Que faire ?

Que faire ?

This post has already been read 6951 times!

Que veut-on au juste ? La question posée par Monsengwo peut être ressassée par n’importe quel esprit soucieux de disséquer, au scalpel, dans le laboratoire de son esprit, le mal politique congolais.

Présentement, le duel s’invite dans la rue ainsi qu’à travers les médias. Le pouvoir en union de posture et, selon certains, d’intelligence avec la CENI d’un côté et, l’Opposition réconfortée par l’entré en jeu de l’Eglise Catholique, les laïcs en avant plan, avec la bénédiction de leurs pères spirituels, de l’autre, développent des contradictions dangereuses autour de l’application de l’Accord du 31 décembre. Avec comme toile de fond, les joutes électorales à venir.

Les deux pôles se montrent, à présent, jusqu’au-boutistes. A tel point que le langage de sourds s’installe. La logique du dialogue pour trouver un juste milieu, jusqu’ici, n’est point privilégiée. Si elle n’est pas à la confrontation, la logique est, plutôt, à la capitulation de l’autre, mais pas acquis à l’idée d’un consensus. Pourtant, de l’avis de certains analystes, aucune solution curative et durable ne saurait être le fruit d’une annihilation des uns ou des autres.

Tenez ! Où peut conduire la logique de la rue prônée çà et là ? Si les intensions des catholiques, selon les directives de la CENCO, ne sont que pacifiques, il y a fort à parier que l’Opposition radicale, elle, à travers ces marches, caresse l’idée de l’activation de l’article 64 alinéa 1 de la Constitution, pour faire partir le régime en place. Ce rêve encore lointain et pas facile à réaliser, d’emblée, débouchera-t-il par la fin de la crise de légitimité actuelle ? Qui pourra prendre l’impérium dans les pires des cas ? Ne serait-ce pas là un nouveau saut dans le vide par une tabula rasa de l’ordre institutionnel actuel ? Quoi qu’il en soit, si l’Opposition reste en marge du train des élections car, pas convaincu de la partialité du pouvoir organisateur de ces joutes, quelle sera l’issue des élections à venir ? Faudra-t-il marcher pour boycotter et saborder les élections du 23 décembre ? Cela ne facilitera-t-il pas un nouveau report et donc un glissement perpétuel? Ces questions devraient pousser les uns et les autres à mieux murir leurs idées.

D’un autre côté, le jusqu’au-boutisme, au nom de l’irréversibilité des élections à venir pour le duo Pouvoir-CENI, ne saurait être salvateur pour la patrie. Car, d’un, cela permettra la montée en puissance des discordes d’ici décembre puis, si toutefois les joutes avaient lieu, l’impasse, loin de se résorber, mutera et se renforcera davantage car les élections auront été ni inclusives, encore moins acceptables. Encore faut-il se demander si les congolais ne vont pas briller par le rejet du droit de voter.

D’où, la conclusion, seul un nouveau deal acceptable de part et d’autre peut s’avérer salutaire pour le pays. C’est le seul remède à la crise congolaise actuelle. S’il n’est pas conclu préventivement, il devra être de mise de façon curative. Maintenant, l’interrogation, faudra-t-il guérir ou prévenir ?

La Pros.

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com