Course à la Présidentielle 2018. Katumbi : la candidature menacée !

Course à la Présidentielle  2018. Katumbi : la candidature menacée !

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*Cette fois-ci, c’est la PNC qui l’accuse, ouvertement, d’avoir été l’instigateur principal d’une milice opérant à partir d’Aru, en Ituri. Tout récemment, c’était l’information judiciaire ouverte par le PGR et dont l’affaire de la nationalité  a été portée devant la Cour Suprême de Justice. Autrefois, il y avait d’autres  griefs portant  notamment, sur le recrutement des mercenaires et la spoliation d’un immeuble à Lubumbashi. Ainsi, le Président de la plateforme ‘’Ensemble pour le changement’’, est-il au centre d’une réelle tourmente. Même l’avertissement de Jean-Pierre Lihau à propos du label ‘’Ensemble’’, ne doit pas être considéré comme un fait anodin.  D’autant qu’en définitive, le moment venu,  sa candidature à la présidentielle 2018, au regard de la  profusion de ces  démêlées judiciaires, policières ou administratives  en cours, risque d’être déclarée irrecevable.  

Le train veut démarrer

Or, la loi portant répartition des sièges a été promulguée, comme prévu, le 8 mai dernier. Il y avait déjà la loi électorale, sans oublier le calendrier, lui-même, qui trace la voie. Avant toute chose, il avait été question du budget 2018  en termes des prévisions des dépenses à effectuer pour prendre en charge l’essentiel du processus avant, pendant et après les élections. Là-dessus, plus rien ne saurait retarder, ni bloquer le processus. Mais, dans les états-majors des partis et plateformes politiques, le décor planté  affiche un tout autre tableau.  Les alibis se multiplient, les pièges et peaux de banane jonchent le parcours et  les préalables irréductibles avancés,  risquent de tout saccager.

Coup de sifflet

A 43 jours de la convocation du corps électoral, le 23 juin prochain, les préparatifs ont du mal à décoller. Si, du côté de la Majorité, Shadary et consorts sont presqu’en pré-campagne, il n’en est pas le cas  du côté de l’Opposition où le langage est plutôt centré sur   des multiples  préalables. Même son de cloche, au niveau du Comité Laïc de Coordination où, en l’absence de décrispation politique, des actions de grande envergure seront annoncées, pour contrer toute parodie électorale. Telle qu’elle se présente, la situation  laisse à croire que la Majorité et l’Opposition continuent à s’épier mutuellement, avant de s’engager, de manière décisive, dans le vif de la bataille.

Et, pourtant, les jours passent si vite que le temps qui, généralement, n’est l’allié de personne, aurait tendance à surprendre tout le monde. Normalement, au lieu de continuer seulement   à discuter sur la machine à voter, le fichier électoral, avec un audit rébarbatif de l’OIF  qui arrive alors que  la loi portant répartition des sièges est déjà examinée, adoptée et promulguée ; la décrispation et autres conditionnalités dont la sécurité du territoire et le financement du processus, les acteurs majeurs auraient dû, en même temps, se consacrer aux préparatifs.

La descente sur terrain pour le recrutement des membres, la formation idéologique, le recrutement de témoins, l’expression des ambitions et le tamisage des candidatures à aligner aussi bien à la députation provinciale que nationale, sont, entre autres, les opérations recommandées, pour en découdre.

S’il est admis que les élections auront lieu, le 23 décembre 2018, il n’est pas, forcément, acquis d’avance que le fanion de commande que détient encore Joseph Kabila jusqu’à preuve du contraire, ira dans telle ou telle direction.

D’où, la nécessité, pour toutes les parties prenantes, de se prendre au sérieux et de s’y préparer, comme il se doit.

LPM

 

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