Prendre ou laisser ?

Prendre ou laisser ?

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Des défis énormes se dressent devant le train électoral censé atteindre la gare ce 23 décembre pour apporter à la démocratie congolaise le ouf de soulagement tant recherché pour une alternance apaisée début 2019.

Seulement, les défis sont énormes que l’impasse politique elle-même au Congo-Kinshasa se dote de plusieurs tournures et contours.

Oui. Elle n’est plus qu’une affaire mettant en jeu des contradictions entre congolais. Mais, même à l’échelle continentale et internationale, des intérêts ainsi que des vues s’entrechoquent sur le pays de Lumumba.

La séance de travail au Conseil de sécurité de lundi dernier sur le processus électoral congolais aura révélé tout un pan de cette problématique.

Au moment où se tenait, un peu plus tard, à Kinshasa la tripartite RDC-Angola-Congo/Brazza, là, à New York, Nangaa-Nikki Haley-She Okitundu, dans une séance   d’échange antithétique, scrutaient la même problématique congolaise : les élections.

Les dernières innovations de la loi électorale et, en dessous, la donne des marches du CLC, doublées de leurs revendications,…sont passés au scalpel.

Désormais, l’avis est de plus connu. La machine à voter est indésirable pour plusieurs membres de ce qui est appelé généralement ‘’la communauté internationale‘’, avec à leur tête, les Etats-Unis d’Amérique.

L’administration Trump, par Nikki Haley, celle là qui avait été dépêché à Kinshasa fin 2017 et dont la visite a produit l’effet de la publication du calendrier, s’oppose avec énergie à l’utilisation, lors des prochaines joutes en RDC, de la ‘’machine à voter’’. Les Usa la perçoivent comme un ‘’système capable de pousser à la contestation des résultats’’, avec son corollaire de crise postélectorale et ses graves conséquences.

Le duo CENI-Gouvernement (Pouvoir) ayant déjà succombé à la logique de foncer vers les prochaines élections, semblent ne point être prêt à céder au nom d’un ‘’Halley l’a dit’’. Du moins, jusque-là. Au Conseil de Sécurité, Nangaa disait que sans machine à voter, il ne pourra y avoir élections au Congo qu’en juillet 2019.

C’est là, en tous cas, une pilule qui ne saurait passer dans les gossiers des membres de l’Opposition encore moins être tolérée par l’Eglise Catholique dont les Evêques, à l’aube de la marche du 25 février, sont en assemblée extraordinaire. La relance de la controverse autour de la machine à voter dans ce contexte d’une marche à venir ne va-t-il pas réchauffer à blanc les esprits ?

Par dessus tout, quelle conclusion peut-il être tirée de cette situation ? A tout prendre, le train des élections du 23 décembre, sous la loi électorale avec ses innovations telle la machine à voter, parait foncer, dans le tableau actuel, vers un mur. Ce, dès lors que l’adhésion des forces nécessaires au pays comme à l’étranger, ces partenaires ‘’impérieux, n’est pas à l’ordre du jour. La question, la vraie, c’est que faire ? Qui du trio Usa-Opposition-Eglise catholique et du duo CENI-Pouvoir devrait accepter de prendre et de laisser telle ou telle option pour peu que les congolais aillent aux urnes à temps ? La logique diplomatique voudrait qu’un compromis soit trouvé. Mais, comment le sera-t-il et quand ?

La Pros.

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