionnement, des réseaux de recrutement. Donc, aussi entretenir et mettre des mesures de cohésion sociale et communautaire. Le deuxième volet, vous parliez de l’Ituri. Pour l’Ituri, ce n’était pas des groupes armés mais des clashes interethniques entre des éléments appartenant aux communautés Lendu et Hema .Donc, dès qu’on a eu l’information, on a fait des reconnaissances d’hélicoptère. On a déployé des troupes sur place. On a déjà établi des plans pour répondre à l’évolution de la situation.

Question 5

Bernardin Nyangi/Radio Okapi (Goma) : Je vais encore revenir sur la question sécuritaire en adressant ma question à la porte-parole. Deux mois viennent de s’écouler, comme vous le savez, depuis l’attaque qui a coûté la vie à 15 casques bleus tanzaniens sur la base MONUSCO de Semuliki à Beni au Nord-Kivu. Et maintenant là, il y a des révélations qui sont faites par les médias, dont la RFI ce matin d’ailleurs, pour ceux qui ont suivi, et qui font état du manque de réactivité de la part de la FIB pour prévenir cette attaque malgré le fait que l’alerte avait été donnée par les Tanzaniens quelques heures avant. Et cela, notamment suite à l’absence, selon RFI ce jour-là, des pilotes qualifiés pour les vols de nuit. Est-ce qu’il y a des mises au point, par exemple, de la MONUSCO face à cela ?

Porte-parole de la MONUSCO [Florence Marchal] : En effet, une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque de la base de Semuliki. Etant donné la gravité de la situation, le Secrétaire général de l’ONU a nommé une équipe qui est dirigé par un ancien haut fonctionnaire de l’ONU, M. Dimitri Titov. L’équipe était en République démocratique du Congo et en Tanzanie courant janvier et nous attendons que son rapport soit remis à M. Guterres. C’est un processus qui est en cours et il ne nous est pas possible de le commenter pour l’ instant.

Question 6

Mireille Mpoyi/Agence Internationale de Communication et Médias : Bonjour, ma question s’adresse à Florence Marchal. Qu’en est-il de l’assassinat des deux experts de l’ONU ?

Porte-parole de la MONUSCO [Florence Marchal] : Alors, concernant l’assassinat des deux experts de l’ONU, le Secrétaire général de l’ONU a nommé également une commission d’enquête pour travailler aux côtés des autorités congolaises. Cette commission d’enquête est dirigée par M. Robert Petit qui travaille avec une équipe dans le Kasaï. Et actuellement, l’équipe est en train de travailler.

  1. Petit doit régulièrement faire rapport de ses observations au Secrétaire Général qui, lui- même, doit faire rapport au Conseil de sécurité de l’ONU. Et tout cela en collaboration avec les autorités congolaises. Donc, pour l’ instant, le travail de cet expert est en cours et on devrait, dans les prochaines semaines, avoir les premières observations de cette enquête. Voilà où nous en sommes au moment où je vous parle.

Question 7

Venant Vudisa/RTNC : Ma question s’adresse à Mme la Représentante spéciale ajointe du Secrétaire général de l’ONU. Vous l’avez dit tout à l’heure, vous revenez du Nord-Kivu, parmi les provinces visitées et vous avez constaté avec beaucoup de regrets les véhicules qui s’embourbent et qu’il y a des difficultés de transport. Et cela vous a peinée. Cependant, il y a quelques jours, le Gouverneur de la province du Nord-Kivu a émis les vœux  de voir la

MONUSCO s’intéresser, outre sa mission de paix, plus au volet développement. Avec votre engagement et vous êtes coordinatrice du PNUD, est-ce que cela sera chose faite ?

Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice humanitaire en RDC et Coordonnatrice résidente des agences, fonds et programmes des Nations Unies [Kim Bolduc] : Je crois que nous sommes tous d’accord pour regarder les problèmes logistiques qui nous empêchent en ce moment d’améliorer l’aide que nous apportons. D’ailleurs, la MONUSCO travaille déjà par les petits projets, par des interventions sur la réparation des routes dans beaucoup de parties du pays. Je suis aussi déterminée à [faire] contribuer les fonds que nous avons pour faciliter l’accès humanitaire. Et je crois que c’est une priorité à laquelle il faut s’atteler rapidement.

