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Ex-ONATRA : les agents exigent treize mois d’arriérés de salaire

Ex-ONATRA : les agents exigent treize mois d’arriérés de  salaire

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Le Directeur Général, Daniel Mukoko Samba, ainsi que tous les hauts cadres de l’ex-ONATRA, actuellement Société commerciale des transports et ports, SCTP, ont, sans nul doute, vécu une journée enflammée, le vendredi 27 avril dernier. Et ce, d’autant plus que tous leurs agents, qui sont déjà en grève, depuis quelques jours, avaient inondé les perrons de leur entreprise, pour réclamer les treize mois d’arriérés de salaire. En même temps, loin d’une simple affaire de revenue mensuelle, certains d’entre eux, en même temps, juraient sur le départ de Mukoko Samba.

Pour eux, cette situation de non-paiement dépasse, carrément, le degré de discernement ou de patience acceptable. Concrètement, ils ne veulent plus de longues procédures ou des promesses de la part de leurs dirigeants. Mais, ils tiennent simplement à ce que leurs retards de salaire soient réglés et qu’ils puissent aussi recevoir leurs revenues de manière adéquate.

En outre, bien que les avis, sur ce point, soient partagés, la plupart de ces travailleurs exigent, sans aucune autre forme de procès, le départ de leur actuel DG qui n’est rien d’autre que Daniel Mukoko Samba.

Véritablement, c’est en quelque sorte ce que l’on peut considérer comme de la dextérité du Premier ministre Bruno Tshibala qui a réussi à calmer les esprits  des travailleurs de l’ex-ONATRA alors que leurs visages s’enflammaient de courroux. En effet, le locataire de la primature a fait face à cette foule revendicatrice à sa sortie de la CENI, [structure voisine de la SCTP], où il s’était rendu pour des travaux d’inspection du processus électoral. En homme d’Etat, il s’est approché pour s’enquérir de la situation. Cependant, c’est après constat ainsi que de sérieuses discussions avec le numéro Un de cette structure que Brutshi est arrivé à apaiser ce fatras de personnes qui semblaient, au figuré, extrêmement excitées comme des chiens enragés. Le Chef de l’équipe gouvernementale a, dans la foulée, donné un ultimatum de 48 heures, qui, d’ailleurs, expire ce lundi 30 avril, aux dirigeants de cette entreprise publique afin qu’ils résorbent cette problématique.

Corneille Lubaki