Machine à voter : Nangaa favorable à la certification, Mubake rejette

Machine à voter : Nangaa favorable à la certification, Mubake rejette

This post has already been read 552 times!

Des langues se délient après la demande par la CENCO de la certification de la machine à voter avant son usage en décembre 2018 lors des élections. Hier, un premier chapelet de réactions est tombé. Nangaa, Mubake et d’autres personnalités ont confié leurs avis. Valentin Mubake, à titre d’exemple, est en désaccord avec l’option de la certification parce que l’idée même de faire vérifier indique qu’il y a de l’ombre. Pourquoi les Evêques n’ont-ils pas simplement rejeté la machine à voter que lui, Mubake, qualifie de machiner à tricher ? S’est-il interrogé au téléphone, aux prises avec des journalistes.  ‘’Demander une certification suppose que l’objet à certifier est auteur de bien d’appréhensions sur sa probité. On ne certifie pas une banane avant de la manger…’’, dit Mubake. La CENI qui, sans tournure, voit une main tendue dans la demande de la CENCO, par son Président, salue la demande. Corneille Nangaa l’a, largement, martelé devant la presse. Seulement, la centrale électorale réaffirme son habilitation constitutionnelle à mener, seule, le train électoral et en toute indépendance. En clair, l’homme dit : ‘’certification oui. Mais, au finish, c’est la CENI qui mène la barque, décide et décidera’’.

Ces deux positions opposées révèlent la profondeur des contradictions cristallisées autour de la machine à voter.  Un congolais lambda, réagissant aux propos de Nangaa, principalement sur l’aspect indépendance de la CENI, a rappelé le numéro Un de la CENI à plus de responsabilité. L’indépendance de cet organe habilité à conduire seul le train électoral, cycle après cycle, n’est pas, selon lui, à confondre avec des vues personnelles de ses présidents qui, eux, au fil du temps, passent. L’heure serait donc au ressaisissement. Sinon, préviennent des analystes, si la CENI ne joue qu’à demi-mot sur l’enjeu autour de la certification, les indécis et sceptiques ne prendront pas le train des élections. Et, par ailleurs, il en portera la responsabilité dès lors que les élections de décembre 2018 ne pourront pas exorciser l’impasse multiforme au Congo-Kinshasa.

D’autres avis attendus

Si Mubake, en s’affichant contre une position claire des princes de l’Eglise Catholique, il n’est certainement pas le dernier. D’autres vives réactions peuvent être enregistrées dans le même son sens comme en contradiction avec ses vues. En effet, la recommandation de la CENCO, bref les orientations pastorales des Evêques catholiques font de l’effet sur l’agora politique. Surtout sur les sujets de la machine à voter et, bien sûr, celui de la décrispation. Mais, de deux thèmes, la position prise sur l’usage de la machine à voter a pris à contre-pied plus d’un en RDC comme ailleurs. D’où, l’heure est-elle à la réflexion. Quelle posture prendre à présent ? Certainement que les QG des partis politiques et autres antichambres diplomatiques bouillonnent. Comme avec le calendrier électoral, l’option de la Conférence Episcopale Nationale du Congo démontre qu’elle est souple pour prendre position afin de faire avancer les choses vers le déclic final du processus électoral.

Les sirènes d’une telle posture vont-elles réussir à faire céder certains farouches opposants à la machine à Voter au pays comme sur la scène internationale ? Si oui, quelques cinglantes réactions ne manqueront pas aux propos de Nangaa.

Danny Ngubaa

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com