Au-delà de tintamarres du 8 mars. Homme-Femme : la parité demeure encore un slogan en RDC !

Au-delà de tintamarres  du  8 mars. Homme-Femme : la parité  demeure encore  un slogan en RDC !

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*Eduquer une femme, dit-on, c’est éduquer toute une nation. Voilà pourquoi l’humanité dédie tous les mois de mars de chaque année à la femme, en la mettant en vedette avec en lui rendant tous les honneurs du monde, en la soignant aux petits oignons,  afin qu’après tout, elle comprenne  son rôle et reprenne sa vraie place dans la société.

Aujourd’hui,   le monde accorde plus de valeur  à la femme pendant ce mois, pour lui ôter tout prétexte lié à ses limites naturelles. C’est-à-dire,  l’image d’une femme  qui ne s’occupait jadis que de la maison. Curieusement, ce mois de mars est compris différemment par les  concernées, elles-mêmes.

A la question de savoir si ce mois de mars stimule réellement quoi  chez la  femme, plusieurs n’ont pas hésité à émettre leurs points de vue.  Nombreuses ont estimé, en effet,  que c’est un mois où la femme ne  devra pas valoriser  que le pagne, c’est-à-dire s’habiller à l’Africaine ou à la congolaise du 1er  au 30  et  laisser certaines tâches domiciliaires à l’homme. Mais,  travailler sans répit pour mettre tous les hommes d’accord sur l’importance de ce mois.

Pour Maman Agnès Olondo, Présidente des mamans de l’assemblée des Saints de Barumbu, musicienne chrétienne et fonctionnaire au sein des  Médecins  Sans Frontière(MSF), si aujourd’hui,  l’univers  accorde une attention particulière à la femme chaque  mois de mars,  en général,  et le 8  mars,  en particulier, c’est parce   que cette dernière joue un rôle très important dans le foyer et est capable d’exercer les mêmes fonctions que l’homme.

’Les organisations mondiales aujourd’hui ont bien pensé à moderniser la femme, puisque cette dernière était chosifiée.  Depuis lors, cependant, ces organisations n’ont pas réussi  à mettre en place  jusque-là, les stratégies permettant à toute femme de pouvoir s’adapter facilement aux choses, en accomplissant les mêmes tâches que les hommes’’,  a- t- elle ajouté.

Concernant la parité entre l’homme et la femme, maman Agnès a estimé, par ailleurs,   qu’elle  ne sera pas effective sur certains plans.  D’autant plus qu’elle n’a pas de  fondements bibliques. Dans la bible,  Dieu demande à la femme d’être soumise à l’homme. Alors,  il serait dangereux dans un foyer, si une femme se croyait égale à son  époux.

’Pour  ne pas créer des zones d’ombre  dans la tête de beaucoup de femmes, les grandes organisations  du monde qui militent pour le droit de la femme dans la société,  devront exclure d’autres points comme la parité entre l’homme et la femme pour préserver certains foyers de quelques  tiraillements’’,  a-t-elle conclu.

Pour Jemima  Unyumbe, élève  au lycée Mont-Amba de Lemba,  le mois de  mars  ne devra pas prendre une connotation du favoritisme. En d’autres mots,  l’on ne peut pas forcément ovationner une femme pour son sexe.  Mais, en revanche, il faudrait également  voir si réellement cette dernière accomplit  bien les mêmes rôles que l’homme dans la société. Et,  mener des campagnes de mobilisation  tous les mois de l’année  pour inculquer à cette dernière,  les notions qui lui permettront de pouvoir être  aux pas de l’égalité avec l’homme, à l école et au travail.

Certes, au siècle présent,  il faudra à tout prix vanter   les mérites de la femme dans la société, pour l’encourager davantage à braver la honte et la paresse et arriver aux mêmes diapasons que l’homme.

Aujourd’hui,  malheureusement, plusieurs femmes pensent que  le mois de mars, est un mois  où elles devront faire la publicité du pagne ou carrément de leur sexe. Si tel est  vraiment le cas,  le mois de mars n’a pas son sens d’existence.

Pourtant,  pendant le mois  de mars,  l’humanité fait comprendre à la femme ses potentialités ou capacités à transformer la société tout en  rappelant le noble travail qu’elle exerce tous les jours pour encadrer le foyer.

Il sied  de constater qu’actuellement, à Kinshasa,  plusieurs  femmes  sont des épicentres des dépravations des   mœurs dans la société, lorsqu’elles se livrent   à la prostitution n’importe où, au grand jour  avec des accoutrements horribles, difficiles  à dévisager deux fois.

Est-ce que ce genre des femmes  peuvent  aussi être louées  pendant ce mois de mars ? Difficile à dire. Même si les goûts et les  couleurs ne discutent pas, l’on peut, néanmoins, affirmer que  les femmes qui sont aujourd’hui ovationnées, sont celles qui sont capables de se distinguer dans plusieurs domaines de la vie, en exécutant les mêmes tâches que les hommes et qui peuvent apporter des idées constructives.

Constat fait  dans plusieurs entreprises de la capitale aujourd’hui, la plupart des  femmes ne sont pas engagées parce qu’elles sont capables d’assumer telle fonction que l’homme, mais c’est parce qu’elles sont, peut-être,  belles  et capables  de se livrer aux choses anodines.

En tout cas, la parité entre l’homme et la femme ne  sera effective que   lorsqu’on en  arrivera  aux  conditions de travail, telles que les  deux personnes seront identiques  et que les mêmes personnes seront engagées pour la méritocratie et non pour le sexe, ni autres considérations incommodes.

Christian Bokaya

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