Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Affaire ‘’Course à la Primature’’ : Félix Tshisekedi ni candidat, ni preneur !

Affaire ‘’Course à la Primature’’ : Félix Tshisekedi  ni candidat, ni preneur !

This post has already been read 2400 times!

*Le démenti est très formel. Félix Antoine Tshisekedi, devenu Président de l’Udps, le 31 mars dernier, en remplacement de son père, Etienne Tshisekedi, décédé,  le 1er février 2017, à la Clinique Sainte Elisabeth de Bruxelles, n’aurait  nullement pas l’intention de briguer le poste de Premier Ministre, après tout ce temps perdu, avec la non-application de l’Accord de la Saint Sylvestre, tel que conclu, le 31 décembre 2016, au Centre Interdiocésain, sous la férule des Evêques, à la lisière de la Gombe.  Il reste, sur toute la ligne, engagé dans la course à la présidentielle du 23 décembre 2018.

Recadrage

Peter Kazadi, l’un des ténors patentés de l’Udps, en vertu, à la fois, de ses qualités d’Avocat et de Conseiller Juridique, a rejeté en bloc, hier, en fin de la soirée,  toutes les allégations dont les réseaux sociaux se sont servis, pour laisser prospérer l’idée qu’en vue de l’application, stricto sensu, de cet Accord, Félix Tshisekedi aurait eu des contacts secrets devant déboucher sur l’éventualité de sa montée en puissance à l’Hôtel du Gouvernement, pour la succession de Bruno Tshibala Nzenzhe, l’actuel locataire, arrivé aux affaires en avril 2017 et investi en mai 2017 sur base d’un programme qui, aujourd’hui, serait buté à de nombreux écueils, quant à la   réalisation du processus électoral, à l’horizon fin décembre 2018.

Faux pas

Officiellement, rien n’aurait filtré de quoi que  ce soit, au niveau du staff dirigeant de l’Udps, sur la hauteur de la 11ème rue, à Limete, le long du petit boulevard. Rien, non plus, n’aurait été donné à croire que le fils, alors que le corps de son père n’a été ni rapatrié à Kinshasa, ni inhumé à N’sele, conformément à l’accord de  principe dégagé en son temps entre sa famille biologique et politique, d’une part, et les autorités congolaises, de l’autre, puisse accepter une opération de charme consistant à tenter le diable, en allant remplacer Bruno Tshibala dans le contexte d’aujourd’hui, marqué essentiellement par l’avancée en dents de scie du processus électoral dont les empoignades, en termes de match final, ont été fixées à la date du 23 décembre 2018.

Autrement dit, voulant tordre le coup à cette folle rumeur tendant à accréditer la thèse selon laquelle, sous prétexte de l’application intégrale, immédiate, et complète de l’Accord de la Saint Sylvestre, les Evêques seraient  à la manœuvre pour pousser Félix Tshisekedi à la faute, l’Udps dit niet.

Pas question, non plus, d’imaginer des formules raccourcies ou,  dans une certaine mesure, de passer par des voies alambiquées pour accéder aux leviers de commande du pouvoir d’Etat.

Allons aux élections !

A l’Udps, seules, les élections détermineront la suite du feuilleton de la longue lutte menée, depuis 1982, alors qu’Etienne Tshisekedi, de son vivant, était encore entier et fougueux contre les dictatures de tous genres.

Samedi 31 mars dernier, Félix Tshisekedi a été désigné Président de l’Udps. Il remplaçait ainsi  son père, Etienne Tshisekedi dont l’embolie pulmonaire aura eu des effets décisifs sur le cours de son   déplacement de fin janvier 2017  en Belgique, dans un avion médicalisé et qui se  transformera, finalement, en un   ultime pèlerinage  de son existence  cette terre des hommes.

Puis, à la même occasion,  Félix Tshisekedi a été proclamé, en même temps,  candidat engagé dans la course à la présidentielle 2018.

Ainsi, rivalisera-t-il d’ardeur avec tant d’autres candidats, qu’ils soient de la Majorité ou de l’Opposition, pourvu que le jeu électoral soit franc, inclusif, juste, démocratique  et apaisé.

Donc, ils n’ont peut-être pas tort, tous ceux qui se perdent en conjectures autour de tout ce qui se trame d’ici la tenue des élections. Mais, ils feraient mieux de se rendre à l’évidence que Félix Tshisekedi, placé devant la furie d’une base de l’Udps  très exigeante, n’a pas beaucoup de marges de manœuvres, pour arrondir ses angles.

Saut dans le vide

Bien plus, le poids de la lutte et carrière politique  de son père, la voracité de cette base difficile à manipuler, les obsèques non organisées, du moins, jusqu’ici,  du Sphinx, l’application sélective de l’Accord de la Saint Sylvestre et, surtout, l’absence d’un environnement politique non encore totalement  décrispé, sont autant des pesanteurs qui, en un mot comme en mille, rendent hypothétique  la  perspective d’une telle nomination. Dans tous les cas, à moins que les rapports des forces en décident autrement, il est à noter qu’à quelque huit mois des élections et, surtout, à plus ou moins, un ou deux mois, pour le dépôt des candidatures, la conquête de la Primature est perçue à l’Udps  comme un véritable saut dans le vide.

LPM