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Manœuvres politiques. Matata : la tête mise à prix !

Manœuvres politiques. Matata : la tête mise à prix !

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*Ni membre du Corps académique de l’UPC, ni membre du Jury. De quoi l’accuse-t-on ? Au fait, qu’a-t-il fait pour s’attirer la colère jusqu’au point de   mériter  une  si grande campagne de diabolisation dont ses pourfendeurs seraient déjà en train de planter le décor à Kinshasa.   Matata,  très  loin de se laisser tirer par le bas, reste bien debout et prêt à  défendre  le grade de Docteur qui lui a été conféré à l’Université Protestante au Congo  et qui, normalement, procède d’une décision administrative qui ne peut être attaquable que par  devant un juge, si jamais une personne ayant qualité d’ester,  se sentait lésée.  

Toutefois, la démission de l’école doctorale du professeur Evariste MABI MULUMBA soulève quelques questionnements d’ordre juridique et administratif, qu’un expert tente, ici, de passer au scalpel et de livrer quelques pistes de réflexion. Débat ouvert.  La science d’abord. Et, la politique, en tout cas, après.

Des irrégularités décriées par le professeur Evariste MABI MULUMBA ne sont pas imputables au récipiendaire MATATA PONYO Mapon qui n’est ni  membre du corps académique de l’Université Protestante au Congo, ni membre du Jury.

Le grade de Docteur lui conféré par l’Université relève d’une décision administrative qui ne peut être contestée que par  devant un juge par toute personne ayant un intérêt contraire mais aussi dotée de la qualité d’y ester ;

Que l’école doctorale n’est pas légalement organisée en droit positif congolais et donc,  dépouillée de la nature juridique.  Ce qui, visiblement,  ébranle le fondement juridique de son Directeur,  sui generis,  et de ce point de vue, toute contestation devient individualisable. Il se pose, dans ce cas,  la question de la qualité du contestataire.

Qui plus, en droit comparé, le délai de recherches doctorales n’est pas une conditionnalité pour la soutenance publique d’une thèse. Et, sur ce point, les exemples sont légion et abondent à travers le monde.

En France,  par exemple, l’on peut défendre sa thèse entre deux et quatre ans.

En Belgique, le professeur Mgr TSHIBANGU a soutenu  sa thèse en une année. Jusqu’aujourd’hui, il sied de le rappeler que  sa thèse est l’une des  meilleures en RD. Congo. Même là, tous ceux qui s’agitent aujourd’hui n’ont jamais osé y trouver de la matière à  renifler.

Ensuite, le procès verbal de finalisation de thèse ne relève pas d’une mesure d’annulation ou de crédibilisation d’une thèse. Il est de l’ordre de formalités administratives sur base des délibérations à  huis  clos des membres du jury dûment nommés par l’autorité académique compétente, qui devait se passer en temps normal et ce, loin du récipiendaire.

D’ailleurs, le récipiendaire n’a ni qualité,  ni intérêt de vérifier la qualité ou les grades des membres de jury de la soutenance de sa  thèse. Il convient d’appuyer la trompette-de-la-mort sur le fait que les grades des  membres du jury ne confèrent aucune saveur scientifique à une thèse soutenue publiquement et qui mieux,  a été sanctionnée par une mention extraordinaire allouée par des éminents professeurs qui ont fait montre, chacun dans son domaine,  d’une maîtrise pour le moins légendaire.

Au lieu de critiquer l’œuvre scientifique, les ambitions politiques surgissent pour l’emporter sur la facture intellectuelle. Il y a plus. Car,  le débat qui devrait se régler administrativement à la Faculté, s’invite, curieusement,  sur  les réseaux sociaux et dans  les  médias.

En réalité, la dialectique scientifique démontre que Matata  dérange. La preuve est qu’il se multiplie des réunions pour une campagne médiatique à son encontre. Des  réunions qui seraient, semble-t-il, organisées   par certains des  ses compagnons de lutte au sein de la Majorité Présidentielle.

Sans remettre en cause le jugement de valeur dont l’auteur de la démission, en l’occurrence,  Evariste Mabi  Mulumba, détient, seul, les vrais méandres, certains sont ceux qui pensent, néanmoins, les adversaires jurés de Matata, en ont certainement, pour en faire leur choux gras.

Au demeurant,  ce qui est sûr est que  la thèse de Matata  aura été d’une facture intellectuelle incontestable qui sera non seulement marquée dans les annales indélébiles du public et des membres du jury présents lors de sa soutenance  mais également,   s’inscrira  à jamais dans  l’évolution de la science en RDC.

LPM

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