Perte d’efficacité du français en RDC et d’autres pays. Nicolas Simard plaide pour une véritable collaboration entre les pays francophones

Perte d’efficacité du français en RDC et d’autres pays. Nicolas Simard plaide pour une véritable collaboration entre les pays francophones

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Ambassadeur du Canada en RD. Congo, Nicolas Simard était l’un des intervenants du grand débat organisé mercredi 14 mars par le Centre Wallonie Bruxelles dans la ligne droite de la journée internationale de la francophonie célébrée le 20 mars de chaque année. Face à une certaine perte d’efficacité de la langue française et d’un certain manque d’épanouissement des jeunes et femmes congolaises, ce diplomate canadien a offert une piste de solution. Cette dernière se résume, d’après lui, par la communion de tous les pays francophones afin de concourir aisément à la promotion de la langue française, le bien commun, et au développement de tous les territoires utilisant le «Français» comme langue de communication.

Bien que la RD. Congo fasse partie des grandes nations francophones du monde, l’usage du français, actuellement dans ce pays, inquiète plus d’un observateur. D’autant que la langue n’est plus utilisée adéquatement. Pis encore, elle perd, de plus en plus, sa qualité de communication dans l’agora littéraire du Congo-Kinshasa. Ce, dans la mesure où plusieurs personnes aujourd’hui s’alignent vers l’usage des langues nationales. Ce qui n’était pas une préoccupation d’antan. Puisque tous les congolais, que ce soit les professeurs, étudiants, les enfants…, avaient tous le vœu de comprendre et parler facilement la langue française. C’est ainsi que Nicolas Simard, étant aussi ancien cadre effectif de l’Organisation Internationale de la Francophonie, OIF, s’est opposé à ce qu’il qualifie d’une mauvaise gestion du système éducatif au Congo-Kinshasa principalement.

Pour lui, si la qualité du français en RD. Congo ainsi que dans plusieurs autres pays francophones est en train d’être périmée davantage, c’est généralement la faute aux dirigeants des secteurs éducationnels desdits pays. Ce qu’il faut, à l’en croire, est de nettoyer les secteurs éducatifs. C’est, en effet, dans ce sens, que l’Ambassadeur canadien a invité toutes les nations francophones à se mettre ensemble afin de promouvoir la langue française. Car, « la langue française est un trait d’union pour agir », s’est-il inspiré du thème de l’année 2018 de la journée dédiée à la francophonie. De son avis, loin des kilomètres qui séparent les Etats se communicant par la langue de Molière, les festivités de la langue française constituent l’occasion de revivifier l’attachement sur les différentes valeurs, tant littéraires que cinématographiques.

En ce qui concerne le retard observé dans l’épanouissement, le manque de l’emploi des jeunes et de la femme, ou la situation sécuritaire inquiétante qui sévissent dans les pays africains, principalement le Congo de  Lumumba, le Chef de la diplomatie canadienne en RDC a rassuré que son pays, qui est, d’ailleurs, le deuxième contribuable de l’OIF après la France, ne cesse de se mettre en pied d’œuvre pour aider la population congolaise, surtout du point de vue sanitaire. En même temps, il a souligné que l’OIF se soucie, vraisemblablement, de l’évolution des jeunes et de la femme. C’est dans cette optique, a-t-il renchéri, qu’elle apporte aussi des investissements pour soutenir l’entreprenariat des jeunes et des femmes. Mais alors, dans la foulée, il est encore revenu sur l’importance d’une véritable collaboration ou partenariat entre les Etats francophones. « C’est seulement si l’on travaille ensemble, de manière coordonnée, qu’on pourra remédier à tous les problèmes qui se posent dans l’espace francophone », a-t-il martelé.

Corneille Lubaki

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