Ni foire, ni ring. Primature : Michel Nsomue jette l’éponge !

Ni  foire, ni ring. Primature : Michel Nsomue  jette l’éponge !

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*La parenthèse s’est donc vite refermée. Depuis hier, Michel Nsomue a démissionné de ses fonctions de Directeur de Cabinet du Premier Ministre.   Mais, quelle sera la réaction de Tshibala, dès son retour ce week-end à Kinshasa ?

Vinaigre…

Bruno Tshibala Nzenzhe, depuis son séjour en Europe, aura simplement appris que derrière lui, des scènes se sont déroulées à l’Hôtel du Gouvernement, là où tous les Premiers Ministres de toutes les trempes, à l’instar de Patrice Emery Lumumba, Gizenga Antoine, Mungul Diaka, Likulia, Mulumba Lukoji, Joseph N’singa Udjuu, Lunda Bululu, Muzito, Samy  Badibanga Ntita,  Mabi ou encore Matata, pour ce citer que ceux-là, ont eu à rendre des loyaux services à la Nation.

Des images  scènes scabreuses  que  les réseaux sociaux ont placées  au pinacle de l’actualité congolaise, dans ce qu’ils ont considéré, outre mesure, de scandale, continuent encore jusqu’aujourd’hui à flotter sur la toile. Si bien que Michel Nsomue, le Directeur de Cabinet de l’actuel Premier Ministre, même s’il ne se reproche de rien, a levé l’ultime option de jeter l’éponge.

Des sources crédibles confirment, en effet, que depuis hier, il aurait déposé sa lettre de démission auprès de José Makila Sumanda, ci-devant,  Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, faisant l’intérim du Premier Ministre.

Ainsi, au propre comme au figuré, Michel Nsomue Nsomue écourte-t-il, plus tôt que prévu,  son passage à la Primature. Mais, puisque cette lettre n’est pas encore arrivée entre les mains de son destinataire principal, doit-on considérer qu’à son retour annoncé pour ce dimanche 11 mars à Kinshasa, Bruno Tshibala, conscient du rôle que le démissionnaire jouait à ses côtés, pourrait être amené à le pousser à reconsidérer sa position ? Rien n’est moins sûr. D’où, la suite de ce feuilleton reste suspendue à l’issue des entretiens que les deux hommes qui, en  avril 2017, avaient juré de convoler en justes noces, sont tenus d’avoir ce week-end. Il n’est pas exclu qu’un scénario inverse s’opère, si jamais le Premier Ministre, de vive voix,  parvenait à l’en dissuader. Mais, en attendant, Nsomue  garde encore  la bouche fine, se refusant à tout commentaire pour ne pas brûler inutilement  les étapes en matière des procédures. D’ailleurs, il est tenu  à l’obligation de réserve en raison de ses responsabilités d’Etat. Donc, tous les interstices tendant à tout éventuel accord ou désaccord  sont encore  ouverts.

Comment en est-on arrivé là ?

Lundi 5 mars dernier, en fin de la journée, il a été fait état d’une altercation survenue entre l’un des conseillers du Premier Ministre et le Directeur de Cabinet. Ce dernier, selon des sources croisées,  aurait refusé de signer un ordre de mission dont le but était justifié seulement par le souci, pour ce Conseiller-là,  d’obtenir un visa. Bien d’autres raisons ont été également  évoquées. Allusion faite, ici, à la litanie des propos et actes de vandalisme dont la destruction méchante des biens meubles et ornements de l’Hôtel du Gouvernement. Des voies et faits dont le même Conseiller aurait été à la base, selon qu’il serait, en même temps, un gendre du Premier Ministre, ont vite fait de polluer l’atmosphère. Tout a tellement tourné au vinaigre qu’au comble de tout, l’homme, fou furieux, avait juré de démantibuler les mâchoires d’une des assistantes du Directeur de Cabinet. Hélas, Dieu merci !  Car, soudainement, les forces de l’ordre l’en ont empêché. N’eût-été le cas, cette assistante, placée la détermination de ce  Conseiller, devenu comme un chier enragé,  en aurait eu pour son compte, avec soit, quelques dents de moins, soit un œil crevé ou, à la limite, le thorax écrabouillé.

Jusqu’où voulait-il en venir ?

Difficile à deviner. Mais, à  voir comment il s’est défoulé sur les biens meubles, aujourd’hui cassés, il ne serait pas exagéré de  penser que là où  l’on parle de la démission ou des postes, l’assistante, elle,  une fois la chair désossée  à l’aide des coups directs et des uppercuts,  n’était loin pas de se retrouver à la morgue. Heureusement qu’on en est pas arrivé-là. Voilà la raison  pour laquelle, au-delà de toutes les fautes, y compris toutes les faiblesses administratives, politiques ou autres liées notamment, au surnombre de membres du cabinet du Premier Ministre dont certains auraient été recrutés à l’insu de son Directeur de Cabinet, il y a bien lieu de se contenter de l’absence de la perte en vie humaine, lors de la survenance de ces incidents aussi regrettables que punissables.

Après tout, la Primature n’est une foire, ni un ring. C’est ce qui justifie, d’ailleurs,  la suspension en termes de mesure conservatoire,  pour une durée de trente jours,  de ce conseiller aux allures d’un homme  forcené.

Puis, les autres mécanismes ordonnés, du reste, par le Président Kabila, au vu des images inadmissibles et emberlificotantes, devront être actionnés pour conjurer l’indiscipline et ramener de l’ordre dans la boutique.  

LPM

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