Rapport d’enquête de la Fidh. Massacres du Kasaï : des crimes au service d’un chaos organisé !

Rapport d’enquête de la Fidh. Massacres du Kasaï : des crimes  au service d’un chaos organisé !

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Paru à Paris, la capitale française, au mois de décembre 2017, le Rapport d’enquête intitulée « Massacre au Kasaï : des crimes contre l’humanité au service d’un chaos organisé » a, officiellement, été présenté, hier, jeudi 12 avril 2018, à Kinshasa, Capitale de la RD. Congo où, du reste, ces crimes ont été commis. C’est, évidemment, les représentants de l’Association africaine de défense des Droits de l’Homme, Asadho, de la Ligue des Electeurs ainsi que du Groupe Lotus qui, au cours d’une conférence avec la presse et les différentes personnalités du pays, ont dévoilé ce condensé. Ce dernier qui, en effet, découle, spécialement, des fines investigations réalisées par la Fédération internationale des Droits de l’Homme, FIDH, en collaboration avec ses trois organisations membres susmentionnées évoluant et siégeant, d’ailleurs, au Congo-Kinshasa. Crimes contre l’humanité ou les violations internationales des droits humains traduisent, en quelque sorte, les degrés d’exactions perpétrés dans le Kasaï partant de cette affaire du Chef coutumier Kamuina Nsapu, comprend-t-on dudit rapport. A la ligne de leur enquête, ces organismes des Droits de l’Homme ont eu pour conclusion que ces massacres avaient pour finalité de semer le chaos dans le pays afin d’achopper le processus électoral.

Expliquant les lettres et l’esprit de cette brochure, Me Jean-Claude Katende, président de l’Asadho et modérateur de cette conférence, indique que les termes desdites enquêtes établissent effectivement que les massacres du Kasaï ont bel et bien eu lieu. Donc, impossible de les contester. Les exécutions sommaires, mutilations, tortures,…bref, toutes formes d’atrocités qu’ont subi, entre mars et juillet 2017, les habitants de plusieurs villages dont Kamako, Sumbula, Cinq,…sont tellement d’une cruauté et gravité qu’elles ne peuvent que faire l’objet des poursuites au risque de rester impunies et de se répéter, ajoutent l’Asadho, la Ligue des Electeurs et le Groupe Lotus.

D’ailleurs, le rapport qu’ils ont publié souligne, expressis verbis, que ces crimes internationaux ont été non seulement planifiés et exécutés par la milice Kamuina Nsapu ; mais aussi et surtout, par les éléments de forces de défense et de sécurité congolaises, Fardc et PNC (Police nationale congolaise) avec l’assistance et l’appui de leurs supplétifs de la « milice » Bana Mura. Dans ce sens, ce degré d’organisation et de planification, selon cette brochure  de la FIDH et ses structures membres, révèle, assurément, une stratégie de terreur et de destruction délibérée qui, ayant abouti à des «crimes contre l’humanité», s’inscrivaient dans la ligne droite d’une instrumentalisation récurrente des tensions et des violences aux fins d’instaurer le chaos pour bloquer le processus électoral afin qu’il n’y ait pas des élections.

Voilà pourquoi, tout en déclarant recensé dans une liste, du reste, confidentielle, les noms des présumés auteurs et tireurs des ficelles de ces exactions, les parrains de ce rapport promettent d’ester en justice pour d’autres enquêtes indépendantes et impartiales toutes les personnalités citées dans ladite liste. Cela, faut-il le souligner, auprès des institutions justes et de confiances telles que la Cour pénale internationale. Concrètement, ils rejettent tout recourt à la justice congolaise d’autant plus qu’elle serait prise en otage par le pouvoir en place.

Corneille Lubaki

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