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RDC: le RJRD et Romain Basanga rejettent la machine à voter

RDC: le RJRD et Romain Basanga rejettent la machine à voter

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Le désaveu du Gouvernement coréen à travers son Ambassade à Kinshasa, au sujet de la machine à voter a mis du feu aux poudres. Des inquiétudes d’autres pays de la Communauté internationale tels que les Etats-Unis d’Amérique, le Canada, la Suisse, les Pays-Bas, l’Allemagne, la France…, avaient été exprimées dans le même sens. Tous ont signifié leur appréhension sur le danger que présentent ces machines à voter dont les résultats à travers le monde, n’ont jamais produit gain de cause, si ce ne sont que des contestations. En République Démocratique du Congo, seules, la Majorité Présidentielle MP et la CENI apprécient l’utilisation de ces machines. L’Opposition politique et bon nombre des compatriotes dont des scientifiques estiment que l’usage de ces machines désavouées, du reste, par le pays du fabricant va signer un arrêt de mort à la démocratie dans le sens que l’innovation technologique de celles-ci reste hypothétique et peu rassurante. 

Dans la foulée des tenants du rejet de ces machines, figure en bonne place, le Rassemblement des Jeunes pour la Reconstruction et le Développement (RJRD), parti politique en République Démocratique du Congo, lequel, par la bouche de son chef d’Antenne de Kintambo M. Romain BASANGA BESAKO, proteste de la manière la plus catégorique contre l’usage de ces machines porteuses de beaucoup de germes de conflits et contestations. Non seulement qu’elle n’a jamais été expérimentée dans le pays du fabricant mais, aussi et surtout, elle est susceptible de faciliter la falsification des résultats électoraux, rapporte le Chef d’Antenne RJRD/Kintambo. Pis encore, la Corée qui dit partager les préoccupations et inquiétudes d’autres pays, s’appuie sur l’argumentaire des chercheurs néerlandais, à travers leur site web néerlandais (2006), nommé ‘’Wij Vertrouven Stemcomputers niet’’ : ‘’Nous ne faisons pas confiance aux machines à voter’’. Car, s’explique-t-il, elle détaille une série des failles que des chercheurs en e-voting déclarent avoir trouvés sur une machine, l’ES3B, utilisée aux Pays-Bas, Allemagne, France etc. Comme quoi, la Corée refuse d’être la cible des critiques, partant de l’échec qu’aurait enregistrée la machine à voter en RDC. Pour se convaincre davantage, le Gouvernement coréen a dûment expliqué au fabricant coréen des machines à voter les risques potentiels en cas d’exportation de ces machines. Plus particulièrement, exporter leurs machines au Congo pourrait donner au Gouvernement congolais un prétexte pour des résultats indésirables liés aux élections notamment, le retard additionnel de la tenue des élections. La Commission Electorale coréenne va plus loin jusqu’à saisir la justice de son pays afin de poursuivre A-Web, cette association mondiale des commissions électorales qui a facilité la complaisance dans la vente de ces machines au Congo. Plus rationnel dans sa démarche, le RJRD aurait pêché en conjecture s’il ne rend pas compte à l’opinion, le témoignage des USA au sujet du même dossier. En subsistance, par la bouche de l’envoyée spéciale de Donald Trump, Nikky Aley, le 12 février 2018, les Etats-Unis déclaraient que le système pourrait fausser les résultats des élections prévues le 23 décembre 2018. D’où, recommandent-ils le recours aux bulletins papiers pour qu’il n’y ait pas de doutes sur le résultat. Sur le même chapitre, l’expertise congolaise a, elle aussi, lancé son signal d’alerte sur la machine à voter. En effet, dans son livre intitulé: “Qu’est-ce que le vote électronique? Qu’est-ce que la machine à voter? CENI: Un choix hypothétique et peu rassurant, Moïse Musangana, journaliste de son état pose la problématique de la pomme de discorde entre les protagonistes des élections sur la machine à voter que la centrale électorale tient, coûte que coûte, à utiliser lors des scrutins de décembre 2018. Outre ces imperfections sur la non-fiabilité des résultats, l’Auteur présente des inquiétudes sur l’opacité, mieux l’obscurantisme qui a caractérisé la passation du marché avec la firme coréenne Miru Systems, fabricant des machines à voter de la CENI. Réponse du berger à la bergère, la CENI, pour sa part, sous le contrôle de Corneille Nangaa, déclare que si la machine reste toujours contestée, il n’y aura pas d’élections en décembre 2018. Qui dit vrai?  Wait and see.

Eugène Khonde