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Hausse des prix des denrées alimentaires. Gambela : les vendeuses à bout de souffle !

Hausse des prix des denrées alimentaires. Gambela : les vendeuses à bout de souffle !

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La population Kinoise meurt chaque jour de faim suite à la hausse des prix des denrées alimentaires aux différents marchés de la Capitale. La fluctuation des prix de ces produits est due au taux actuel de change qui influe sur la monnaie nationale et donc toutes les transactions.

Au marché Gambela, dans la Commune de Kasa-Vubu, les vendeuses se plaignent avec la dernière énergie du fait qu’elles n’arrivent plus à réaliser quotidiennement la bonne vente comme ce fut le cas les années antérieures. C’est là une situation qui ne favorise pas d’engranger des bénéfices pouvant leur permettre de subvenir aux besoins des leurs. ‘’Constat fait, la vente  tourne au ralenti, contrairement à ce que l’on observait souvent il y a quelques années et les prix de plusieurs produits ont vraiment changé’’, a dit l’un d’entre eux. Déjà, l’ambiance est morose  dans ce marché, un climat causé concrètement par l’absence des clients sur le lieu de la vente et l’on se demande si la population se nourrie comment puisque déjà elle ne foule pas massivement ses pieds au marché. Approchée à ce sujet, une vendeuse a estimé  que les taxes aussi contribuent à l’augmentation des prix de certains aliments au marché Gambela. «Nous fixons le prix de certains produits en tenant compte de différentes taxes que nous payons chaque jours à prix élevé, ce qui crucifie, par ailleurs, la population qui vient souvent chercher de quoi se nourrir. Et nous nous interrogeons si vraiment l’Etat congolais se soucie de sa population au regard de ces multiples taxes», a ajouté cette dernière.

Il sied de dire que plusieurs vendeuses qui s’installent le long de la chaussée réalisent plus de ventes que celles qui occupent les étalages se trouvant à l’intérieur du marché. Les autorités urbaines  sont dans l’obligation d‘assurer la bonne santé de la population Kinoise dans tous les secteurs. D’où, elles devront  trouver des voies et moyens pour revoir à la baisse les prix de certains aliments  de première nécessité  qui  se vendent aujourd’hui trop cher. De l’autre côté, les chefs des marchés  devront épargner les vendeurs et certains commerçants des taxes anodines qui ne vont nullement dans les caisses de l’Etat,  mais dans leurs propres  poches. Pour rappel, c’est depuis 2016 que le prix des aliments de première nécessité a pris de l’ascenseur, une situation qui inquiète la population Kinoise.

Laetitia Muleka