Numéro Un des Editions ‘’Mabiki’’. Bienvenu Sene Mongaba : «c’est en écrivant dans nos langues congolaises que nous participons à la mondialisation»

Numéro Un des Editions ‘’Mabiki’’. Bienvenu Sene Mongaba : «c’est en écrivant dans nos langues congolaises que nous participons à la mondialisation»

This post has already been read 625 times!

Décidemment, il est possible de raconter la littérature de manière locale, avant d’atteindre l’universalité,  soit la mondialisation. Bienvenu Sene Mongaba est l’incarnation d’une telle idée. Et, il le revendique gorge déployé. Dans le cadre du concept  ‘’Plaisir d’écrire’’, qui s’est tenu le samedi 7 avril 2018, au sein de la bibliothèque Wallonie-Bruxelles à Kinshasa, les écrivains belges et Congolais s’y sont donnés rendez-vous  pour échanger des rapports existant entre la littérature Belge, francophone et Congolaise. C’est ainsi que deux auteurs venant du Royaume de  Belgique ont saisi l’opportunité de présenter leurs récents ouvrages. Au sortir de ce colloque hebdomadaire, Bienvenu Sene a laissé entendre, expressis verbis, qu’il est possible d’atteindre la mondialisation en écrivant en langues congolaises.

Pour ceux qui ne les connaissent pas, Bienvenu Sene Mabiki est le responsable des Editions ‘’Mabiki’’, maison de publication des ouvrages écrites  exclusivement en langues congolaises. Comme si cela ne suffisait pas, il sied de souligner qu’il enseigne également la Chimie et est expert en matière des langues Africaines et congolaises. Après avoir participé aux discussions des amoureux de la littérature pendant près de deux heures, en compagnie de Jacques Richard et Pascal Toussaint, tous deux écrivains œuvrant en Belgique, ces derniers ont soutenu l’idée selon laquelle il n’existe qu’une seule littérature à travers le monde et pour participer à cette universalité, c’est en passant par  la littérature locale avant d’atteindre le sommet. Cet argumentaire a été soutenu par Bienvenu Sene Mongaba. D’ailleurs, ce dernier a lâché un message fort en s’adressant aux auteurs congolais. «Mon message envers les auteurs congolais est clair. Commençons par nous faire connaître ici, le jour où nous serons connus par nos publics,  par nos mamans qui vendent les piments  dans la rue, à Kisenso, à Malweka, ou à Ngandajika , c’est en ce moment-là  que nous pourrons atteindre l’extérieur», a fait savoir Bienvenu Sene Mongaba lors de sa prise de contact avec le chevalier  de la plume. C’est pourquoi, à en croire l’éditeur de  ‘’Mabiki’’, il est possible de parachever le summum à travers les plumes et encore de se faire une notoriété  à travers le monde, grâce à l’écriture en langues congolaises.  Pour Bienvenu Sene Mongaba, les auteurs congolais ont le devoir de participer à cette universalité, en commençant de facto à publier dans les langues auxquelles les congolais utilisent régulièrement, et se sentent à l’aise. Cela serait nécessaire pour le progrès de la littérature congolaise dans le monde. «Pour atteindre le sommet,  ce n’est pas en écrivant dans une langue qui n’est pas la tienne que tu atteindras le sommet,  mais c’est par la qualité du contenu que tu as écrit dans ta propre langue, c’est ce qui poussera les gens à s’intéresser et à le prendre pour  traduire dans d’autres langues», dit-il. ‘’Il n’appartient pas à l’auteur congolais d’écrire pour les lecteurs français, vice versa, à l’éditeur français à qui on appris qu’il y a un texte intéressant en lingala ou Tshiluba, c’est à lui seul de traduire ce texte-là. Il m’est déjà arrivé avec le texte de Richard Ali qui a été traduit en Anglais’’, a-t-il conclu.

Merdi Bosengele

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com