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Guéguerre entre les thèses de Matata et Minaku. ASF : Me Richard Bondo renvoie la balle dans le camp des consommateurs

Guéguerre entre les thèses de Matata et Minaku. ASF : Me Richard Bondo renvoie la balle dans le camp des consommateurs

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Depuis quelques semaines, l’on assiste à une guéguerre entre Augustin Matata Ponyo, ancien Premier Ministre  et Aubin Minaku, Président de l’Assemblée Nationale autour de leurs thèses dont l’une défendue à l’Université Protestante au Congo (UPC) et l’autre à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) pour l’obtention du titre de Docteur. C’est ce qui a poussé hier, mardi 20 février, Me Richard Bondo Tshimbombo, Président de l’ONG Avocats sans Frontières de la RD. Congo de recadrer ce débat. C’était au cours d’une rencontre avec les professionnels des medias au restaurant Lapina dans la commune de la Gombe.  Il était question, au cours de cet échange, d’inculquer à la presse la culture de l’éthique de la considération mutuelle en vue de sublimer le vivre ensemble.

Dans sa communication, Me Richard Bondo Tshimbombo, Président de l’ONG Avocats Sans Frontières de la RD. Congo a laissé entendre qu’il est difficile d’appartenir à la race humaine et s’appeler peuple congolais ou citoyens congolais si l’on n’intègre pas les vertus de l’amour, la générosité, l’empathie et le don de soi pour les autres.  Ce, avant d’ajouter : «la crise multiforme qui accable le destin de la République Démocratique du Congo ne pourra être jugulée que grâce à l’éthique de la considération susceptible de conduire à la réconciliation nationale, en passant par la description politique». Et, de poursuivre que chaque personne a une finitude, c’est-à-dire, elle a une limitation. «Il n’y a que Dieu qui est omniscient et omniprésent, qui connaît tout, à tout moment, qui fait tout à tout moment et quant il veut », déclare-t-il.

A l’entendre, la finitude doit pousser chaque personne à  être humble avec un regard de l’autre. Pour lui, les deux thèses sont les fruits des compatriotes congolais. Ils ont mis leurs temps, finances, énergies, et même leur sommeil.  Est-ce faudra-t-il les rejeter ? Me Richard dit non. Il estime que c’est irresponsable, il faut plutôt laisser aux consommateurs que sont les étudiants et les chercheurs de creuser, en les lisant, les scrutant pour voir où est ce que les deux Docteurs ont-ils pêché. « Et lorsque nous relevons des écueils, notre devoir est d’écrire, de disserter une autre thèse, qui veut dire, faire l’antithèse de la thèse de…», a-t-il fait savoir.

Ainsi, la communauté scientifique pourra être édifiée et édifiera aussi les consommateurs de la science, c’est-à-dire, l’humanité. A l’en croire, les deux thèses doivent être classées dans les rayons des bibliothèques et librairies pour que les consommateurs les lises et apportent un jugement. Les auteurs de ces thèses, dit-il,  l’ont produit pour la consommation des tiers qui sont, entre autres, les étudiants et les chercheurs, en bref le peuple. C’est à eux de les lire et voir si ces travaux vont-ils contribuer à l’amélioration de la vie des congolais.  «On ne peut pas critiquer les deux thèses sans les avoir lu, nous devons éviter des raisonnements stéréotypés», a insisté le Président de l’ASF/RDC. Ainsi, il a invité la presse à décourager les ardeurs bellicistes des aspirants Professeurs d’Université ; à pousser l’élite dans toutes ses dimensions à la considération de l’autre ; à cultiver le caractère sacré de la patrie pour barrer la route à tout complot contre elle, et à observer sans coup férir l’économie de l’article 66 de la Constitution comme la neuvième béatitude.

Machine à voter                                          

A ce sujet, Me Richard Bondo s’est dit indigné par des propos du Président de la Ceni disant que sans la machine à voter il n’y aura plus d’élections cette année.  Et de dire que personne ne l’inquiète, ni le Parlement, le Procureur moins encore le Premier Ministre.

D’après lui, la République Démocratique du Congo n’a pas besoin de la machine à voter avec laquelle les résultats des élections seront tronqués d’avance.

Il a, par ailleurs, demandé à la presse de décourager ce système de machine à voter.

«Il faut dire noir la où c’est noir et dire blanc la où c’est blanc», a-t-il conclu.

Christine Ngalula

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