Elections 2018 : l’AETA et le CALCC parlent d’obstacles !

Elections 2018 : l’AETA et le CALCC parlent d’obstacles !

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*Comment aller aux élections apaisées alors qu’une frange importante de l’Opposition continue à rejeter la machine à voter ? Comment aller  aux élections aux résultats acceptables par tous, alors que le décor de la contestation est déjà posé en amont, avec les exigences formulées autour de l’audit du fichier électoral ? Comment, donc, y aller en l’absence d’une volonté réelle de décrisper   la situation politique et tant que  la CENI et le CSAC n’auront toujours  été redynamisés, conformément à l’Accord de la Saint Sylvestre ? Là où l’AETA parle d’obstacles ou cales, le CALCC insiste, particulièrement,  sur la puissance du pardon, la prise  de conscience et le sens de la  repentance des acteurs politiques.

Campagne engagée

Près d’une centaine des  personnes ont suivi ce  jeudi 26 avril, la conférence de sensibilisation sur l’Accord de la Saint Sylvestre au  Centre Liloba, animée par  le CALCC et l’AETA qui ont expliqué la nécessité de se remobiliser pour faire pression afin que les élections se tiennent effectivement,   le 23 décembre 2018.

Gérard Bisambu, Secrétaire de l’AETA a parlé  aux participants de quelques obstacles majeurs et, peut-être,  non visibles aux yeux de tous dans le processus électoral.

Par exemple, relève-t-il, l’on observe une lenteur dans le déblocage des fonds au profit de la CENI, ou la question de l’enrôlement des Congolais de l’étranger.

Gérard Bisambu, estime aussi que le président de la CENI ne fait que renforcer la méfiance dans le processus lorsqu’il dit que les élections seront organisées avec ou sans l’opposition et nécessairement avec la machine à voter.

Pour sa part, Crispin NLANDA, président du CALCC a souligné l’urgence d’un examen de conscience dans le chef des acteurs politiques,  y compris le Président de la CENI.

Appel à la conscience

Pour le président des laïcs catholiques du Congo, avec ou sans la machine à voter, on peut tricher. Le problème,  c’est la conscience des acteurs politiques. Il appelle les jeunes et les responsables des mouvements et associations des laïcs catholiques à s’engager sérieusement pour que l’on fasse pression sur les acteurs politiques pour les amener à comprendre que l’heure a sonné pour que la gouvernance de ce pays ne soit plus fondée sur le mensonge, la ruse, la tricherie et l’effusion de sang. Donc, le CALCC n’entend pas rester à la simple sensibilisation et exhortation, a dit Crispin Nlanda.

Il a invité, par ailleurs,   les chrétiens à intensifier les prières parce que le problème du pays dépasse la dimension humaine.

Au propre comme au figuré, les démons se déchaînent sur la nation, affirme Crispin pour empêcher l’éclosion et l’émergence du leadership de cette Nation, un leadership fortement marqué par les valeurs de l’Evangile pour porter une nouvelle civilisation  de l’humanité, civilisation de l’amour, de la paix et la prospérité pour tous.

C’est là,  la source du  problème,  explique Crispin Nlanda.  Les forces du mal se liguent pour étouffer dans l’œuf ce merveilleux plan. Mais, pour les vaincre, soutient-il,  il faut utiliser la grande arme de la prière et du pardon qui commence par la repentance.

Chacun dans sa vie et là où il travaille, doit pouvoir se repentir.

Ce n’est pas de la blague. Et, ce n’est pas un exercice facile, reconnaît le Président du CALCC.

LPM

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