Question 8

Patrick Félix Abeli/Cas-Info & RTVS1 (Goma) : Je vais poser la question concernant l’extradition du colonel John Tshibangu. Comment vous, la MONUSCO, avez observé cette extradition ? A-t-elle respecté les normes du droit international ? Et puis, par rapport à la détérioration du climat de coopération entre la RDC et la Belgique ? Quelle est votre analyse, vous, la MONUSCO ?

Porte-parole de la MONUSCO [Florence Marchal] : Alors, je vous rappelle que la règle de cette conférence de presse, c’est un journaliste, une question. De toute façon, je ne peux pas commenter le deuxième volet de votre question. Nous ne commentons les relations bilatérales entre des pays membres de l’Organisation des Nations Unies.

Pour le cas de Tshibangu, je crois que c’est la première question à laquelle j’ai répondue. En ce qui concerne l’extradition, le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme n’a pas été associé aux discussions bilatérales entre la Tanzanie et la RDC sur cette extradition. Et le Bureau n’a également pas eu accès à la demande d’extradition.

Donc, nous ne sommes pas en mesure d’affirmer si cette extradition s’est déroulée dans les règles ou non, dans la mesure où n’avons pas eu accès au dossier.

Question 9

Jean-Pie Cisekedi/Multimedia News : Au fait, j’ai suivi successivement les officiels congolais qui reprochent la MONUSCO, je vais paraphraser les propos du Vice-Ministre aux Affaires étrangères qui a dit que « la MONUSCO se comporte au Congo comme un état dans un état ». Il continue et dit : « ils vont même jusque sur le terrain quand il y a des problèmes sans nous informer ». Nous voulons un peu connaitre la réaction de la MONUSCO.

Porte-parole de la MONUSCO [Florence Marchal] : Nous avons entendus ces propos et je peux vous assurer que nous travaillons chaque jour avec les autorités congolaises afin d’optimiser le soutien que nous leur apportons au bénéfice des populations de ce pays. Un soutien qui est décrit de façon précise dans les Résolutions du Conseil de sécurité.

Je vous l’ai annoncé dans mon propos liminaire mais je vais y revenir car il s’’agit d’un exemple très concret de la coopération entre la MONUSCO et les autorités de ce pays puisque hier le Représentant Spécial ad intérim du Secrétaire General de l’ONU et le Ministre de la Défense congolais ont signé le prolongement de l’arrangement technique entre la MONUSCO et le Ministère de la Défense en ce qui concerne la coopération entre la Mission et les Forces armés de la République démocratique du Congo.

Question 10

Alain Wandimoyi/Journaliste indépendant (Goma) : Je reviens à votre propos liminaire. Vous avez évoqué le dossier autour de la coopération militaire FARDC-MONUSCO. Mais, il y a une zone d’ombre qui plane autour de cette coopération d’autant plus que lors du lancement des opérations Sokola à Beni, le 13 janvier dernier, le porte-parole militaire aurait dit que la MONUSCO n’intervient pas dans les opérations militaires avec les FARDC. Pouvez- vous nous éclairer la- dessus ? Est-ce que la MONUSCO s’est désistée après ce qui s’est passé à Semuliki ? Merci.

Porte-parole de la MONUSCO [Florence Marchal] : La coopération entre la MONUSCO et les FARDC est donc décrite dans l’accord, dans l’arrangement technique auquel je faisais allusion [un peu plus tôt]. Il s’agit pour les états-majors d’avoir un meilleur dialogue et de faire une planification commune. Cela n’implique pas que toutes les opérations menées par les FARDC, d’une part, et par la MONUSCO d’autre part, soient des opérations conjointes. Et il est aussi important de rappeler que cette coopération est soumise à la politique de diligence voulue en matière des droits de l’homme.

Donc, avant chaque opération, il y a un screening, une observation, une enquête qui est réalisée sur les forces de sécurité non onusienne afin de voir si les personnes avec lesquelles les Nations Unies travaillent, puisque cette politique s’applique à l’ensemble des Nations Unies, si ces personnes et ces entités répondent aux normes en matière de respect des droits de l’homme au niveau international.

Peut-être que le Commandant veut ajouter un complément de réponse ?

