Une enquête soulève des montagnes. DGDA : ça chauffe au Beach Ngobila !

Une  enquête soulève des montagnes. DGDA : ça chauffe au Beach Ngobila !

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*Une équipe costaud du Ministère des Finances serait en route pour le Beach Ngobila. Objectif ?  Mener une enquête sérieuse sur les allégations de fraude douanière qui fait perdre au trésor public,  des sommes astronomiques. Contrôleurs, receveurs, brigadiers et autres agents commis à la tâche   seraient des véritables sujets de cette Cour comparable à celle du Roi Pétaud où le désordre serait devenu  le maître mot. Et, dans ce cercle fermé, apprend-on, à l’exception de l’Etat, tout le monde se retrouve, au bout du compte. Plus grave encore,  même Sydonia, le logiciel le plus doué, qui a fait ses preuves  partout, n’y voit que du feu. Ayant reçu mandat du Président de la République, de maximiser les recettes pour permettre à l’Etat congolais de faire face à ses obligations vis-à-vis du peuple congolais, les mandataires de cette régie financière n’ont pas hésité de suspendre, dernièrement,  les principaux responsables de la DGDA au  Beach Ngobila, avant de réorganiser les services pour qu’enfin, l’Etat, ou mieux,  le Trésor public trouve son compte. D’où,  la forte agitation observée ces derniers jours. Et, pourtant, la  suspension, en elle-même,  n’est rien d’autre qu’une mesure administrative, qui n’entame en rien la carrière d’un agent. A moins qu’on cherche à brouiller les pistes, à déplacer  les débats sur d’autres pistes sablonneuses, y compris aux histoires scabreuses et indigestes de tout ce qui se passe en dessous de la ceinture,    alors que le but visé, au  bout de cette démarche,  est de protéger  les intérêts vitaux   de l’Etat.

Maffia organisée ?            

De tous les temps, rapportent les douaniers, le bureau de la DGDA/Beach Ngobila a toujours constitué un casse-tête pour sa maîtrise. A l’époque où le dédouanement se déroulait manuellement, indique-t-on, ce bureau fut un haut lieu de la fraude douanière. Des opérateurs économiques  habitués à ce bureau opérant sous le masque des radios ‘‘bana beach’’, avec la complicité agissante des douaniers, saignaient à blanc le trésor public. Les statistiques consultées à cette fin mettent en lumière le fait que les tissus imprimés qui venaient jadis en transit du Kongo Central, proviennent,  désormais,  de Brazzaville.

En effet, plusieurs dizaines de containers de ces tissus imprimés appelés communément ‘‘bombé’’ sont déversés à Kinshasa, saucissonnés en plusieurs centaines de colis que transportent les handicapés, reconstitués en cargaison entière sur l’Avenue Kato et ses environs,  lorsqu’on sait qu’un 20′ de tissus (bombé) paie  en  termes des droits de douanes, au bas mot, 85.000 USD. Et, avec dix bombés, facilement on aurait  850.000 USD. Des balles de cheveux appelés mèches sont des marchandises  de grande valeur et qui ont  le régime fiscal maximal.  Pourtant, cette  marchandise était à peine déclarée.

Et, dans cet environnement de confusion généralisée,  chaque douanier de ce bureau faisait le travail de tout le monde. Le contrôleur faisait le travail du receveur ; le receveur celui de vérificateur ; le brigadier faisait la prise en charge.  Bref,  c’était comme à la Cour du Roi Pétaud, et dans ce désordre apparent, il y avait un ordre où tout le monde se retrouvait, au bout du compte, sauf le trésor public. Comme tout commencement a une fin, voici qu’enfin,  la fin du désordre avec l’informatisation   des opérations de  dédouanement obtenue de haute lutte,  il n’y a pas longtemps, par la haute hiérarchie de la DGDA.

Si cette informatisation  a été saluée par le Trésor, elle ne l’est, non plus,  du goût des fraudeurs et de leurs complices. Elle les a, par contre,   surpris et rattrapé  dans leur sale besogne. Sûrement que tout le groupe qui collaborait pour mettre en mal le trésor public a repensé une nouvelle méthode face au logiciel Sydonia. Le groupe serait passé par les pires des infractions douanières : l’importation sans déclaration et la fausse déclaration douanière dans l’espèce. Autrement dit,  la dénaturation des marchandises.

Flèches mouchetées

Ainsi démasqués, tous les fraudeurs y vont,  chacun,  de sa méthode et de ses moyens pour s’attaquer aux défenseurs de la lutte contre les antivaleurs toujours décriées. Ce sont, donc, des flèches  mouchetées qui, au jour le jour, sont tirées contre les dirigeants de la DGDA. Nkongolo Mutshi, le Directeur Général a.i, est, dans cette affaire, tiré à boulets rouges. Tantôt, il est présenté comme un ‘’criminel sexuel’’. Tantôt, il est présenté comme un ‘’bourreau’’. Et, pourtant, avec un minimum de tempérance, si l’on scrute proprement le sens de l’action engagée, rien ne pouvait, outre mesure, pousser les agents et cadres placés sous cette enquête, à céder à la panique.

Trame cachée

Normalement, la suspension n’est pas une sanction.  Elle n’influe en rien sur la carrière d’un agent.  Ce n’est qu’une mesure conservatoire qu’une autorité peut prendre à l’endroit d’un agent dont elle soupçonne l’indélicatesse dans l’exercice de ses fonctions.

S’agiter revient, curieusement,   à regimber  contre  l’autorité de sa hiérarchie.

D’où,  le Ministre des Finances et son cabinet devront être sur leur garde. Car, à cette allure, l’on risque d’assister à une situation où tout le monde irait  dénoncer tout le monde chez le pape, en inventant, chacun à sa manière,  des motifs farfelus.

Dans la pratique, qu’est-ce qui peut être dans un bureau que le receveur ne connaît pas ? Même pour le cas des marchandises déclarées qui ne sont pas encore arrivées, le receveur peut liquider  même après paiement, il ne peut pas émettre le bon à enlever. Il doit attendre l’arrivée effective des marchandises,  pour le faire. Mais, pourquoi doit-il attendre l’arrivée des marchandises ?  C’est tout simplement pour qu’il se rassure si la déclaration correspond à la marchandise dont il a liquidé les droits et taxes.

Le bon sens recommande, au cas où  cette enquête confirmait le  désordre décrié,  que la Haute direction de la DGDA   envisage   la possibilité d’instituer une  nouvelle mise en place.

La Pros. 

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