Patates chaudes !

Patates chaudes !

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Contrôler et légiférer, ce sont là les privilèges-devoirs des Députés et Sénateurs. Et, depuis hier, le bal de plénières a été relancé. Oui, après des vacances parlementaires passées, certainement, à consolider les bases, les membres tant du Sénat que de l’Assemblée Nationale ont été rappelés au Palais du Peuple pour l’exercice de leurs prérogatives. Il faut dire que cette fois comme bien souvent, la session ouverte sera émaillée de bien de tension.

En effet, une panoplie de patates chaudes devra être abordée d’une manière ou d’une autre dans les deux chambres du Parlement congolais. Evidemment que les élections resteront le thème central. Déjà, les actuels Honorables Elus, eux-mêmes, commencent à cogiter sur le défi de se faire élire car, la certitude de revenir d’ici une poignée de mois au Parlement n’est pas de mise. D’abord, cela est naturel car aux élections rien n’est certain. Par ailleurs, avec le décor de nouvelles règles du jeu électoral posées par la loi électorale, les politiques prochains candidats se font à l’idée que rien n’est sûr. Soit ! Avant d’affronter cette réalité, Députés et Sénateurs sont appelés à poser le curseur sur des contours de ces élections tant attendues.

Premièrement, c’est l’examen du projet de loi portant sur la répartition des sièges qui fera couler encre et salive. La CENI qui a fini d’enrôler depuis fin janvier est censée mettre les bouchées doubles pour terminer le nettoyage du fichier électoral où des cas à problème ont été décriés même par Nangaa en personne surtout, avec cette affaire de 200.000 ‘’bébés’’ enrôlés.

Si jusque-là les langues n’ont pas encore débuté à se délier sur les dessous de cette prochaine loi partage-gâteau des postes à l’Assemblée Nationale, tout indique que cela est pour très bientôt. Des signes avant-coureurs de contradictions étaient depuis peu dans les esprits. Tenez ! Le taux d’enrôlés dans certaines provinces comme le Sankuru suscite bien de commentaires de la part des politiques. Car, l’enjeu est là. Le nombre des sièges à pourvoir dépendra du poids non plus démographique mais électoral. Si donc les données de la CENI créent des suspicions de gonflage pour certains coins du pays réputés acquis à la cause de quelques politiques de la mouvance, il va sans dire que le coup de colère de l’Opposition au Parlement ne saurait tarder. Donc, si cet aspect n’est pas bien géré vuvuzelas et sifflets risquent de sortir des tiroirs des opposants parlementaires.

Au-delà de cette patate chaude, bien d’autres brûlants sujets centrés toujours sur la conduite du processus électoral par le tandem CENI-Gouvernement sont en sourdine ou, en clair, sur la table à l’Assemblée Nationale comme au Sénat. A 9 mois des élections, ces deux chambres, face à l’histoire, sont placées devant leurs responsabilités. Le Parlement, sentinelle institutionnelle de la bonne gestion du pays par le Gouvernement et autorité budgétaire, après le Ministère de l’Intérieur, de la CENI devra poser le curseur avec doigté sur ces patates chaudes électorales afin de s’assurer que le duo CENI-Gouvernement puisse, réellement, amener le Congo-Kinshasa vers la fin de la crise par des élections crédibles, apaisées mais surtout inclusives.

La Pros.

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