Elections & Défis du développement. RDC : Henri Yav invite les congolais à bosser dur !

Elections  & Défis du développement. RDC : Henri Yav invite les congolais à bosser  dur !

This post has already been read 771 times!

*‘’C’est vrai que nous avons des élections qui vont avoir lieu d’ici le  23 décembre mais,  cela ne devrait pas occulter le fait qu’en dépit de tout  cela,  nous devons continuer à travailler et à travailler au jour le jour. C’est par le travail que nous arriverons à améliorer les conditions de vie de notre population’’, soutient Henri Yav Mulang,  dans une interview à Zoom Eco, réalisée juste au deuxième jour de sa participation aux assemblées Générales des Institutions de Breton Woods, à Washington.  Dans sa foi,  l’actuel Ministre des Finances de la RD. Congo  croit que le  défi du développement est   important. Voilà pourquoi, un tel défi  nécessite, à son avis,  une mobilisation tous azimuts des efforts de la population,  elle-même,  d’abord. Il se réjouit, par ailleurs, de ce que cette  prise de conscience-là,  est tout à fait partagée aujourd’hui  par un plus grand nombre, même si   la RD. Congo, à l’instar des  autres Etats  du monde,  est   aussi  confrontée   à des multiples  et complexes  défis qui sont  liés notamment,  au fonctionnement normal de son arsenal institutionnel ainsi qu’à la gestion quotidienne  des réalités socio-économiques en vue du bien-être des populations.  ‘’Mais, le congolais doit continuer à travailler, et travailler fort. Les institutions qui nous accompagnent aujourd’hui devraient constituer pour nous un appoint par rapport aux efforts que doivent réaliser les congolais,  eux-mêmes’’, conclut-il, dans cette interview reprise, ci-dessous, in extenso. 

Interview

Zoom Eco : M.  le ministre, vous sortez d’une séance de travail avec le Directeur Général Adjoint du FMI. Bien avant, vous étiez à la Banque mondiale pour une série de réunions. De quoi était-il question ?

Henri Yav Mulang: Ces entretiens ont tourné essentiellement sur l’évolution de la situation économique et financière du pays. Comme vous le savez, notre pays a réalisé des efforts très importants dans le cadre de la restauration des équilibres macroéconomiques. Et,  aujourd’hui, nous sommes tout à fait fondé de dire que ces résultats sont bons, encourageants, et ils ont même été félicités. Nous avons été félicités par les responsables du FMI. Naturellement, nous devons poursuivre ces efforts, non seulement pour consolider le cadre macroéconomique mais pour s’engager véritablement dans le processus de la relance de l’économie de notre pays. Une relance basée principalement sur la diversification de notre économie s’appuyant sur le secteur de l’agriculture et de l’agro-industrie.

 

ZE : Quelle a été la réaction du directeur général adjoint au regard de ce tableau que vous lui avez peint de la situation ?

HYM: Il nous a encouragé de poursuivre notre travail. Un travail qui se fait dans un contexte particulièrement difficile et contraignant. Vous savez que nous sommes en train de préparer les élections. Le défi lié à la taille du pays et les voies de communication est important. Donc, le processus nous coûte excessivement cher. Nous lui avons précisé que ce processus, nous le prenons déjà en charge et nous continuerons à le prendre en charge sur les ressources propres de la République. A côté de cela, il a indiqué que son institution est tout à fait disponible à poursuivre la coopération avec notre pays dans le domaine de l’assistance technique. Nous bénéficions de cet appui important tout comme celui de la Banque mondiale.

ZE : Du FMI à la Banque mondiale, il n’y a qu’un pas. Vous l’avez fait. Qu’en est – il du contenu de cet appui ? En aviez – vous également parlé dans vos différents entretiens ?

HYM: A la Banque mondiale, nous avons fait le même exercice. Nous avons aussi présenté l’évolution de la situation  économique récente. Elle a salué, à son niveau, les efforts qui ont été réalisé par notre pays. Il y a lieu de dire que la Banque mondiale est une institution qui nous accorde une assistance financière très importante. Donc, nous avons passé en revue le portefeuille des projets qui est évalué aujourd’hui à 3,8 milliards USD repartis sur 24 projets qui touchent au secteur de la santé, des infrastructures, de l’éducation, sans oublier le secteur de l’énergie. Les projets s’exécutent normalement. Certains arrivent à terme. Mais ce qui est important à relever ici, c’est que la Banque mondiale s’est dit prête à pouvoir nous accompagner également dans la réalisation de nouveaux projets.

