Elections 2018. Machine à voter : l’Opposition met une croix !

Elections 2018. Machine à voter : l’Opposition met une croix !

This post has already been read 611 times!

*Qui a introduit la machine à voter dans le processus ? Quelles sont les chances de  la tenue des élections 2018 en recourant à  cet outil moderne ? A-t-on consulté la classe politique ? Que dit, alors, l’Accord de la Saint Sylvestre pour rationnaliser le coût des élections ? A la CENI, le train est tellement  en marche que  plus rien ne pourrait bloquer le processus, ni le retarder. A la Majorité, l’heure est aux préparatifs des élections 2018. Et que  le reste n’est que baliverne d’Ali baba. A l’Opposition, c’est le jour et la nuit. ‘’Non à la machine à voter. Oui à l’audit externe du fichier. Oui à la décrispation totale du climat politique…’’, crie-t-on, dans les milieux hostiles au format actuel du processus électoral. Le couac, aussi prévisible soit-il, risque de déboucher, tôt ou tard,  sur un cuisant   flop.

Début de la fin ?

C’est sans doute le début de la fin de tout ce qui se trame dans les officines. Hier, en effet, l’Opposition, toutes tendances confondues, à rejeté catégoriquement l’usage de la machine à voter, lors des prochaines joutes électorales dont les échéances ont été fixées, pour la présidentielle jumelée aux législatives nationales et provinciales, au 23 décembre 2018.

L’Udps, l’Ensemble pour le changement, l’UNC, le MLC de Bemba et Congo na biso contestent, également, les statistiques du fichier électoral, telles qu’elles ont été publiées, le week-end dernier, par la CENI.

Et, comme si cela ne suffisait pas, l’Opposition voit dans la saisine de l’Office du PGR pour des cas d’enrôlements irréguliers, le début d’un nouveau stratagème destiné à organiser   un énième harcèlement de ses cadres, combattants ou affidés  dans ses rangs.

L’Opposition exige, en outre, l’audit externe du fichier et l’incrustation des experts internationaux dans le processus de fiabilisation du processus électoral. Allusion faite, à la fois, à la certification du fichier électoral et, éventuellement, des résultats des futures élections.

Et, pourtant, la CENI, en dépit de tous ces cris, continue à battre campagne en vue  de  la   sensibilisation des populations  autour de la machine à voter  dans les provinces. D’ailleurs, Nangaa, séjournant autrefois à New York, avait prévenu que sans machine à voter, les élections n’auraient lieu qu’en juillet 2019, si tout va bien. Et qu’à l’en croire,  avec  la machine à voter, l’échéance du 23 décembre 2018 sera scrupuleusement respectée. Pour jouer la carte de la transparence,  elle a lancé, lundi 9 avril dernier,  un double appel d’offre internationale. L’un,  sur la certification de la machine à voter. Et, l’autre, sur  l’audit du fichier électoral.

Sur le vif

Le débat demeure  houleux  dans le microcosme politique congolais. La tenue des élections, pour autant qu’elle demeure l’unique voie royale devant consacrer l’alternance démocratique, est un impératif majeur. Mais, pour y arriver,  les préalables se multiplient et se compliquent. A la publication du dernier calendrier, le 5 novembre 2017, la CENI, elle-même, avait listé toute un florilège de contraintes.

Aujourd’hui, plusieurs mois après, à ces contraintes-là, il faudrait ajouter, dorénavant, les pesanteurs dues à l’application partielle ou partiale de l’Accord de la Saint Sylvestre, aux dispositions de la nouvelle loi électorale – caution, machine à voter et seuil de représentativité,  au non-recours à toute aide extérieure  pour le financement des élections ainsi qu’à la récurrence  de l’insécurité dans certains coins du pays où des foyers de tension sont signalés en Ituri, dans le Tanganyika, au Kasaï ou alors, dans le Sud-Kivu, vers Uvira.

L’Etat congolais, dans ses missions régaliennes, s’est engagé, seul, à financer les élections et en assurer la bonne tenue, sans interférences extérieures, ni diktat de certaines puissances étrangères. A maintes reprises, l’Etat congolais a rappelé au monde entier, la nécessité de respecter sa souveraineté et  son indépendance dans la gestion des matières internes  relevant, du reste,  de sa ‘’cuisine interne’’.

LPM

 

LIRE LE TEXTE DE L’OPPOSITION

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com