Zone de Libre échange continental africain. RDC : Jean-Lucien Bussa a planté le décor à Kigali !

Zone de Libre échange continental africain. RDC : Jean-Lucien  Bussa a planté le décor à Kigali !

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*Heureux qui, comme Ulysse, a effectué un bon voyage. De Niamey à Kigali, c’est comme si cela n’était qu’un pas. Travaillant d’arrache-pied, Jean-Lucien Bussa Tongba, Ministre d’Etat, Ministre du Commerce Extérieur,  a œuvré à l’érection de l’architecture institutionnelle  ainsi qu’à la définition des   bases juridiques essentielles. A Kigali où il a été du 8 au 9 mars, il s’est, en effet,  coupé en quatre morceaux, pour poser tous les jalons nécessaires.  De sorte que le 21 mars prochain, lorsqu’il sera question, pour les Chefs d’Etat africains,  d’apposer la signature au bas de l’Accord de création de la  Zone de libre échange continental africain, qu’aucun grain de sable, du côté de la RD. Congo, ne fasse  grésiller la machine.

Marché commun irréversible

S’il n’y a aucun changement d’agenda, les Chefs d’Etat africains procéderont à la signature de l’Accord de création de la Zone de Libre Echange Continental Africain, à Kigali, capitale rwandaise. Ce sera-là un temps fort, un moment historique  pour l’accomplissement d’un vieux rêve des  dirigeants africains   qui, depuis 2015, avaient confié cette mission à leur collègue du Niger, M. Mamadou Youssouf, à Niamey. Car, après plusieurs réunions d’experts spécialisés dans le domaine du Commerce Extérieur et, surtout, après de nombreux Conseils des Ministres de Commerce Extérieur de l’Union Africaine, cet atterrissage en douceur aura été le couronnement  d’un long processus. Il fallait, dans l’entretemps, préparer tout l’arsenal juridique  susceptible de délimiter le champ de l’opérationnalité d’un tel marché à l’échelle continentale.  Déjà, du 8 au 9 mars dernier, Jean-Lucien Bussa Tongba, Ministre d’Etat, Ministre du Commerce Extérieur de la RD. Congo, a participé activement  à une nouvelle réunion au cours de laquelle, le projet d’Accord de la création de cette zone de libre échange continental africain a été débattu, examiné et approuvé.

Buts ?

Au fait, quels sont les buts poursuivis, dans cette démarche ? De retour à Kinshasa, Bussa explique que les dirigeants africains visent à éliminer les barrières tarifaires et non tarifaires. Concrètement, les produits africains devraient, dorénavant, circuler librement dans cette zone, considérée comme un marché commun, sans le moindre paiement des droits de douane. Si bien qu’en définitive, s’il faut voir de près ce qu’on en tire, il pourrait être possible de relever le niveau de commerce extérieur interafricain qui, depuis un certain temps, est tombé en deçà de 3 % du commerce mondial. Avec une telle circulation, il va de soi, précise-t-il, que le volume de transactions des biens monte en flèche. Et, puisque, si un pays vend plus qu’avant, il augmente naturellement  sa production intérieure,  crée les possibilités d’emplois, résout les problèmes sociaux et réduit, par ricochet,  les élans irrédentistes de tous les effets pervers dus à  la pauvreté.

Quel est l’enjeu ?

Ici, Bussa Jean-Lucien qui croit en l’immensité des potentialités   de son pays, la RD. Congo, pense qu’il est temps de tirer parti de la suppression de ces  barrières tarifaires interafricaines,  de profiter des multiples offres de ce grand marché ouvert. Ceci suppose, évidemment, que la RD. Congo  s’engage  sur la voie de la compétitivité, pour augmenter sa production aussi bien agricole que des produits manufacturés. L’acquisition, par exemple, des intrants aux prix réduits et en l’absence des frais de douane, serait un atout indéniable dans l’amélioration des coûts de production. Ce qui est important, insiste-t-il, puisque cette Zone de Libre échange continental africain devient irréversible, c’est de mettre en place des politiques qui soient capables d’aider la RD. Congo à d’adapter aux choix des dirigeants africains, à capter les opportunités, à prendre en compte les contraintes et, enfin, à orienter l’économie du pays autrement. La question n’est plus celle de comment faire ? Mais, d’étudier des stratégies pour ne pas rater cette aubaine. Certes, les contraintes économiques structurelles existent. Bien par contre, au-delà de tout, cet Accord historique en perspective  au niveau africain, à l’instar de celui du  marché européen, incite à des politiques arrimées  sur ces opportunités résultant de ces choix africains, devenus, à la fois,  irréductibles et incontournables.

LPM  

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