ZE : Lesquels, précisément ?

HYM: Dans le domaine de l’énergie, il s’agit principalement de la réhabilitation du barrage de Mobayi Mbongo et de Bendera dans le Tanganyika. Dans le secteur minier, nous avons également partagé les dernières évolutions en ce qui concerne le Code minier révisé où nous avons expliqué, pas seulement les péripéties mais aussi, les résultats auxquels nous sommes arrivés aujourd’hui. Que ça soit la Banque mondiale ou le FMI, ces deux institutions nous ont dit qu’elles suivent de très près cette évolution. Et qu’elles reconnaissent à la RDC toute sa souveraineté dans cet exercice qui consiste à rétablir progressivement une sorte d’équité dans le partage du fruit de l’exploitation des ressources minière au niveau du pays. La Banque mondiale se dit également prête à nous accompagner à ce niveau pour la mise en place du service géologique national afin de permettre effectivement  au pays de disposer d’une capacité à pouvoir identifier tout le potentiel qui existe au niveau de ces ressources géologiques et minières.

ZE : Tout ce que vous venez d’évoquer en termes de projets, d’accompagnement technique, … est visiblement réalisable à moyen et ou long terme. Qu’est – ce qui est prévu à très court terme ?

HYM : Les assises sur l’électricité vont se tenir à Kinshasa le mois prochain. En fait, il s’agit de faire le point de la situation dans ce secteur. Faire le point par rapport à la manière dont nous avons eu à gérer nos ressources énergétiques et comment allons-nous  les gérer  demain et après-demain. Et, cela ne touche pas seulement aux infrastructures mais aussi à la règlementation. Vous savez que le secteur de l’énergie est un secteur qui a été libéralisé. De cet état des lieux de l’ensemble de la situation, nous allons pouvoir dégager les points forts et les points faibles sur base desquels on va établir par la suite toute une feuille de route sur les activités telles qu’elles devront se déployer au cours des prochaines années. Et au finish, asseoir le mécanisme qui permet mobiliser les ressources tant au niveau national qu’international. Et cela avec l’appui du secteur privé congolais. L’objectif est que le secteur de l’énergie puisse contribuer au développement de notre pays.

ZE : C’est une fierté pour vous d’avoir ramené dans vos valises des résultats incontestables par les institutions de Breton Woods ?

HYM: Le monde dans lequel nous évoluons est un monde internationalisé. Nous devons partager les expériences, tirer meilleur avantage de toutes les opportunités qu’offrent ces différentes institutions ; parce qu’on ne dit pas assez ce que la RDC est membre de ces institutions. Elle contribue au même titre que des autres états. Parce qu’elle est membre, elle contribue au fonctionnement de ces structures. Elle doit pouvoir aussi tirer les bénéfices du travail que font ces institutions. Et donc, pour nous, c’est un exercice tout à fait normal.

ZE : Qu’est – ce que le peuple congolais peut retenir de cette forme de collaboration avec les institutions de Breton Woods ?

HYM: Le congolais doit continuer à travailler, et travailler fort. Les institutions qui nous accompagnent aujourd’hui devraient constituer pour nous un appoint par rapport aux efforts que doivent réaliser les congolais,  eux-mêmes. Le défi du développement est un défi important qui nécessité une mobilisation tous azimuts des efforts de la population,  elle-même,  d’abord. Et,  je me réjouis de ce que cette prise de conscience est tout à fait partagée par un plus grand nombre. Nous avons plusieurs autres défis aujourd’hui. Mais,  ce sont de défis liés au fonctionnement de l’Etat. C’est vrai que nous avons des élections qui vont avoir lieu d’ici le  23 décembre mais,  cela ne devrait pas occulter le fait qu’en dépit de cela,  nous devons continuer à travailler et à travailler au jour le jour. C’est par le travail que nous arriverons à améliorer les conditions de vie de notre population.

(Avec Zoom Eco)

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com