Grandes manœuvres !

Grandes manœuvres !

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Tantôt, à Kingakati. Tantôt, à la Cité de l’Union Africaine. D’autres fois, au Palais de la Nation ou, alors, dans  des cercles ouatés, dans la capitale ou dans l’arrière-pays.  Joseph Kabila Kabange, prenant la mesure de ses responsabilités, est, désormais, au devant de la scène politique. Il y va de sa lutte pour la conservation du pouvoir, à l’issue de la présidentielle jumelée aux législatives nationales et provinciales. Hier, en effet, dans le cadre de ses premières manœuvres en vue des élections du 23 décembre 2018, il était avec les Députés de la Majorité. Le week-end, il était avec les anciens ministres. Au menu, le Président Kabila met à l’avant-plan, l’idée de la conception d’une large plateforme électorale. Il ratisse ainsi large au moment où l’Opposition, phagocytée par ses éternelles convulsions et crises internes, continue son atomisation. A  la crise de leadership dominée notoirement  par l’absence  d’une  candidature commune à la présidentielle 2018, il faudrait ajouter toutes les autres fractures  internes qui, depuis des temps immémoriaux, ont toujours  gangréné le tissu de la cohésion au sein des forces politiques et sociales acquises au changement. A la place, c’est toute une inflation de candidatures au sein de l’Opposition. A ce jour, deux rapports de force s’observent,  dans les deux camps. La Majorité qui ne jure plus que sur les élections, appuie les préparatifs, tels qu’engagés par la CENI qui prévoit notamment, la convocation du corps électoral, le 23 juin 2018. Déjà, celle-ci a déposé, lundi 9 avril, l’avant-projet de loi portant répartition des sièges sur la table du VPM en charge l’Intérieur. Puis, faut-il le rappeler, la CENI avait déjà eu, autrefois, la loi électorale et  le budget. Elle avait déjà publié le calendrier, le 5 novembre 2017. Tout récemment encore, elle a publié le fichier électoral, même si les statistiques, les dernières en date, soulèvent des montagnes. Au-delà de la contestation liée, par exemple, à la machine à voter, au seuil ou au cautionnement, d’autres pesanteurs s’érigent progressivement en obstacles sur le champ des élections à venir. La CENCO, s’exprimant à ce sujet, a rappelé qu’il était dans l’intérêt de la réalisation d’un processus apaisé, que les mesures de décrispation, préconisées au terme de l’Accord de la Saint Sylvestre, soient appliquées et matérialisées.  Le CLC qui avait, pourtant, décrété une trêve, après trois marches ensanglantées, avait prévu qu’au plus tard, le 30 avril 2018, il y reviendrait, si jamais les conditions de la tenue des élections apaisées n’étaient toujours pas réunies. Bien plus, le passage de la Ministre Britannique pour l’Afrique à Kinshasa, un message reprenant, au fait, l’appel de la communauté internationale, a retenti dans le sens de la tenue des élections, le 23 décembre, quelles que soient  les techniques utilisées. Donc, avec ou sans machine à voter, Londres serait d’avis qu’on y aille, pourvu que l’alternance démocratique soit au rendez-vous. D’où, les idées oscillant autour d’un énième gouvernement tournent dans le vide, au regard d’un tel appel. Voilà pourquoi,  Leila Zerrougui, depuis son séjour en Ituri, a  appelé à un nouveau consensus axé uniquement sur le processus électoral.

LPM

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