Porte-parole militaire par intérim de la MONUSCO [Commandant Adil Essherir] : Je pense que l’essentiel a été déjà dit. Donc le cadre stratégique, je vais parler du cadre stratégique qui vise deux priorités qui sont la protection de la population civile par la neutralisation des groupes armés et la stabilisation par la consolidation de l’autorité de l’Etat.

Donc, il y a les quatre domaines essentiels de coopération qui sont le support logistique, soutien aux combats, soutien aux renseignements et support de commande.

Je reviens dans les détails, le journaliste a dit qu’on ne vient pas au support, donc je vais parler de trois cas concrets cette semaine et la semaine dernières où on a engagé nos troupes à Opira et à Luiza et on a aussi fourni un support feu lors de l’attaque à Mayimoya.

Donc, on continue comme vous dites une coopération qui doit être en stricte application de la politique de diligence voulue en matière de droits de l’homme. Merci.

Question 11

Guy Wolume/RTNC 2 : Mme Kim Bolduc, vous venez de dire que le pays souffre de plusieurs convulsions. Alors quels sont les critères qui entrent en jeu pour venir en aide urgemment à un coin du pays en difficulté ?

Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice humanitaire en RDC et Coordonnatrice résidente des agences, fonds et programmes des Nations Unies [Kim Bolduc] : Le premier critère qui entre en jeu immédiatement, c’est le nombre de personnes affectées par cette urgence. Notre souci principal, c’est la population. Vous savez que dernièrement nous avons élevé le niveau d’urgence de trois provinces au niveau maximum, c’est-à-dire trois et ceci concerne le Kasaï, Tanganyika et le Sud-Kivu. C’est dans ces provinces-là que la capacité de répondre aux besoins n’est pas encore à la hauteur pendant que les populations souffrent, se déplacent et ont besoin de recevoir de l’aide. Quand nous changeons les paramètres de notre intervention, ceci indique évidement que nous devons avoir plus de ressources, plus de capacités et que ces personnes-là doivent être assistées sur place pour éviter des déplacements supérieurs au niveau de ce que nous voyons déjà. Merci.

Porte-parole de la MONUSCO [Florence Marchal] : Mme Bolduc, il nous reste trois minutes avant la fin de cette conférence de presse, est-ce que vous avez quelque chose, un message supplémentaire que vous souhaiteriez faire passer aux journalistes ici à Kinshasa et à ceux de Goma ?

Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice humanitaire en RDC et Coordonnatrice résidente des agences, fonds et programmes des Nations Unies [Kim Bolduc] : Je vous remercie. Je crois que le message à passer, c’est qu’il s’agit pour nous tous de contribuer à aider les personnes qui souffrent de cette situation d’urgence dans le pays. Chacun dans son domaine, nous faisons de l’humanitaire, aidez-nous à donner une lumière plus claire sur ce qui se passe, aidez les personnes qui se sentent oubliées quelquefois parce qu’elles vivent très très loin, à leur faire sentir que nous sommes là, que les journalistes s’intéressent à leur sort, qu’il y a une reconnaissance de l’aide qui est donnée, évidemment de façon critique, à nous montrer aussi ce qui ne va pas bien pour que nous puissions nous améliorer.

Je crois que le dialogue entre nous tous, la coopération entre nous tous, c’est ce qui va nous rendre beaucoup plus efficaces dans le travail que nous devons faire parce que le pays en a besoin.

Porte-parole de la MONUSCO [Florence Marchal] : Je vous rappelle que Mme Kim Bolduc, qui est Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice humanitaire en RDC et Coordonnatrice résidente des agences, fonds et programmes des Nations Unies, était aujourd’hui l’invitée de cette conférence de presse.

Comme nous l’avons indiqué, son service a préparé pour vous une fiche synthétique avec toutes les données concernant la situation humanitaire dans le pays.

Je voudrais aussi revenir sur une information que j’ai donnée en début de conférence concernant l’appel à la bourse pour les jeunes journalistes entre 25 et 35 ans. S’il y en a parmi vous qui sont intéressés, ici ou à Goma ou auditeurs dans le reste de pays, n’hésitez pas à vous rapprocher de nos services, si on peut vous aider à présenter un bon dossier de candidature, on le fera par ce que on a tout intérêt à ce que de jeunes journalistes congolais représentent le pays lors de la prochaine Assemblée générale des Nations Unies en septembre prochain.

Voilà cette conférence est terminée, je vous remercie de l’avoir suivie, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine.

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  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



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